Zep

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Une élève conclut à propos du nouvel album de Zep.
- Mais au fond, devrait-il encore continuer?
Comment l'interpréter?
Faut-il, avec les sages, se faire à l'idée que toute chose - bonne ou mauvaise - a une fin?
Ou dois-je entendre que les albums de Zep, en définitive, ne sont pas aussi extraordinaires qu'on le prétend? Qu'ils sont même franchement mauvais?
Je dois avouer que je ne connais pas les aventures de Titeuf, je n'en ai lu que quelques pages, une ou deux pages un jour peut-être, des aventures dont il ne me reste qu'une image, tenace, celle d'un petit homme au visage vieilli, la langue pendante et qui ne sait pas toujours ce qui se dit dans ce qu'il dit.
Mais je me trompe peut-être... et je me promets que, lorsque "Le sens de la vie" passera dans la mienne, je n'hésiterai pas à lire avec soin cet album. je pourrai alors en parler avec elle et elle m'apprendra à cette occasion, si elle ne l'a pas fait encore, sur le blog ou ailleurs, ce qu'elle voulait faire entendre par son énigmatique question.

L'homme et l'ours

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Dans sa note une élève avertit qu'il faut se garder de l’ours polaire, il cache en effet derrière ses airs de peluche docile une insatiable férocité.
Mais il faut, et elle le sous-entend, se garder d’un autre animal: l’homme. Malgré sa face d’ange et ses blancs conseils, au-delà de sa bienveillance d’apparat, l’homme ne se lasse pas d’agir avec un aveuglement féroce.
Elle mentionne ensuite la fonte de la banquise, un phénomène auquel les activités des hommes ne sont pas, semble-t-il, totalement étrangères.
Pour les avoir bien observés, je ne relève au bilan pas de différence essentielle entre l’homme et l’ours polaire, tête de peluche et crocs aveugles: le destin du premier se confond avec celui du second.
L’homme deviendra-t-il le compagnon du dernier ours polaire qui pleure sur la banquise? le dernier locataire du zoo de Saint-Félicien?
Ou l’ours polaire, dans le silence des glaces, sauvera-t-il l’homme de son aveuglement?

Identité

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Un élève, si j'ai bien compris son propos, pose la difficile question de l'identité personnelle et de la liberté, et il conclut en substance: "Si toutes nos décisions relèvent en définitive des circonstances et du regard que nous portons sur les autres, que deviennent notre identité et notre liberté?"
Une de ses camarades écrit à la suite un commentaire dans lequel elle semble dans un premier temps d’accord avec lui. Et puis, dans un second temps elle se distancie de sa position en affirmant.
- Seules quelques filles sortent du lot et se démarquent avec un style différent...
Il serait donc possible de se démarquer les uns des autres et de tracer son propre chemin, le chemin d’un seul.
La difficulté montre immédiatement son nez: cette recherche du chemin singulier, du chemin unique, du chemin choisi librement, du chemin original, n’est-elle pas la recherche forcenée à laquelle se livre identiquement l’homme moderne?
Ainsi suivre l’autre, dans ce qu’il est et ce qu’il a, ne différerait essentiellement pas de la quête effrénée de l’originalité. On se trouve dès lors dans une impasse et il nous faut conclure que la liberté et l’identité ne se nichent ni dans l’exercice de la solitude ni dans celui de l’appartenance.
Demeure la confiance! L'auteur de la note ajoute sous la forme d'un impératif:
- Il nous faut faire confiance!
Je joins ma voix à la sienne: il nous faut faire confiance, confiance en ce qui est, confiance en ceux qui nous accompagnent sans lesquels nous serions sans identité, loin de la liberté.