S'escamper


On voudrait parfois ne pas être de la partie, quitter la cour des grands, la cour des petits, rien a leur apporter qu'ils n'aient déjà, inutile de leur retirer ce à quoi ils tiennent, ni a eux ni aux autres, quitter la cour et son côté jardin, prendre la poudre d'escampe sans demander rien à personne et dire deux mots de là-bas, soudain mots du désert, comme on dit ça plutôt que rien.
Ce llieu vers lequel l'esprit tend, simple présence qui s'offre à celui qui s'en satisfait, trop dire, qui ne demande rien, trop encore, Qui est qu'on n'y est pas. Qui ne change pas lorsque nous y sommes, ne nous accueille pas, nous ignore même va sans broncher son comme quand la nuit veille avec les arbres les yeux ouverts en guise sentinelle.
C'est cette disponibilité lointaine, cette distance, cette dignité, cette distinction, Autant de mots qui la manquent, l'éloignent même. Quel est ce lieu d'où les choses naissent, peut-être bien que e réel, le réel réel naît il de la mémoire, lorsqu'il revient à l'esprit et que par un geste mystérieux test rejeté la9 ou il demeure, la ou il n'a jamais cesse d'être, comment s'y rendre, quand s'y rendre, c'est une remise vide et sans toit, que rien nepuise, ou rejoint le notre, et poussée, rien a y chercher en attendre, il n'est que la négation lorsqu'elle se retourne sur son ventre rond. En usant de mots usés, user des mots jusqu'à faire entendre la chaire tendre qui diffuse des choses jusqu'aux angles morts de la lettre, ronde, blanche et silence, drap lorsque le vent tombe, raisins qui sèchent sur les rives de la mer Egée, pluie sur les tôles du toit, première neige ou désert, unique et longue vague, tourbière.
Pa aller contr