Des périodes de théâtre?

Après cette semaine de spectacle où l’on a joué sous la chaleur des projecteurs, vendu des programmes, des tickets de tombola, des boissons et de la nourriture, où lors des semaines précédentes on a inventé des costumes, où l’on s’est entraîné avec, où il a fallu répéter les chorégraphies, c’était chouette, non?
Nous avons passé tant de temps pour préparer ce musée, et maintenant c’est fini. Le train-train quotidien va recommencer, mais pas pour très longtemps, car bientôt il y aura la trente-huitième semaine et ensuite les vacances!
Moi ce spectacle m’a donné l’envie de continuer à faire du théâtre. Et si pour l’année prochaine il y avait des périodes de théâtre à l’école, ça vous plairait?
Nicolas Steiner
Spectacle pour tout le monde !

Étant donné que quelques billets restent à vendre, nous avons eu l’idée de proposer aux résidents de l’EMS de la Paix du Soir d’assister au spectacle. Au début, nous nous demandions si l’accès aux handicapés était possible. Heureusement, Monsieur Matthey-Doret nous a expliqué que cela ne posait aucun problème car ils pourront voir le spectacle juste devant la scène, (à condition qu’ils arrivent suffisamment en avance). C’est ainsi que jeudi dernier, après avoir lancé un coup de fil à la responsable de l’animation du centre, nous nous sommes rendus sur place afin d’organiser notre projet. Madame Cécile Inauen nous a chaleureusement accueillis et semble vivement intéressée, sûre que quelques hôtes seront de la partie. Nous attendons toujours une confirmation de la présence de ce groupe. En tout cas, nous nous réjouissons de voir des personnes âgées passer un bon moment en compagnie de plus jeunes et avons apprécié cet après-midi spécial à la Paix du Soir. Sincères remerciements à Bernard Matthey-Doret et à Cécile Inauen pour leur collaboration dans la réalisation du projet.
Gabriella, Olalla, Raphaël, Marie et Anne-Sophie
Cher Monsieur,
J’ai eu la semaine passée la visite d’élèves de 8ème année pour me présenter le spectacle du groupe scolaire du Mont et me proposer de venir à l’une ou l’autre soirée avec des résidents. Nous avons 13 personnes qui seraient intéressées par ce spectacle, voici les dates qui nous conviendraient.
Lundi 7 juin, 5 résidents, dont une personne qui restent en chaise roulante, avec 2 animateurs, donc 7 places.
Mercredi 9 juin, 8 résidents et 3 animateurs, donc 11 places.
Nous aurons en plus une chaise roulante pour les personnes qui ont des difficultés à se déplacer mais qui sont ensuite assises sur des chaises normales. Pourrons-nous entreposer cette chaise quelque part ?
Bien sur il n’est pas exclu qu’une ou l’autre de ces personnes ne puissent venir au dernier moment.
J’espère qu’il vous reste des places disponibles à ces dates et nous les réserver. Nous pourrions les retirer le soir du spectacle.
En vous remerciant d’avance et dans l’attente de votre réponse, si possible demain, car j’ai congé vendredi et samedi, je vous adresse mes meilleures salutations.
Cécile Inauen
Et les mères?
Nous: Bonjours, participez-vous au spectacle?
Madame Braillard: Oui.
Nous: Qu’es-ce que vous avez fait?
Madame Braillard: J’ai fini de coudre des robes pour le groupe de mon fils «Les Egyptiens».
Nous: Était-ce difficile? Dans quel but avez-vous fait cela?
Madame Braillard: J’ai aidé à faire ces robes car la classe devait aussi faire un autre costume et qu’ils n’allaient pas avoir le temps. Mais je trouve que c’était largement à leur portée.
Nous: Est-ce vous qui avez dû acheter les tissus?
Madame. Braillard: Non, mais j’ai dû les découper.
Nous: Est-ce vous qui vous êtes portée volontaire?
Madame Braillard: Non, c’est mon fils qui m’a «inscrit» sans me demander mon avis. Bien sûr il avait une arrière-pensée que sa grand-maman allait me donner un coup de pouce, mais elle est partie à Lourdes. Malgré cela j’ai eu du plaisir.
Nous: Combien de temps cela vous a pris?
Madame Braillard: J’ai passé six heures sur ces costumes.
Nous: Pour combien de personnes?
Madame Braillard: Pour trois filles.
Nous: Où est-ce que vous les avez conçues?
Madame Braillard: Ici même, chez moi.
Nous: Comment est-ce que vous vous y êtes prise?
Madame. Braillard: J’ai pris rendez-vous avec ces filles et j’ai pris leurs mesures. Ensuite je me suis mise au boulot.
Nous: On peut donc dire que vous avez fait du sur mesure?
Madame Braillard: Oui, on peut le dire?
Nous: Avez-vous reçu d’autres demandes?
Madame Braillard: Oui, de ma fille, mais j’ai refusé car j’avais d’autres choses à faire.
Nous: Est-ce que le plaisir était là?
Madame Braillard: Oui, bien sûr j’ai beaucoup aimé de faire ces habits. De plus cela m’a évité d’aller au Luna Park avec mes enfants.
Nous: Combien étiez-vous de mères?
Madame Braillard: Seulement deux.
Nous avons interrogé deux autres mères qui n’ont rien fait, mais qui auraient volontiers aidé l’école pour quelque chose, mais personne ne leur a rien demandé. Un tous grand merci à Madame Braillard d’avoir répondu a nos questions
Flavio Frade et Patrick Künzli
Comment faire un Giacometti?

Nous nous sommes intéressés à la fabrication des Giacometti et nous sommes allés voir Monsieur Rousset pour avoir des informations à ce sujet. Nous lui avons posé quelques questions.
- Comment faire un Giacometti?
- Monsieur Sahli a fait une armature en bois, nous l’avons recouverte de papier journal fixé avec du scotch et ensuite recouvert de deux couches de papier enduit de colle d’amidon. Puis on a recouvert le tout de peinture noire et or pour donner une couleur de bronze.
- Comment les Giacometti vont-ils être utilisés?
Il y aura deux équipes, la première animera les Giacometti comme si les marionnettes étaient vivantes. La deuxième sera sur des échasses.
Flavio Frade et Patrick Künzli
Les super stars

Comme tous les « people », nos petits bouts de choux sont parfois… très concentrés…
Floriane, Elodie, Julia et Jill

… et d’autres fois plus relachés.
Combien ça coûte ?

Photo Timoté
Voulant nous informer autour du budget, déficits et marges du spectacle, nous avons rencontré Monsieur Vega et il nous a donné les chiffres suivants. Si les 327 places de chacune des séances sont vendues et que la buvette fonctionne bien, on devrait avoir un excédent. Comme vous le savez, les billets coûtent 16.- pour les adultes et 11.- pour les enfants. La vente des billets avait atteint 35'000.- lors de la création du Passeur, cet argent avait remboursé à peu près les décors, l'éclairage et les costumes. Il faut aussi savoir que l'ODES, l'office des écoles en santé, contribue un peu. Hormis ces deux sources, les rentrées d'argent se feront via la buvette du spectacle dont les 8VSO s'occuperont. Le coût des décors, éclairages et costumes des représentations de cette année s'élève environ à 35'000.- S'ajoute à cela le salaire des metteurs en scène et les autres dépenses, comme l'achat des boissons pour la buvette,...
Pour conclure, disons que le budget est assez élevé, mais l'école ne s'endettera pas pour autant! Les spectateurs contribuent à rembourser le spectacle, et c'est grâce à eux si on a la chance de faire de tels spectacles.
Jérôme et Timoté
Vous êtes chanceux

Photo Sarah
Nous avons interrogé Nicolas et Guillaume.
Quel est le nom de votre tableau?
G : Hommage à Van Gogh de Hundertwasser.
Voulez-vous décrire ce tableau précisément.
G : Il y a des tournesols et des soleils.
N : Non, un soleil.
N : Les tournesols sont dans une tasse.
G : Une sorte de tasse-vase plutôt.
N : C’est la même chose.
G : Pas exactement…
N : Ça dérange pas vraiment.
G : Bon, d’accord.
En 3 mots?
G : Tasse, tournesols, soleil.
N : Même chose !
Comment trouvez-vous cette œuvre?
N : Je la trouve jolie mais ça ressemble pas exactement à des tournesols…
G : Les couleurs sont belles et on dirait un pot de tournesols vivant.
N : C’est drôle.
Comment trouvez-vous votre représentation au spectacle?
G : C’est un peu comme l’œuvre mais en vivant, on fait des mouvements. Par exemple, les tournesols bougent.
N : On rencontre les tournesols de Van Gogh à un certain moment.
Préférez-vous les tournesols de Van Gogh?
G : Van Gogh les a mieux faits.
N : Ils sont plus originaux.
Les costumes sur scène?
G : Normaux!
N : Limite!
Vous réjouissez-vous?
N : Vous en huitième, vous ne faites pas ça?
G : Surtout la valse!
N : J’ai hâte du spectacle, mais la valse me gêne.
G : Moi aussi, je déteste la valse et la musique est ennuyante mais j’aime bien faire les tournesols.
N : La valse, c’est un peu idiot.
G : Quand on y pense, c’est assez marrant non?
N : Bof, bof…
On a le sentiment qu’ils s’amusent bien se réjouissent que le spectacle commence Merci aux deux de nous avoir donné vos opinions.
Jérôme et Sarah
C’est quelque chose de positif!

Photo Raphaël
Histoire d’obtenir quelques réponses concernant le rôle des concierges dans le spectacle, nous nous sommes entretenus avec Mario Gliottone et Pierre-Alain Farquet (responsable du centre sportif). Rappelons que le spectacle aura lieu dans la salle de gymnastique. Au début nous pensions que l’événement demanderait à Pierre-Alain Farquet du travail supplémentaire. Mais par la suite il nous a révélé que personne, ni même M. Monard ne l’avait contacté. Tout comme l’année précédente d’ailleurs, où il avait quitté les lieux à la fin de la semaine et était revenu le lundi suivant en trouvant l’endroit propre, comme d’habitude. Mario Gliottone a accepté de répondre à quelques questions sur son travail et nous a donné son avis personnel sur le spectacle.
Que pensez-vous du spectacle?
(Rires) Le spectacle c’est un peu une habitude dans l’établissement. Je pense que c’est très bien pour la collaboration de tous les élèves. C’est quelque chose de positif.
Qu’est-ce que ça implique comme travail supplémentaire?
Pour moi et mes collègues, il n’y a rien de très spécifique. C’est juste pour l’Aula, car nous devons enlever les chaises pour les répétitions, et quand il y a des sociétés qui viennent, nous les remettons. C’est juste une question d’organisation, il n’y a rien de très compliqué.
Avez-vous déjà parlé avec Monsieur Monard?
Pas vraiment, car il arrive avec les élèves et il repart. Ils font les répétitions, donc nous avons peu de temps pour discuter du spectacle.
Comment vous répartissez-vous le travail entre concierges lors du spectacle?
Nous, honnêtement, ça ne change rien du tout. Car nous ne sommes pas concernés par le spectacle, uniquement pour les répétions. Il y a juste une organisation différente au niveau de la salle de gymnastique.
Nous remercions infiniment Mario Gliottone et Pierre-Alain Farquet.
Gabriella, Anne-Sophie, Marie, Olalla et Raphaël
Antiquité



Sarah, Lorena et Lionel
Le point de vue de deux acteurs
- Je crois que c'était vers novembre, mais je suis pas très sûre.

- Est-ce parfois ennuyant?
- Non, parce qu'on fait les répétitions toujours avec Thierry et qu'il nous fait des commentaires et nous encourage à chaque fois. En plus je suis avec mon frère et c’est sympa.

- Peux-tu nous décrire en quelques mots ton tableau et ton costume?
- C'est deux tableaux avec des tournesols, un de Van Gogh et l'autre de Hundertwasser. Il y a deux soleils et moi j'en fais un. Il y a aussi des vases et à la fin, on sera tous dedans. Nos costumes seront tout noirs.

Dessin d’Elsa représentant la scène finale
- Maxime, pourrais-tu nous chanter la musique qui accompagne le tableau?
- Oui.
- Quelles sont les choses qui te plaisent et celles qui te plaisent moins?
- J'adore la rencontre avec l'autre soleil et quand on fait les serpentins, c'est un moment rigolo. En plus, les tournesols sont magnifiques et il y en a beaucoup. Il n'y a rien que j'aime pas.

Elsa nous expliquant la scène des “serpentins”
- Préfères-tu les répétitions ou travailler en classe?
- Les répétitions! C'est beaucoup mieux que les fiches de français, on apprend des autres choses et c'est plus amusant!

Un grand merci à Elsa (4P) d'avoir aimablement répondu à nos questions et à Maxime (2P) d'avoir chanté l'air sur lequel il jouera lors du spectacle.
Lea Ducret et Marine Ecabert
Où en est-on?

Nous avons interrogé un élève de la classe 6.1, Loris Calabrò, afin d’en savoir un peu plus à propos du spectacle.
Que faites-vous lors des répétitions, où en êtes-vous ?
Tout le monde sait ce qu’il doit faire, mais on n’est pas du tout au point. On court dans tous les sens.
Quel tableau faites-vous ?
Nous faisons le tableau de Bruegel l’Ancien, Les jeux d’enfants. Il représente des enfants qui jouent à des jeux différents : le cerceau, le cheval, le cochon pendu,...
Moi, je joue au saute- mouton. Au départ, on se met tous en « position tableau », la musique commence et le tableau se défige. À la fin, on fait une immense farandole.
Aimes-tu danser la valse ?
Oui, j’aime bien parce qu’on rigole beaucoup et je ne me sens pas spécialement gêné.
Comment sont vos costumes ?
Pour le tableau de Bruegel, il faut être habillés tout en brun.
Pour la valse, nous avons fait nous-mêmes les costumes à la couture. Nous avons pris le t-shirt noir du Passeur et avons rajouté des manches. On porte des queues de pie, un chapeau en « pet » et un nœud papillon fait en tissu noir. Pour le pantalon ils ne nous ont encore rien dit, mais je pense qu’il sera noir.
Aimes-tu le spectacle ?
Ça va...
Vive la franchise !
Merci à Loris d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Lorena et Sarah
Le maître, le staff et le peintre
Danser avec son amoureux
Paul Klee à l'atelier


Photos Jean-Claude S
Avec Monsieur Rousset

Nous nous sommes rendues à la salle de dessin afin de poser quelques questions à Monsieur Rousset. Nous avons découvert de nouvelles choses.
Notre classe, la 8B va peut-être réaliser une fresque de 3 mètres de haut sur 6,60 mètres de large. C’est un tableau de Monet : Les Nymphéas. Sur ce tableau un pont, et dessous un lac avec des nymphéas. Comme nous avons pu le constater dans la salle de dessin il y a un grand Giacometti que les élèves vont utiliser comme une marionnette. Ils vont en fabriquer 3, 4 ou 5 D’autres élèves incarneront les personnages de Giacometti sur des échasses. Monsieur Rousset a encore d’autres projets.
Les filles:
Monsieur, que pensez-vous du spectacle?
Monsieur Rousset:
C’est très chouette. Toute l’école est impliquée.
Les filles:
Et quelle est la chose que vous aimez dans la préparation de ce spectacle?
Monsieur Rousset:
J’aime tourner autour de l’aula quand il y a des gens à l’intérieur. J’entends des bruits mystérieux. Cela m’intrigue.
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises.
Elodie, Floriane, Sarah, Jill
Giacometti par Cartier-Bresson

Alberto Giacometti, rue d’Alésia, 1961 / Alberto Giacometti, Paris, 1932
Henri Cartier-Bresson
Le spectacle vu d’en haut (suite)

Jeudi, 25 février 2010
Lors de notre entretien avec M. Thierry Wolters, nous avons voulu connaître son point de vue personnel vis-à-vis du spectacle.
- Assistez-vous aux répétitions?
- J’avoue que je n’y vais pas souvent, mais quand je marche dans le couloir et que la porte de l’aula est ouverte, je n’hésite pas à jeter un coup d’oeil à l’intérieur.
- Pensez-vous que cela a un impact sur le travail scolaire?
- Bien sûr, beaucoup d’heures scolaires tombent. Et pour les professeurs c’est un peu plus compliqué car ils doivent respecter le plan d’étude vaudois, mais ils ne devraient pas trop avoir de problèmes, étant donné que du temps est compris chaque année pour les animations culturelles. Cette fois, celles-ci ont été remplacées par le spectacle.
- Avez-vous l’occasion de parler avec des enseignants à propos du spectacle? - Non, pas vraiment. J’en parle de temps en temps avec les enseignantes de couture parce que elles doivent fournir beaucoup de travail pour les costumes.
- Que pensez-vous du spectacle? - Je trouve que c’est une idée très intéressante, de plus j’aime beaucoup les peintures. Je suis comme vos parents, un futur spectateur. Ce sera une surprise pour moi et je me réjouis d’y assister.
Un grand merci à Monsieur Wolters pour tous ces renseignements.
Lorena, Lucy, Julia et Raphaël
Le spectacle vu d’en-haut

Jeudi, 25 février 2010
Afin d’obtenir de plus amples informations à propos de la direction du spectacle, nous sommes allés poser quelques questions au directeur de l’établissement, M. Thierry Wolters, qui s’est montré très coopératif.
Au début, nous pensions que la direction était très présente dans l’organisation de cet événement. Monsieur Wolters nous a clairement expliqué que c’est l’ACEM, (Association du Corps Enseignant du Mont-sur-Lausanne) qui a d’abord fait appel à Daniel Monnard après le succès du spectacle Le Passeur en juin 2005. Il faut savoir qu’à l’intérieur de cette association s’est formé un comité du spectacle, qui le gère en quasi-intégralité. Nous tenons à préciser que l’idée du Mont fait son musée est de lui.
Remerciements à Monsieur Wolters de nous avoir accordé cet entretien
Lorena, Lucy, Julia et Raphaël
Juste ça !

Il n’y a pas de faux
Il n’y a pas de juste
Il y a juste le plaisir de s’amuser.
Daniel Monnard
Gabriella, Marie, Olalla, Anne-Sophie
C'était un beau soir d'août

C’était un beau soir d’août, la journée de travail était terminée.
Paula, Maria, Astrid, Bertha et Simona s’assirent sur un banc du verger, épuisées par leur dure journée.
Autour d’elles les papillons de nuit volaient déjà et le parfum des fleurs embaumait l’atmosphère.
Simona posa son arrosoir, à présent vide, sur le sol chauffé par le soleil.
Le silence régnait, il faisait chaud.
Cette ambiance donna envie de faire la fête à Paula.
Après tout, elles travaillaient depuis ce matin elles avaient bien de droit de s’amuser un peu.
Alors Paula fit connaître son idée à Maria.
Maria était toujours prête à faire la fête.
Elle proposa à Astrid de danser un peu. Volontiers.
Les trois amies connaissaient bien Bertha et savaient qu’elle n’était pas du genre à faire la fête.
Aussi, elles réfléchirent à un moyen de la faire céder.
Mais Paula en avait marre d’attendre, d’attendre que la journée soit finie pour s’amuser, d’attendre qu’une idée surgisse.
Elle commença à danser timidement, suivie par Maria et Astrid.
Simona n’était pas au courant de la fête qui se préparait.
Elle se retourna et vit ses trois amies danser, elle fit de même timidement.
Le soleil se couchait.
Bertha se retourna mais se rassit aussitôt.
Comment ses copines pouvaient-elles danser à cette heure-ci?
Elle, elle n’oserait jamais.
Mais Simona la pris par le bras et l’emmena dans une ronde endiablée.
Elles tournaient, elles dansaient, plus timidement du tout!
Paula se mit à chanter et à faire claquer ses talons.
Leurs gros popotins se secouaient dans tous les sens.
Quand soudain une faible lumière s’alluma.
Les voisins se réveillaient.
Toutes se stoppèrent net, toutes dans des positions un peu farfelues.

Ils étaient immenses, maigres et gris, effrayants.
Ils s’avancèrent vers les cinq petites grosses.
A présent elles étaient recroquevillées sur elles-mêmes, les unes derrière les autres.
Les individus étranges s’assirent, s’endormirent et la fête repris.
La fête battait son plein, elle était encore forte, encore plus bruyante!
Maria lança son chapeau en l’air.
Les jupes volaient, les têtes dodelinaient.
Elles réveillèrent les voisins une deuxième fois.
Ils les regardaient, ils étaient d’une humeur massacrante.
Elles stoppèrent net, à nouveau dans des positions farfelues.
Elles les fixaient de leurs petits yeux intrigués.
Timidement Bertha s’avança et fit une petite révérence qui la fit vaciller sur ses petits talons.
Depuis toujours elle rêvait de danser avec un homme plein de classe.
Elle invita donc un de ces hommes gris pour danser un menuet.
Ses amies l’observaient envieuses.
Elles invitèrent donc chacune un gentleman de plâtre.
La nuit était tombée, et cela faisait des heures qu’elles dansaient.
Cela peut être difficile à croire, mais ils dansèrent le menuet jusqu’au petit matin, et de nombreuses nuits encore…
Céliane De Luca
Au courant de rien…

Jeudi 25 février, nous nous sommes rendues à la commune dans le but d’obtenir des réponses à nos nombreuses questions. En arrivant à l’accueil, la secrétaire n’était au courant de rien.
- Quel spectacle?
La commune ne ne serait-elle pas impliquée dans cet événement?
Le bateau

Quentin à Loane : « Dans notre tableau il y a des gens qui font des arbres, des carrousels, des bateaux et des voitures. Moi je fais la voiture »
Le carrousel

Loane : « Je déteste danser la valse, parce que je n’aime pas les garçons. »
Tableau de Paul Klee

Quentin : « Notre tableau c’est un super grand bonhomme rigolo qui fait des mouvements bizarres »
La voiture

Quentin : « C’est la première fois que je monte sur scène mais ça ne me fait pas peur. »
L’arbre

Loane : « Je me réjouis de porter la longue robe blanche. »
Anouck, Marine, Lea et Marine
Pas de textes, mais des tableaux...


Nous sommes allés interroger Monsieur Monnard quant aux textes qu’on entendra ou non lors du spectacle.
Pour des raisons techniques, il se trouve qu’il n’y en aura pas, ou très peu : il était en effet difficile d’offrir du texte à sept cents élèves.
Nous avons ensuite assisté au déroulement d’un exercice: des élèves se « passent de l’énergie », comme le dit Monsieur Monnard. Comme vous l’avez déjà lu, les élèves se tapent dans les mains et font passer le mouvement au suivant.
Puis les élèves se sont entraînés à rire : une fois, deux fois, trois fois, c’est Monsieur Monnard qui donnait le signal. Puis ils ont fait des exercices d’expression : sourire, avoir peur, être en colère…
Dernier exercice enfin : chaque élève imitait une voiture, un bateau, un carrousel ou un arbre dans le vent. Toute une histoire!

Au terme de cet atelier, nous avons demandé à Monsieur Monnard s’il y avait un lien entre tous les tableaux et qui les avait choisis.
Il nous a répondu qu’il n’y avait qu’un seul fil rouge : Le Mont fait son musée. Il voulait associer des tableaux de maîtres à de la musique classique. Les tableaux ont été choisis par des enseignants et par lui-même. Monsieur Monnard voulait traiter ces tableaux comme des tableaux vivants, et imaginer la scène qui précédait chacun d’eux et la scène qui suivait.
Rebecca Luppi, Alexis Tâche et Nathan Lovo
Valse
Jeudi 18 février, avec Camille et Naïm de la 7B2 à l’aula
Premiers pas en musique






Chorégraphie
Jeudi 18 février, avec les élèves de la 7B2 à l’aula
Mise au point de la chorégraphie des personnages de Fernando Botero








Photos JP
Dessin en Grèce

Jeudi 4 février, avec les élèves de la 5.2
Même si le spectacle prend du temps sur les périodes d’enseignement, toutes les manières sont bonnes pour utiliser ce spectacle. Ainsi, au dessin, les élèves de la 5.2 ont dû représenter leur personnage. L’un d’entre nous a aussi participé (Jérôme) à cette leçon de dessin – le résultat est à gauche. Vous pouvez aussi apercevoir le travail des élèves de la 5.2 à droite.
Floriane & Jérôme
Duels

Vendredi 29 janvier, avec les élèves de la 5.2
Afin de pouvoir interpréter les travaux d’Hercule, la 5.2 s’est exercée aux duels, dans un premier temps sans épée. La règle était relativement simple, ne pas toucher l’autre. Ceci dit, une difficulté pour les deux combattants s’ajoutait : ils devaient donner ou recevoir le coup quand M. Monnard donnait le signal.
Floriane & Jérôme
Exercices à l’épée

Vendredi 29 janvier, avec les élèves de la 5.2
C’est avec des baguettes de bois que ces jeunes héros se sont battus les uns contre les autres. Dans cette scène, Hercule doit vaincre les Amazones pour accomplir l’un de ses travaux. La 5.2 présentera 3 œuvres sur vase de la Grèce Antique et collabore avec la 5.1 sur les travaux d’Hercule.
Floriane & Jérôme
Le passage d’énergie

Vendredi 29 janvier, avec les élèves de la 5.2
L’échauffement, un moment capital d’une répétition, comparable aux essais sportifs des JO. Cet échauffement ludique est effectué par chaque classe avant de commencer la mise en scène du tableau. Le passage d’énergie consiste à passer de l’électricité par un violent claquement de main vers son voisin afin qu’il puisse en faire autant…
Floriane & Jérôme
Une belle répétition

« Passage d’énergie »
Ce vendredi, nous avons assisté à la séance de travail organisée par Monsieur Monnard avec les classes de 6.2, 6.3 et CIN 5.
Au cours de cette répétition, nous avons pu observer comment travaillait Monsieur Monnard : discipline, ordre, mais aussi amusement étaient au rendez-vous.
Au programme « passage d'énergie », puis première approche du tableau qui sera mis en scène : « Les Jeux d’enfants », peint en 1560 par Pieter Bruegel l'Ancien.

Pieter Bruegel l'Ancien, Les jeux d'enfants, 1560, Kunsthistorisches Museum à Vienne
Cette image est dans le domaine public car son copyright a expiré
Propos d’élèves
La plupart des petits de la classe enfantine sont séduits par l'idée du spectacle et disent qu'ils n'ont pas peur d'aller sur scène.
C'est une autre affaire pour les 6èmes. Ils ne sont pas tous totalement conquis par le thème du spectacle. C’est de leur âge!
Enfantine
- Es-tu heureuse de faire le spectacle?
- Oui!
- Pourquoi?
- Je ne sais pas (rires).
6ème année
- Es-tu contente de faire ce spectacle ?
- Non c'est énervant.
- Pourquoi ?
- Je n'aime pas le thème et je ne vois pas l'utilité de ce spectacle.
Mais rassurez-vous! Tout le monde ne pense pas ainsi!

Des amitiés se forment
En résumé, tout le monde s'est bien investi. Il faut dire qu'avec un budget de Frs 50'000.- à 60'000.- il le faut.
Nous nous réjouissons tous de découvrir ce spectacle.
Anne-Sophie, Gabriella, Marie, Olalla
(textes et photographies)
Des nymphéas au Grand-Mont

Claude Monet, Le bassin aux nymphéas, Harmonie verte, 1899, Musée d'Orsay à Paris
Photoblog de Pierre-Emmanuel Malissin et Frédéric Valdes, Galerie photos libre de droits de Pierre et Fred
Mardi 19 janvier je suis allée dans la classe du cycle initial du Grand-Mont pour savoir ce que les enfantines pensaient du spectacle de fin d’année. Le tableau sur lequel ils travaillent s’appellent Les Nymphéas. Les enfants me l’ont décrit : il y a une rivière avec un pont.
Pendant le spectacle les élèves seront déguisés en animaux, il y aura des poissons, des loutres, des grenouilles, un cygne, un chat, un chien et un pêcheur. Ils se réjouissent de jouer ces personnages. Un petit garçon m’a dit qu’il se réjouissait de pouvoir faire le cygne car il aura de grandes ailes et qu’il pourra faire peur aux autres animaux plus petits.
Ils ont beaucoup aimé danser la valse, certains ont un peu peur, et d’autres n’ont pas très envie de danser avec une fille ou un garçon.
Laetitia
Valser

Déou : « Le spectacle c’est bien parce que ça fatigue »
Anouck, Elodie, Jill, Lea et Marine. H
(textes et photographies)
Répétition aux Martines


Le mardi 26 janvier, nous nous sommes rendues au collège des Martines pour voir l’une des répétitions du spectacle « Le Mont fait son musée ». Les élèves de trois classes différentes (enfantine, première primaire et sixième année) travaillent sur un tableau de Bruegel, «Jeux d’enfants». On a pu constater que le spectacle prend gentiment forme et l’on se réjouit de voir le résultat final!

Anouck, Elodie, Jill, Lea et Marine. H
(textes et photographies)
L'orchestrateur

Photo Lucas Trovato
Des tableaux, des photos et des vidéos, des répétitions et de la joie. Cʼest ce qui siégera ici, dans la rubrique du spectacle du Mont, « Le Mont fait son musée », un spectacle monté sous la direction de Daniel Monnard.
Lucas


























































































































































