Timothée

Redoutable hiver

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Photo | Christian



Le froid de canard est là pour rester chez-soi
Sauf pour les courageux qui vont braver le froid
Le lac gelé fait le bonheur des patineurs
Mais l'hiver va repartir, serait-ce une rumeur?

Peu à peu la neige fond; le printemps arrive
Toutes les années, on l'attend avec ferveur
Les plantes fleurissent, les couleurs se ravivent

Les feuilles ont rhabillé les arbres refroidis
Durant l'hiver. Ils sont tout autant rabougris
Réjouissons-nous, le printemps n'est pas fini...

Timothée avec la participation de Nolwenn et Mafalda

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Il faisait sombre

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Karl Jenkins / Palladio

Il faisait sombre. Les seuls rayons de lune qui auraient pu l'atteindre étaient stoppés par la brume. Il est là, sur la colline où il a demandé à mourir et il n'attend seulement que le ciel exauce ce souhait.
- Je ne peux continuer à vivre sur cette terre, ces souffrances m'en sont devenues insupportables, mon avenir est dans l'au-delà, vociféra-t-il.
La brume se dissipe laissant place aux nuages.
C'est alors que le sol sous ses pieds craqua, puis se fissura. Le vent se mit à souffler doucement pour, par la suite, aller crescendo. Ce ne sont plus que des bourrasques de plus en plus violentes dont le temps entre chacune d'elles n'est que répit pour les arbres avoisinant l'homme. Alors que son visage s'adoucit comme si ce qu'il attendait arrivait peu à peu.
Une averse diluvienne s'abattit sur la colline; il s'en réjouit. Il était toujours là, immobile telle la statue de la liberté, ah! sacrée liberté. Les nuages s'entrouvrirent, laissant percevoir les premières lueurs de l'aube, tout ça accompagné d'un tonnerre assourdissant et de quelques éclairs étincelants.
Il sentait sa libération toute proche, le tonnerre et les éclairs se faisaient de plus en plus violents, la terre se mit à trembler et, d'un coup d'un seul, la foudre le frappa.
Seul son corps y resta, sur cette colline. Son âme, elle, était surement en direction de l'au-delà. Quelques corneilles furent témoins de cet événement qui ne dépareille pas avec les autres pouvant se passer dans ce monde...

Timothée H

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Clochards parisiens

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Sources

Un jour, je passai devant deux clochards désespérés assis sur des bancs d'une station de métro. L'un roupillait, l'autre songeait. En se retournant, l'un d'eux vit, de l'autre côté de la vitre, un carrousel et tous ses amateurs. Ils étaient si proches géographiquement mais tellement loin socialement. En articulant à peine et avec une voix rauque, Michel dit:
- T'en veux une?
L'autre vagabond répondit:
- Je n'ai envie de rien.
- Comme tu voudras.
Michel dépose délicatement le tabac sur le papier et roule le tout habilement. Claude essaye de dormir. Michel, après avoir consommé sa cigarette, en fait de même. Claude rêve de son dernier jour de travail...
Michel ouvre l’oeil, il voit son confrère allongé, une ficelle autour du coup. Il s’est donné la mort. Les citoyens ne voient rien, – égoïstes comme toujours j'ai envie de dire. Un mètre derrière, la fête continue.

Timothée

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L’enfant arriva au sommet de la colline

Le paysage qui se présentait devant lui lui paraissait familier. Il chercha dans sa mémoire un paysage semblable. Il se se souvint d'un rêve de la nuit passée. Le jeune homme comparait le paysage de son rêve avec celui de la réalité et ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. L'enfant regardait les montagnes, les arbres et même la forme des feuilles, tout était identique. Dans son rêve, une vache broutait dans l'ombre d’un arbre, il réussissait à distinguer un châtaignier. L'animal avait le numéro 422 peint sur sa panse. Le garçon observait le paysage afin de s'assurer que son rêve n'était pas prémonitoire. Malheureusement pour lui, une vache au numéro 422 broutait dans l'ombre d'un châtaignier. L'enfant vivait l'étrange et inouï moment d'une prémonition.
Le garçon vécut un moment inoubliable.

Timothée

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Comparaison football-rugby

Il y a peu de temps de cela, je discutais avec un de mes camarades de classe, Gaël. Je ne sais pas par quel chemin nous arrivâmes à ce sujet, mais nous y arrivâmes: la comparaison du football avec le rugby.
Le rugby est un sport où le but est de mettre un ballon à la forme on ne peut plus particulière derrière deux piquets et où presque tout les coups sont permis. Tandis que le football est un sport où l’objectif est de mettre un ballon rond dans un but rectangulaire.
Durant la discussion, nous exposâmes nos opinions comme pendant un débat. Gaël, treize ans à ce jour, qui a fait du rugby durant deux ans et moi, treize ans également, du football depuis l'âge de sept ans. Chacun défendait son sport vaillamment, comme si notre peau était en jeu, Gaël me convint petit à petit que le rugby n'était pas forcément un sport plus dangereux que le football.
Celui pratiqué autrefois par Gaël est quand même, il faut l'avouer, assez violent: les joueurs se foncent dessus, se font des placages ou encore des croque-en-jambes. Mais cela est permis. Ce qu'il faut souligner au rugby, c'est que le joueurs sont fair-play, ce qui veut dire que quand un joueur est à terre les autres l'aident à se relever, quand quelqu'un est blessé les joueurs prennent de ses nouvelles. Et surtout, la grande différence qu'il ne faut pas oublier, c'est que les rugbymans se blessent moins que les footballeurs.
Maintenant parlons du football, certes les règles sont plus strictes mais ça ne fait pas du football un sport moins dangereux. Au foot, les joueurs se blessent plus souvent, moi par exemple, j'ai réussi à me blesser trois fois à trois endroits différents en huit mois. Contrairement au rugby, les pratiquants du foot sont un peu moins sympas avec leur adversaires. Quand un joueur blesse un concurrent, il s'en fiche, certains même simulent une blessure ou font des gestes obscènes à l’intention de leurs adversaires.
Mais à ce jour je reste toujours aussi indécis. Et vous chers lecteurs, qu’en pensez-vous?

Timothée H

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