Marianne

La Pluie

Image 4

Que ferions-nous si le soleil ne voulait plus de nous?

La lumière faiblit, les nuages se bousculent;
Un épais brouillard vole, l’air s’humidifie;
Il fait frais et l’on distingue le premier bruit,
Le second et celui de l’eau qui s’accumule.

Ce bruit s’accentue, grandit, devient démentiel;
Assourdissant comme s’il nous emprisonnait,
Mais agréable comme s’il nous protégeait.
Elle tape encore plus fort, devient torrentielle.

Puis soudain quelques gouttes tambourinent moins,
Sa force, auparavant solide, se restreint.
Elle s’éloigne lentement, prenant sa prison.

À ce noisetier pendent de fines particules d’eau ;
L’herbe scintille d’un vert jade comme un joyau.
La nature reprend ses éternelles fusions.

Marianne

0 Comments

Les masques

Image 2

Nous voilà en pleine période de carnaval. Qui dit carnaval dit Venise et dit masques. Mais que savons-nous de leurs origines?
Fin du XIIIe et début du XIVe siècle, les hommes, jouant à des jeux de hasard, se masquaient pour garder l’anonymat. Mais un texte de loi apparut pour leur interdire les jeux et un autre leur interdira de sortir la nuit. Ne s’arrêtant pas là, les masqués provoquent un énième décret qui leur défendra de se travestir en femme pour s’introduire dans les couvents. Dès le XVIIe, le masque évoquait tellement de mauvaises mœurs qu’il fut autorisé seulement en période de carnaval. On pouvait en apercevoir quelques-uns autour des tables de jeux (mais cela restait très rare) ou sur les visages des notables qui ne voulaient pas être reconnus.
Un type de masque efféminé se nommant Moretta avait un système qui bloquait la bouche. Les gens le portaient, sûrs de ne pas se faire trahir par leur voix.
Le temps passant, ces masques devinrent de plus en plus somptueux et utilisés exclusivement en temps de fête.

Marianne

0 Comments

5 centimes

Capture d’écran 2010-11-04 à 19.29.35

« 5 centimes? Donne-moi plutôt 10! »
« Que vais-je faire de ces petites pièces? Fais-moi de plus grosses coupures! »
« 10 francs 05, s’il vous plaît.
- 10 francs 10. Vous pouvez garder la monnaie. »

Vous ne l’aviez jamais remarquée au fond de votre portemonnaie, n’y prêtiez pas attention, vous demandant même s’il ne fallait pas mieux la jeter dans la première grille sanitaire que vous croiseriez. Mais détrompez-vous! Vous avez peut-être une mine d’or avec vous. Les entreprises ont bien compris que l’insignifiante pièce de 5 centimes pouvait augmenter leurs fonds.
Si elle n’avait pas de valeur, pourquoi les commerçants indiquent-ils parfois le chiffre de 95? C’est assez surprenant mais si l’on venait à supprimer la petite jaune, beaucoup de sociétés seraient à découvert. Car les commerçants jouent sur un effet psychologique: il paraîtrait qu’un article à 19.95 francs plutôt qu’à 20 francs se vendrait mieux car le client a dans l’esprit l’impression de payer son produit moins de 10 francs. Par contre, si l’article avait coûté 19 francs 90, les commerçants seraient perdants. La pièce de cinq est donc une idée commerciale qui rapporte.
Alors sus au portefeuille! Quel est le butin du pillage de votre aumônière?

Marianne

0 Comments

1+1, nécessairement 2 ?

J’ai découvert cette théorie il y a quelques jours. Vous vous dites sûrement que je suis un peu folle mais regardez ces exemples.

1 + 1 = 1
Prenez la famille : le père + la mère font 1 enfant. Ils sont 2 mais le résultats est qu’ils ont 1 bébé.

1 + 1 = 2
C’est la formule de math. Mais les maths ne sont-elles pas censées nous expliquer le fonctionnement naturel? Sont-elles vraiment une référence? Peut-on leur faire confiance? Peut-être que 10 + 1= 250, qui sait?
Prenez à nouveau l’exemple de la famille, si le père + la mère font des jumeaux, ils ont alors un résultat de 2.
Alors, suis-je toujours une folle?

Marianne

0 Comments

Être amoureux

Image 5
Photo Marianne

C’est un sentiment bizarre, non? Mais tellement bien quand on sait qu’il est partagé! Il peut être passager ou éternel. Merveilleux ou juste bien. Mais il reste unique, tellement doux que l’on se croirait sur un petit nuage. La vie nous paraît plus facile, on ne s’inquiète plus de rien et il n’y a que ça qui a de l’importance à nos yeux.
Mais cela peut aussi être une contrainte, un sentiment de peur ou une situation dans laquelle on sait que l’on ne pourra jamais lui avouer, vivre cette passion avec lui ou elle. Pourquoi? Cela peut être par une simple timidité, la peur de sa réaction, son âge…
C’est bien injuste, vous ne trouvez pas? Tellement injuste que des gens se suicident car, pour eux, c’était la seule personne au monde qu’ils pourraient aimer. Ils se disent dans leur for intérieur: «A quoi bon vivre si l’on n’est pas aimé?»
Mais il y aura toujours une autre personne qui vous aimera et que vous aimerez peut-être encore plus, qui sait?
Car la vie n’est pas faite pour être gâchée par un simple chagrin d’amour.

Marianne

0 Comments