Lorena

La dure réalité des travailleurs clandestins

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Photo Lorena / montage JP

Dans les « 24 heures » du mercredi 27 janvier 2010, un article parlant d’un ouvrier kosovar, père de famille âgé de 30 ans, en situation irrégulière dans notre pays a attiré mon attention. L’histoire de ce clandestin reflète aussi la situation de précarité dans laquelle se trouvent de nombreuses personnes. Ces « sans papiers » mènent une vie très difficile dans des conditions souvent inhumaines. Ils sont exploités par des employeurs peu scrupuleux. Ils n’ont pas le droit de louer des appartements et la plupart du temps ils se retrouvent à dix dans un studio sous-loué. La majorité travaille sur des chantiers ou pour des paysans pour un salaire de misère. Dans le cas du jeune homme kosovar, il gagnait 140 francs par jour, soit fr.15.55 de l’heure au lieu de fr.25.35 qui est le minimum légal. Il paraît qu’entre Lausanne et Bussigny il y a une quinzaine de points de rendez-vous où chaque jour les entrepreneurs peuvent choisir « leurs esclaves ».
Cet article m’a rappelé l’arrivée en Suisse de mon grand-papa. Un jour, il m’a raconté que dans les années 60 il était lui aussi un clandestin. Il gagnait un sous-salaire et travaillait dix à douze heures par jour. Il dormait dans une cave avec plusieurs autres personnes et il n’y avait ni douche, ni toilettes. Heureusement pour lui, il n’a vécu dans ces terribles conditions que quelques mois car ensuite, une grande entreprise l’a déclaré aux autorités.
Je trouve injuste ce que l’on fait subir à ces personnes. Ce sont tout simplement des gens qui ne trouvent pas de travail dans leur pays et partent « chercher fortune » ailleurs pour pouvoir nourrir leur famille. La plus grande peur pour ces travailleurs au noir est de se faire expulser et cela profite aux grandes entreprises qui sous-traitent.
Je pense que les autorités devraient prendre les mesures adéquates pour éviter que ces pauvres malheureux soient ainsi exploités.
Pourquoi ne pas faire des contrôles réguliers et amender lourdement les patrons ?

Lorena Lombardo

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