Cléa
Port Leucate
vendredi 03 juin 2011

Sources de l’image
Après avoir chaussé mes nu-pieds à mes pieds,
Chargé comme des mulets voire des chevaux de trait,
Avec toute, toute la chaleur qui nous étouffait.
Nous allions revoir la plage de l’année passée.
Premiers pas dans le sable tout doux et tout chaud.
Premiers grains de sable qui craquent sous les sandales.
Premier coup d’œil sur la mer sauvage et royale.
Premier rayon de soleil qui nous grille la peau.
Les enfants jouent et crient au bord de la mer.
Ils sont tous avec leurs seaux et épuisettes
Les parents quant à eux dorment sur leurs serviettes.
On peut voir à l’horizon la grande jetée,
Ainsi que des cerfs-volants en train de voler.
Qu’elle est belle cette longue mer célibataire.
Cléa
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Les trois danseuses
jeudi 17 février 2011

Vous l’aurez sans doute remarqué mais les travaux pour l’agrandissement des Mottier ont démarré. Nous nous en sommes aperçus un après-midi: le marronnier qui trônait au milieu de la cour a été coupé. Pendant un appui de math, j’ai demandé à ma prof quelle serait le nom des nouveaux bâtiments. Mme Delmonico m’a répondu que les trois nouveaux bâtiments s’appelleraient « les danseuses », et que le nom s’inspirait d’un des tableaux d’Edgar Degas intitulé « Les trois danseuses ». J’ai voulu en savoir plus et suis allé sur le site du 24 heures. Un article en parlait: le concept « des danseuses » propose un trio de bâtiments semblant « danser » autour du Mottier B. Ils sont en courbe et créent un cheminement à travers le site. C’est sûrement ce concept qui a séduit le jury lors du concours destiné à trouver le meilleur projet.
Je trouve qu’appeler des bâtiment « les danseuses » est bizarre, mais pourquoi pas! De toute façon, je ne serai plus là quand les Mottier A et C auront disparu. Car seul le Mottier B restera. Je me dis qu’avec toutes les nouvelles habitations prévues dans notre commune il est temps de construire, et nos chers Mottier commencent à se faire vieux, il est temps de les remplacer !
Cléa
Quand le goudron envahit la terre
vendredi 08 octobre 2010
Quand Madame Delmonico nous a appris qu’au mois de février 2011 le Mont accueillerait environ 700 nouveaux résidents, je suis tombée à la renverse. Je me suis souvenue de ces deux champs que l’on avait détruits pour construire des immeubles; donc beaucoup de nouveaux habitants en moins d’une année. Ceci m’a rappelé ma tante qui vit à Lyon, en France. Elle se plaint de tous les nouveaux immeubles qui poussent comme des champignons au moindre mètre carré! En réfléchissant, je me suis demandé si le Mont avait vraiment besoin de ça. Qui dit plus d’habitants, dit plus de circulation et dit aussi vie plus dangereuse. En plus cela dégrade le paysage, car pour moi un champ est plus beau qu’une pile d’immeubles empilés. En allant sur le site du Mont, j’ai découvert que la commune comptait atteindre 7000 à 7500 habitants en 2041 alors qu’en 2010 il y en a 5456. Mais en voyant les choses du bon côté, les nouvelles personnes qui vont arriver vont apporter une autre culture, une autre vision d’esprit. La commune envisage le maintien des espaces agricoles et des bâtiments scolaires vont être construits. Finalement, est-ce une bonne ou mauvaise chose ?
Et vous qu’en pensez-vous ?
Et vous qu’en pensez-vous ?
Cléa
Le trafic de peaux de chats
vendredi 04 juin 2010

Photo Cléa
Après avoir vu un reportage sur France 3 sur le trafic de peaux de chats, j’ai été scandalisée que dans notre pays il y ait des choses pareilles. Ce trafic n’est qu’écoeurant et je pense qu’il est important de le faire cesser. De nombreux chats, des chiens aussi, disparaissent dans certaines maisons ou dans certains refuges pour animaux. Cela se passe beaucoup plus dans les Alpes, loin des grandes villes. Certains propriétaires chanceux réussissent à retrouver leurs chats au fond du jardin emprisonnés par un « piège » à chat, mais d’autres moins chanceux ne les retrouveront pas et ils seront commercialisés sous forme de peaux. On peut se procurer facilement une, voire plusieurs peaux de chats. Une loi a été votée en 2005 mais n’est entrée en vigueur qu’en 2008. Malheureusement, cette loi ne portait ni sur la production locale des peaux, ni sur leur commerce, ni sur leur exportation. Il n’est donc pas d’actualité de voir disparaître cet odieux trafic.
Mais le Parlement a adopté, le 18 septembre 2008, une nouvelle loi qui interdirait le commerce, l’importation et l'exportation de fourrures de chats. Cette loi n'entrera pas en vigueur avant 2011. Je suis contente que bientôt ce trafic sera terminé, du moins je l’espère, et que plus aucune famille et aucun chien et chat ne subira de telles épreuves.
Cléa
Soixante ans après
mardi 16 mars 2010
Je veux vous raconter l’histoire incroyable que ma grand-mère a vécue. Elle est polonaise et son père, émigré de Pologne, est venu dans le Nord-Pas-de-Calais pour trouver du travail dans les mines.
Il y a 60 ans, une longue grève de mineurs eut lieu. Les grévistes n’ayant plus de salaires, les syndicats organisèrent l’hébergement de plusieurs enfants dans toute la France. Ma grand-mère fut envoyée à Paris dans une famille composée des parents et de leurs 2 filles. Je ne sais pas l’âge de la plus grande, mais la plus petite avait 19 ans alors que ma grand-mère en avait 8. Elle fut choyée. Elle y resta 3 mois et repartit dans le Nord.
Au printemps dernier, la mairie d’Abscon (dans le Nord de la France) a téléphoné à ma grand-mère pour dire qu’on la recherchait. C’était le fils de Simone, la fille qui avait 19 ans en 1949. Il lui demandait si elle pouvait venir faire une surprise pour les 80 ans de sa mère. Ma grand-mère a accepté et on l’a conduite à Thonon-les-Bains le dimanche 18 octobre. Ma grand-mère était toute tremblante.
A la fin de l’après midi, on est allés la rechercher. Ma grand-mère nous a raconté: le fils avait préparé un diaporama pour les 80 ans de sa maman et, lorsqu’il évoqua l’année 1948, il mentionna la venue de ma grand-mère à Paris. A ce moment-là, ma grand-mère est entrée dans la pièce et tout le monde a pleuré d’émotion, même la serveuse! On a pris des photos.
Une semaine après, nous avons vu dans dans «Le Messager Chablais» qu’il y avait une page consacrée à ces retrouvailles. Soixante ans après!
Il y a 60 ans, une longue grève de mineurs eut lieu. Les grévistes n’ayant plus de salaires, les syndicats organisèrent l’hébergement de plusieurs enfants dans toute la France. Ma grand-mère fut envoyée à Paris dans une famille composée des parents et de leurs 2 filles. Je ne sais pas l’âge de la plus grande, mais la plus petite avait 19 ans alors que ma grand-mère en avait 8. Elle fut choyée. Elle y resta 3 mois et repartit dans le Nord.
Au printemps dernier, la mairie d’Abscon (dans le Nord de la France) a téléphoné à ma grand-mère pour dire qu’on la recherchait. C’était le fils de Simone, la fille qui avait 19 ans en 1949. Il lui demandait si elle pouvait venir faire une surprise pour les 80 ans de sa mère. Ma grand-mère a accepté et on l’a conduite à Thonon-les-Bains le dimanche 18 octobre. Ma grand-mère était toute tremblante.
A la fin de l’après midi, on est allés la rechercher. Ma grand-mère nous a raconté: le fils avait préparé un diaporama pour les 80 ans de sa maman et, lorsqu’il évoqua l’année 1948, il mentionna la venue de ma grand-mère à Paris. A ce moment-là, ma grand-mère est entrée dans la pièce et tout le monde a pleuré d’émotion, même la serveuse! On a pris des photos.
Une semaine après, nous avons vu dans dans «Le Messager Chablais» qu’il y avait une page consacrée à ces retrouvailles. Soixante ans après!
Cléa
