Fous descendant mort au tournant

Photo Loïc
Dans ma voiture l’annèe passée, sur la route de montagne menant aux Diablerets, j’aperçus deux motos qui descendaient la montagne comme des fous. A cent mètres de là il y avait un long virage avec des bosses fissurées. La route indiquait 30 km/h car elle était étroite et dangereuse. Malheureusement les motards roulaient 3 fois plus vite que ça; et arrivés à ce virage le premier motard évita de justesse de tomber de sa moto. L’autre motard lui n’eut pas cette chance, sa moto dérapa sur une bosse et passa par-dessus notre voiture, après avoir tapé violement la voiture qui se trouvait devant nous. Le motard quant à lui était malheureusement passé sous les roues de l’autre voiture et est mort sur le coup. On apprit plus tard que l’autre motard avait pris la fuite et que tout deux allaient à 109 km/h.
Loïc Rubino
La liberté

Photo Marine
Nos chemins s'éloignent sur la grande place. Suffit-il d'être roi pour avoir la liberté ? Faut-il y croire, l'entendre et même le voir ? Pourquoi n'y a-t-il plus assez d'endroits pour parler ?
Ecris tes pensées sur un bout de papier et réfléchis bien. Ferme les yeux ne m'oublie pas et pense à moi.
Bientôt tu sauras où tu iras. Suis ton destin il te guidera sur le droit chemin. Tu trouveras un petit rien caché au plus profond des océans : tu auras trouvé la liberté.
Marine Ecabert
Polymécanicien ou géomaticien

Photo Samuel
C’était la semaine du 16 au 20 novembre. Le premier jour, j’ai dû aller à Romanel dans l’atelier de mécanique. Un apprenti m’a montré tout l’atelier, les machines et les établis. On a pu déjà commencer à réaliser un giroscope, on a fait le cadre, l’axe et la roue. Les deuxième et troisième jours, je suis allé au bureau des géomaticiens. Il a fallu immédiatement sortir sur le terrain pour relever des points. Nous sommes retournés au bureau et j’ai dû faire des exercices l’après-midi, je les ai terminés le lendemain. Le jeudi, je suis retourné à l’atelier pour finir le giroscope, le vendredi j’ai dû nettoyer les machines.
Fin du stage et petit problème, les deux métiers m’ont beaucoup plu. Lequel choisir?
Samuel
Devoirs non-faits

Photo Sophie / montage JP
Trois devoirs non-faits en géographie c’est une punition. C’est ce qui, malheureusement, m’est arrivé. Trois devoirs non-faits et la punition était là, à rendre pour la semaine suivante. « Recopie 40 fois un dicton ci-dessous et écris un texte de 25 lignes en expliquant ton point de vue sur cette phrase. » Je choisis le dicton de R. de Lassus : « Je travaille à être heureux, c’est le plus beau des métiers. »
Recopier ça 40 fois fut une tâche vite achevée. Mais pour le texte de 25 lignes c’était une autre histoire : il m’a fallu un peu plus de trois heures pour le faire. Temps perdu, diraient certains, mais pas tant que ça. Cela m’a permis de voir les choses sous un autre angle… Je ne sais pas si lorsque vous le lirez cela changera quelque chose en vous comme cela s’est passé pour moi, mais je l’espère.

Dans cette citation, R. de Lassus compare le bonheur à un métier. Cela veut dire que le bonheur, ça s’apprend comme un métier. Pour apprendre un métier, quelqu’un nous le montre, nous l’explique. C’est la même chose pour le bonheur. Il se transmet ; quand quelqu’un est content, il nous transmet son bonheur. R. de Lassus dit qu’il travaille a être heureux, être heureux cela demande du temps, des efforts, ça ne vient pas tout de suite. Je trouve que parfois, trouver le bonheur est un travail conséquent. Par exemple, lorsqu’on est vraiment très triste, c’est difficile de sortir de sa tristesse et cela demande du travail, un effort pour imaginer le bonheur. De mon point de vue, le bonheur est une sorte de gros gâteau ; chaque jour une part est cachée dans un élément de la journée. C’est à nous de faire l’effort plus ou moins grand de le chercher, il ne tombe pas du ciel. Voici une définition du mot heureux :
HEUREUX,EUSE. 1. Qui jouit du bonheur, qui est satisfait de son sort. 2. Qui procure du bonheur, ou qui le dénote.
BONHEUR. 1. Etat de complète satisfaction, de plénitude. 2. Chance, circonstance favorable ; joie, plaisir.
Le Petit Larousse Illustré (1995)

Dans la définition de « heureux », le mot « jouit » est en contradiction avec le travail cité par R. de Lassus. Pour la définition du « bonheur », le dictionnaire donne le mot « état » alors que moi j’ai compris que R. de Lassus parle du bonheur comme une récompense, quelque chose de mérité, quelque chose qu’on doit chercher, qu’on doit travailler mais qui n’arrive pas tout seul. R. de Lassus était musicien au 14e siècle. Probablement que la musique le rendait heureux. Je joue du violon et je sais que je dois travailler pour avoir un résultat qui me rende heureuse. Lorsqu’il parle du travail, il pense sûrement à son travail de compositeur et de musicien, et je pense que pour lui, c’est le plus beau des métiers.
Sophie
Responsabilité tourisme

Photo Marine Hayward
En cherchant un sujet pour ce texte, on m’a conseillé de consulter le site de la « Jeunesse Débat » et j’y ai trouvé un lien sur « Alliance Sud ». qui propose des dossiers pour se documenter sur des sujets de débats. J’ai regardé les thèmes que le site présentait et celui du tourisme m’a intéressée.
Comme vous le savez sûrement, le réchauffement climatique et la crise financière ne sont pas sans incidence sur notre planète. Dans les deux cas le tourisme est concerné.
Grâce à l’accès à des billets d’avion bon marché, une grande partie des déplacements liés au tourisme se fait par voie aérienne, ce qui pollue beaucoup la planète. De plus, le tourisme ayant beaucoup augmenté ces dernières années, son impact sur le réchauffement climatique est important.
S’il convient de limiter ces transports pour prévenir le réchauffement climatique, la diminution du tourisme impliquerait des difficultés économiques. Dans certains pays du sud, les gens vivent principalement du tourisme ! Si nous n’allons plus en vacances, ces pays n’ont plus de touristes et si leurs affaires ne marchent plus, de nombreuses personnes perdraient leur emploi.
Dans un texte d’introduction au sujet du tourisme trouvé sur Alliance Sud, on apprend que « Le tourisme figure en tête du commerce mondial, devant l'automobile et le pétrole. Ses recettes se montent à 1200 milliards de dollars par an. Son influence se fait sentir dans tous les secteurs : économique, social, culturel, environnemental »
Lorsque les touristes partent en vacances balnéaires, par exemple dans les grands hôtels de Turquie ou d’Egypte, on imagine la masse de déchets qui doit être évacuée. C’est là encore un élément à prendre en compte car c’est précisément l’élimination et le recyclage des déchets qui posent problème. Dans la plupart des pays d’Europe dont la Suisse, nous sommes nombreux à pouvoir partir en vacances dans des régions où malheureusement il y a encore beaucoup de personnes qui n’ont même pas le minimum vital pour vivre. Les conditions des travailleurs sont souvent très mauvaises, ceux qui construisent les hôtels sont soumis à des tâches très rudes et mettent parfois leur vie en danger pour ne recevoir qu’un bien maigre salaire. Celui-ci vaut-il mieux que de ne pas avoir de travail du tout ?
Alors, faut-il continuer de partir en vacances aussi souvent ? Alliance Sud propose de nombreuses pistes de réflexion, je n’ai pas lu tous les articles qui s’y rapportent car il y en a beaucoup et j’ai eu aussi parfois du mal à comprendre certains d'entre eux, mais je me suis rendue compte que c’est un sujet de débat très complexe.
En ce qui me concerne, je suis contente de pouvoir partir quelques fois dans d’autres pays mais je pense que nous devrions faire plus attention à la fréquence de nos voyages et au style de vacances que nous choisissons. Certaines organisations touristiques sont plus respectueuses de l’environnement et des conditions de vie des gens du pays que d’autres.
Qu’en pensez-vous ? S’il vous arrive de voyager, comment voyez-vous notre responsabilité de touriste ?
Jeunesse Débat : Projet national qui a pour objectif d'encourager un maximum de jeunes en Suisse à prendre goût à l'échange d'opinions constructif
Alliance Sud : Communauté de travail de six grandes organisations suisses d'entraide
Marine Hayward
Abstraction

Photo Julien
Je ne voyais ni les sapins recouverts de fausse neige, ni les étoiles qui scintillaient, ni les boules de Noël aux couleurs vives et festives ou les sucres d’orge et les bonshommes en pain d’épice. Non, je ne voyais rien d’autre que le Père Noël.
Floriane
Un ami comme les autres
Photos Roberta, Rui / montage JP
Qu’écrire ? Et une image me vient à chaque fois : un petit veau frisotté sur le toupet. Il y a déjà trois semaines qu’il est né. Chaque fois qu’il me voit il sort en beuglant. Chaque fois que je n’ai pas d’idée ou que j’ai des problèmes je vais vers lui. Il m’aide de sa présence comme si quelqu’un était avec moi quand je suis seul. On peut s’attacher à un animal autant qu’à un humain.
Rui
Paysage avec nonne
Photo JP
Une vieille nonne qui habitait au pied d'une montagne montait comme chaque dimanche à l'église pour prier, cheveux blonds, yeux bleus, petit nez. Un dimanche, alors qu'elle était sur le point d'arriver Joséphine s'arrêta pour faire une pause. Elle leva la tête et vit ce paysage déposé sur une mer de brouillard: montagnes enneigées, église blanche et sapins blancs. Les nuages étaient placés autour de l'église comme un puzzle. Le temps était magnifique, il n'y avait pas un nuage dans le ciel mis à part ceux qui s'étaient engouffrés dans le fond de la vallée.
Stéphane
Elle

Photo Jenny / montage JP
Elle s’appelait Fernande je l’appelais mémé chérie
Elle me regardait je regardais le ciel
Elle rigolait je rigolais de la vie
Elle pleurait je versais une larme
Elle me prenait dans ses bras j’étais pleine de tendresse
Elle jouait avec moi je jouais avec elle
Elle m’a vu grandir je commençais à devenir une forteresse
Elle vieillissait j’entrais dans l’adolescence
Elle ne marchait plus je dansais
Elle partit à l’hôpital je me préparais pour mon anniversaire
Elle ne se réveilla pas je me réveillais
Mes parents me regardaient tristement
Ils m’annonçaient cette nouvelle terrible
Elle n’est plus de ce monde
J’étais en larmes je voulais être près d’elle, la regarder encore
Trop tard elle n’était plus là
Aujourd’hui encore elle me manque chaque jour je pense à elle
Elle me donne la force de me battre
Elle c’est ma grand-maman qui est partie
et elle sera toujours dans mon coeur.
Jenny Menétrey
Les rêves donnent du travail

Photo Lucas / montage JP
C’est une phrase que j’ai entendue à l’école. Je me suis dit: « Une phrase philosophique? Ça a forcément un sens! »
Mais quand je l’ai relue, que je me suis penché sur la signification de ces mots, j’ai complètement changé d’avis. Je vais vous en dire deux mots.
C’est une phrase qui donne à réfléchir: du travail. Une phrase qui aborde les débuts de la réflexion: du travail. Kezako?
Tout d’abord mettons-nous d’accord sur ce qu’est un rêve. Une pensée? De l'imagination? J’analyse: une pensée c’est un éclat, une illumination mais est-ce un rêve? L'imagination, une migration vers l’impensable, le désertique désert des banalités. Un rêve pour autant? L'esprit philosophique qui me hante va de l’avant. Le rêve donne du travail. Par exemple quand l’homme a voulu aller sur la lune, c’était un rêve. Pour le réaliser, il a fallu du travail, de l’imagination. Mais le rêve peut aussi diminuer la dose de travail, je pense à la loi du moindre effort, c’est une pensée. Pour conclure je dirai que cette phrase n’a aucun sens. La phrase appropriée et sensée devrait être: « Les rêves peuvent donner du travail. »
Lucas Trovato
Et si...
Trois en un

Photo Robin, Matthieu, Nicolas
Afin d'enrichir nos relations, de créer de nouveaux liens et de nouvelles amitiés, de collaborer, de découvrir d'autres mondes et d'en savoir plus sur les camarades de l'Etablissement, mais aussi afin d'alléger le travail du prof, nous avons décidé de réunir les blogs de nos trois classes en un seul. Nos sites poursuivront cependant leur existence et vous pourrez toujours y consulter nos anciennes publications. Merci de votre compréhension. Nous espérons qu'il vous plaira.
Cordiales salutations des élèves des classes 11, 6 et du Rez. Au plaisir de vous retrouver ici. Nous vous souhaitons une agréable année 2010.
Robin Bochud, Matthieu Delacrétaz, et Nicolas Steiner



