Récits

Oui... mais

Vendredi 7 août


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Tristesse quand elles se moquent d'elle
mais haine quand elles lui parlent méchamment.
Bonheur parce que son meilleur ami va à une fête
mais malheur parce qu'elle n'est pas invitée.
Rire quand il lui raconte une blague
mais ennui quand elle est finie.
Joie quand elle reçoit un cadeau
mais étonnement lorsqu'elle l'ouvre.
Emotion quand elle part en voyage
mais tristesse quand elle rentre.
Déception quand elle reçoit une mauvaise note
mais joie quand elle est pardonnée.
Tension quand elle passe ses examens
mais satisfaction quand elle les réussit.
Adoration quand elle le voit
mais déception quand il part.
Sourire lorsque qu'elle voit le soleil
mais tristesse quand il pleut.
Cauchemar quand elle fugue
mais soulagement quand elle retourne à la maison.
Amour quand elle se marie
mais chagrin quand elle divorce.
Légèreté quand elle s'envole
mais horreur quand elle tombe…

Marie Salomon

Le coffre maudit!

Lundi 9 mars

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Quand j'étais tout petit et que j'allais chez ma tante en Sardaigne, dans le salon se trouvait un gros coffre noir qui ressemblait à un coffre aux trésors. Alors que je le regardais un jour très attentivement, mes cousins s'approchèrent de moi et dirent d'un air très sérieux:
- Ne te mets pas trop près du coffre!
- Pourquoi?
- Parce que dedans il y a des monstres!
Je regardai le coffre une dernière fois... et m'enfuis en courant dans ma chambre où je pleurai.
Les jours suivants, lorsque j'allais dans la salle à manger en passant par le salon, j'évitais de passer près du coffre. Un jour cependant ma tante s'approcha de l'objet de mes craintes, posa ses mains sur le couvercle, commença à tourner la clé... je me précipitai alors sur elle et criai:
- Non! n'ouvre pas ce coffre, Les monstres vont sortir! Elle me regarda bizarrement et appela ses fils.
- Marco, Nicolas, venez ici!
Très énervée, elle leur demanda de s'excuser et de me montrer ce qu'il contenait.
Ils s'approchèrent, mirent leurs mains dessus, tournèrent la clé... et je m'enfuis dans ma chambre en courant, je pleurai à nouveau. Je ne voulais rien voir, rien savoir!
Je ne sais d'ailleurs toujours pas aujourd'hui ce que ce coffre contenait...

Stéphane Rossinelli

Kinder

Vendredi 27 février

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Dimanche passé, mes cousines devaient venir pour l’anniversaire du parrain de ma sœur. Elles devaient arriver à 11 heures 30. Je me suis levé à 10 heures pour prendre mon petit déjeuner, je m'habillais lorsque ma mère m'a appelé et m'a dit:
- Tu devrais ranger ta chambre avant qu’elles n'arrivent!
Je m’exécutai. Je mis la main alors sur quelques petites coquilles d’œuf jaunes et roses qu’on trouve dans les oeufs Kinder. Je me rappelai...
Nous nous réfugions, ma sœur et moi, dans la chambre de jeux où nous fabriquions des murs de peluches de toutes tailles et de toutes les couleurs. Nous préparions alors chacun les célèbres coquilles d'oeuf Kinder que nous collectionnions, en guise de munitions. Commençait la bataille. Attention!
Ne le faites jamais avec le jouet à l'intérieur, cela peut faire très mal…

Alexis Tâche

Le surf

Dimanche 15 février

SAMEDI 19 JUILLET-13

C’était par une douce journée d’été. J’étais étendu devant la télé et je changeais de chaîne régulièrement – rien ne parvenait réellement à capter mon attention. Je laissai le téléviseur sur la chaîne des sports et je me mis à feuilleter une revue de voyages, m’imaginant en train de me prélasser sur le bord de l’océan à l’ombre d’un palmier. Soudain apparurent des images renversantes d’une silhouette émergeant du ventre d’une immense vague, en équilibre parfait sur une sorte de tapis blanc rigide. C’est alors que je compris que c’était un surfeur de très haut calibre qui était en quête de la vague ultime.
Je suivis l’entièreté du reportage, probablement sans même cligner des yeux afin de ne rien rater de cette formidable danse aquatique avec comme partenaire un élément de la nature déchaîné. Certains surfeurs se faisaient renverser, bousculer, fouetter par des vagues immenses animées d’une incroyable puissance. D’autres parvenaient à se faufiler, zigzaguer et même virevolter à une vitesse impressionnante. Je me voyais déjà à leur place, en train de conquérir des vagues déferlantes.
Ce soir-là, je m’endormis rapidement et me mis à rêver, inspiré par les dieux du surf.
Dès le lendemain je compris que je devais absolument me procurer une planche de surf. J’établis mon budget et communiquai mes intentions à mes parents qui me permirent de me procurer l’objet tant convoité – mon premier surf.
Un mois s’écoula avant qu’une occasion ne se présente – un voyage sur la côté ligure en Italie. Arrivé sur le bord de la Méditerranée, je fus confronté à une dure réalité à laquelle tout surfeur doit éventuellement faire face. La mer n’avait rien de mieux à offrir que de faibles ondulations d’au plus cinquante centimètres. Débordant d’optimisme, je pris quand même mon surf, me jetai à l’eau et attendis patiemment que le vent se lève et amène davantage de remous. Une heure passa, puis une autre, et une autre sans que la situation ne s’améliore. Au bout de ma patience et à court de motivation, je rejoignis mes parents et rentrai à l’hôtel avec l’espoir d’un lendemain meilleur.
Le lendemain fut effectivement meilleur, mes prières ayant en partie été entendues. Je pus mettre à l’épreuve ma planche de surf mais surtout mon orgueil, car je ne passai finalement que peu de temps en équilibre sur mon «board» et beaucoup de temps dans l’eau – je réalisai alors que le surf ne se maîtrisait pas en une journée. Les journées qui suivirent furent trop paisibles pour poursuivre ma quête mais je gardai toujours un excellent souvenir de mes débuts dans ce sport. Les vacances terminées, je suppliai mes parents de retourner faire un voyage de surf.

Une révision des meilleurs endroits pour surfeur me révéla une vérité: la mer c’est bien, mais l’océan c’est mieux! Je demandai donc à mes parents de réserver un voyage sur la côte Atlantique afin que je puisse perfectionner mon surf. Ils me l'accordèrent. Il ne restait plus qu’à établir où et quand. J’avais déjà des idées, un petit village de surfeurs nommé Lacanau Océan. Mes parents prirent donc contact avec des hôtels et finirent par réserver. Je devrais m'y rendre lors des vacances d’automne 2009… Je vous en reparlerai.

Jérôme Martineau

Quelle histoire pour un miroir!

Vendredi 13 février

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Presque tous mes amis qui se rendent chez moi et empruntent ma salle de bains remarquent quelque chose de bizarre. En effet, mes parents avaient fixé il y a quelques années un miroir mural à l’aide d'un scotch épais. Eh bien actuellement les scotchs y sont toujours, mais il manque le miroir. Généralement, ces personnes me demandent ce qui s’est passé et je leur réponds toujours assez vaguement en leur disant que j’ai poussé mon frère contre le miroir et qu’il s’est cassé.
Mais cette fois je vais vous raconter ce qui s’est vraiment passé.
Tout cela remonte à six ans..., c’était un jour de vacances d’été. Nous étions, mon papa, ma maman, mon frère et moi de retour de vacances passées en Italie au Lac de Garde. Nous venions tout juste de finir de défaire nos valises et ma maman avait déjà mis quelques lessives.
Après le souper, mes parents nous demandèrent à mon frère et moi de nous préparer pour la nuit. Arrivés dans la salle de bains, je commençai par me laver les dents et lui à mettre son pyjama. Lorsque que j’eus terminé ma toilette, mon frère vint à son tour la faire. Après s’être brossé les dents, celui-ci s’assit sur un espèce de pouf. Et ce fut à partir de là que les choses ont commencé à se compliquer… Mon frère ne voulant pas se retirer du pouf où se trouvait mon pyjama, je fus forcée de le faire de la manière forte. Je le pris par les épaules et le poussai en arrière. Evidemment, je n’avais pas prévu d’y mettre autant de force et sa tête heurta malheureusement de plein fouet le miroir. Celui-ci se brisa en milles morceaux. Je fus paniquée car mon frère hurlait comme si je m’apprêtais à l’égorger. Mes parents sont venus voir ce qu’il se passait. Quand ils virent le miroir en mille morceaux, ils ne surent pas trop bien ce qui s'était passé.
Je comprends, car c'était en quelque sorte impossible d'imaginer qu’une petite fille de six ans puisse pousser son petit frère de deux ans contre un miroir. Heureusement, mon frère n'a rien eu, mais il a pleuré longtemps. Il a cessé enfin ses pleurs, mes parents ont ramassé les débris et tout est revenu dans l’ordre.
La prochaine fois que vous venez chez moi, s’il vous plaît, ne me demandez pas ce qui s’est passé!

Marine Ecabert

Histoires de trottinettes

Mercredi 11 février

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Hier matin, j’étais un peu stressée. J’ai donc décidé d’utiliser ma trottinette pour aller à l’école, car celle-ci me permet de diminuer mon temps de trajet. En effet, pour parcourir une distance d’à peu près 800 mètres, je mets 10 à 12 minutes à pied et 4 à 5 minutes en trottinette. Néanmoins, prendre ma trottinette soulève un problème familial dont j’aimerais vous faire prendre conscience.
Il se trouve que durant le mois passé, deux de mes sœurs se sont fait voler leur trottinette dans le périmètre scolaire. La première l’avait laissée imprudemment dans le préau. Lorsqu’elle a voulu aller la rechercher, l'engin avait disparu. Bien qu’elle soit en partie responsable, laisser une trottinette deux périodes sans surveillance ne devrait pas être un problème.
Ma seconde soeur a été victime d’une histoire que l’on pourrait qualifier de bien plus scandaleuse. Durant un cours de gymnastique, elle avait laissé sa trottinette sous les escaliers de la piscine, lieu réservé à cet effet. À la fin des cours, quand elle a voulu aller la rechercher, elle n’était plus là. Ma soeur a interrogé le concierge qui était dans les locaux, mais sa trottinette avait bel et bien été volée. Bien sûr, il est très facile de venir prendre une trottinette qui n’est pas la nôtre sous les escaliers et de s’en aller incognito.
Une question subsiste tout de même. Comment éviter ce genre d’accidents? Un système plus sécurisé dans les espaces scolaires est peut-être une bonne solution. Mais je crois surtout que, pour l’instant, il faut compter uniquement sur notre propre vigilance. Ne jamais laisser sa trottinette sans surveillance, car les voleurs sont apparemment partout. Et lorsque l’on n’est pas en classe en première ou dernière période, peut-être est-il préférable de mettre sa trottinette dans son casier, même si cela prend plus de temps. Il vaut mieux prendre la peine de faire un détour, plutôt que de risquer le vol. Mais alors, cela vaut-il encore vraiment la peine de prendre sa trottinette pour gagner du temps?

Anouck Fonjallaz

Le naufrager de Khéops

Mardi 10 février

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Dimanche matin, je me suis levée tôt et j’ai décidé de faire une surprise à mes parents: acheter le petit déjeuner. Je m’habille, fais ma toilette et sors en direction de la boulangerie. Sur le chemin, j’aperçois quelque chose qui attire mon attention; je m’arrête pour voir de quoi il s’agit et je vois, par terre, un petit calepin en cuir: «Dois-je le ramasser où le mettre à un endroit ou son propriétaire pourra le retrouver?» J’opte pour la première solution, et le saisis, l’observe quelques instants. Il est vraiment magnifique, d’un beau cuir noir étincelant. Il n’est pas recouvert de poussière – son propriétaire n’a pas dû le laisser tomber il y a longtemps –, il est entouré d’une fine sangle en argent. Je vais m’asseoir sur un banc et commence à lire.
Le narrateur nous dit qu’il se trouve en Egypte. Il raconte: «J’étais vraiment excité par ce voyage car c’était la première fois que je prenais l’avion. J’avais longtemps imaginé ce moment et avais beaucoup hésité sur ma destination, mais je crois que j’ai bien choisi. Je suis arrivé le samedi 12 octobre au Caire, une ville très surprenante qui déborde de personnes, de couleurs, d’odeurs et de bruits. Il faisait très chaud, même tôt le matin. Un peu plus tard dans la matinée, je suis allé à mon hôtel, un bâtiment qui avait de l'allure. Ma chambre était spacieuse et lumineuse. J'ai pris une douche et suis parti à la recherche d’un restaurant.
Quand j'ai terminé mon repas, je suis parti visiter la ville. Le soir je suis rentré à l’hôtel et j'ai passé une nuit tranquille, j’étais fatigué. Le lendemain matin, je me suis réveillé tôt, j’avais prévu de me rendre au pied des pyramides. Je me suis levé, j'ai pris une douche puis suis allé déjeuner. Je suis parti de l’hôtel vers 8 heures et j'ai pris la direction du plateau de Gizeh. Quand je suis arrivé, je suis allé acheter une bouteille d’eau, j’avais déjà soif. J'ai pris ensuite des billets, il y avait beaucoup de monde. Je me suis dirigé vers ces imposantes constructions, j'ai toujours été fasciné par les pyramides. J'ai commencé à monter, un pas, deux pas, trois… Absorbé par mon ascension, je suis arrivé en-haut sans m’en rendre compte. J’étais arrivé si haut que plus personne ne me voyait, ni ne m’entendait. J’avais le vertige, je n'ai plus osé regarder en bas. Je me suis assis sur un des gros blocs de pierre près du sommet, j'ai commencé à écrire ces lignes dans mon calepin.
Je vais le lancer tel un naufragé jette une bouteille à la mer, en espérant que quelqu’un le trouvera et viendra me secourir!»

Lea Ducret

Persévérance

Jeudi 5 février

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Je tiens ce monde pour ce qu’il est: un théâtre où chacun doit jouer son rôle (William Shakespeare).

Hier matin, alors que je prenais mon petit déjeuner, je regardai un dessin de mon petit frère collé sur le mur. Le figurant principal n’avait ni jambes ni bras, je me demandai pourquoi Guillaume ne l’avait pas complété. Je le regardai à maintes reprises, cela me rappelait quelque chose que j’avais vécu. J’allai à l’école sans réponses.
Après les cours de français, d’anglais et de mathématiques, je revins à la maison, toujours sans réponse. J’attendis dès lors mes parents le reste de la journée.
Lorsqu’ils rentrèrent du travail, il était environ 18 heures, cela faisait près de 10 heures que je cherchais une réponse. Jamais je n’aurais pensé que la réponse se cachait dans un mail que ma maman m’avait envoyé et que je n’avais guère pris le temps de lire, pensant avoir d’autres choses plus importantes à faire. Ce mail contenait un lien vers une vidéo – assez spectaculaire – et se terminait par ce mot «Bravo!». Cette vidéo commençait à m’intéresser, et c’est alors que je m’apprêtais à la regarder que, comme par magie, je me souvins de l’histoire que j’avais cherchée toute la journée.
C’était lors d’une belle journée d’été, nous marchions tranquillement dans le jardin botanique et, tout en observant les plantes, je rêvassais, songeant aux nouveaux professeurs que j’aurais à la rentrée, aux nouveaux compagnons de classe ainsi qu’aux nouvelles méthodes de travail qu’on allait à coup sûr nous proposer. C’est à ce moment précis que mon petit frère voulut me montrer quelque chose, il pointa son index en direction d'un homme qui n’avait ni jambes ni bras, et qui rougit de confusion.
Je fis signe à mes parents pour qu’ils jettent un regard rapide en direction de ce monsieur. Eux aussi se sentirent mal à l’aise. L’homme nous aperçut et nous fit signe de venir vers lui. Visiblement il voulait nous parler. Nous nous approchâmes. C’est alors qu’il me fixa et me parla. Je ne comprenais rien, il parlait anglais. Mon père le félicita chaleureusement pour le magnifique discours qu’il venait de prononcer. Je demandai donc à mon père une traduction, lequel m’expliqua que le monsieur lui avait dit que tant qu’il serait vivant, il ne renoncerait jamais à marcher. Je commençai à pleurer d’émotion. En cherchant les mots adéquats que mon père traduisit, je lui dis que je n’avais jamais vu un homme aussi persévérant.
Le lendemain, nous retournâmes visiter la ville et ses magnifiques monuments, nous étions fatigués et cherchâmes donc un restaurant afin de nous y reposer et manger quelque chose. Nous choisîmes un petit restaurant local. J’avais commandé une pizza à la Marguerita – vous savez cette pizza faite de fromage, de tomates et d’olives – et je me mis à repenser à l’homme rencontré dans le jardin botanique la veille, j’étais toujours aussi ému, je le félicitai en pensées.
En sortant du restaurant, je le vis en train de se déplacer. Il sifflotait en faisant remarquer à tous les passants que la vie était trop courte pour se plaindre de son sort et trop belle pour ne pas être vécue pleinement. Quand il nous vit, il nous salua, souriant, et nous tendit un papier. Il y était écrit : «Quand on veut on peut!» Avant de s'éloigner. l’homme nous fit un clin d’œil.

Jérôme Martineau

Le petit garçon qui tire la langue

Mardi 27 janvier

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Hier, dans un magasin, j’ai croisé une fille qui n’arrêtait pas de tirer la langue à sa mère, cet événement m'a rappelé une histoire…
Il faisait beau, nous avions décidé, ma mère et moi, de descendre en ville. Mais ce jour-là, après avoir passé de belles heures à fouiller les boutiques, nous nous sommes rendu compte qu’il nous manquait quelque chose: des pâtes.
Nous sommes vite retournées sur nos pas afin de pouvoir en acheter. C’est à ce moment-là que nous avons vu un petit garçon tirer la langue à sa mère, puis à son père ainsi qu’à une dame âgée – qui n’était vraisemblablement pas de sa famille! Il avait l’air énervé, très énervé!
Ma mère et moi, pour ne pas attiser le feu, avons préféré les ignorer. Malchance! la mère de ce petit nous arrête et nous dit: «Vous ne trouvez pas ça inadmissible de ne pas dire bonjour à une amie de vos parents! » On aurait dit qu’elle nous prenait à partie.
Elle ne s'est pas arrêtée, elle a répété la même chose à toutes les personnes qui passaient par là. Nous avons continué en pensant qu’après avoir acheté nos pâtes tout serait fini.
Et bien non! la situation avait empiré. On a entendu alors le haut-parleur qui annonçait: «Chère cliente, cher client! Monsieur et Madame Dubois recherchent leur fils. Il porte un jeans et un pull rouge. Si vous savez où il se trouve, merci de le ramener à l’accueil.» Le petit garçon était donc parti se cacher dans le magasin...
Quelques minutes après, je vois quelque chose de rouge qui bouge derrière des bouteilles d’eau. Je regarde et devinez qui je trouve... le petit garçon! Ma mère et moi l'avons ramené à l’accueil. Le petit garçon nous a dit gentiment au revoir et nous a donné un des chocolats qu’il avait chipés lorsqu’il s’était caché. Sachez qu'il ne nous a pas tiré la langue!
De retour à la maison, nous avons raconté cette histoire au reste de la famille et ils ont bien ri.

Elodie Rueff

Cul-sec

Lundi 19 janvier

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Les vacances, ça en fait rêver plus d'un. On les trouve toujours trop courtes. Et dès qu'elles sont finies, on attend avec impatience les prochaines… ainsi de suite. On peut heureusement songer dans l'intervalle aux vacances passées, quand je suis allée en famille sur Tenerife, aux îles Canaries, pour fêter mon dixième anniversaire. Nous y sommes restés une semaine...
C'était un décor de rêve: volcan imposant, des plages de sable noir, des palmiers et un somptueux hôtel avec trois piscines extérieures. Tel était l'environnement de mes vacances et tout s'est passé comme dans un rêve, jusqu'à notre dernier soir sur l'île. Nous étions allés manger dans un petit restaurant face à la mer. L'air était doux et nous avions assisté à un merveilleux coucher de soleil. Pour l'apéro, on nous avait servi des immenses cocktails à l'ananas ou à la sangria. Au menu, il y avait des patates canariennes (spécialité locale: pommes de terre cuites à l'eau de mer accompagnées de trois types de sauces) et des poissons délicieux… mmh, un régal.
Tout à la fin du repas, on nous a apporté quatre petits verres remplis d'un liquide jaune transparent: de l'alcool de banane…. Bien entendu, nous ne savions pas ce que c'était, si bien que je pris le verre en main. Du bout de la table, le serveur me fit signe d'un geste, de boire le tout d'un coup. Et stupide comme je le suis, je le fis…. Et oui, je bus cul-sec mon verre d'alcool de banane. Surprise par le goût, je faillis m'étrangler et tout recracher, j'avais la gorge en feu. Comprenant que j'avais bu autre chose qu'un innocent sirop jaune, je me tournai vers mes parents pour guetter leur réaction. Ils éclatèrent de rire en voyant ma tête, même le serveur riait aux éclats. Mais je n'avais pas le temps d'avoir honte, j'avais trop mal à la gorge. Heureusement, le serveur le comprit et m'apporta un verre d'eau.
Je m'attendais à me sentir un peu patraque dans les heures qui suivirent. Mais ce fut tout le contraire, je me sentis plus joyeuse que jamais et je n'eus aucune envie de dormir – bien que j'y fusse obligée.
Ce n'est quand même pas tout les jours qu'on boit cul-sec un verre d'alcool de banane – cul-sec ou tout court. En tout cas, maintenant, je goûte toujours du bout des lèvres un liquide qui me paraît suspect.

Floriane Maillard

Pitreries

Jeudi 15 janvier

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Je jouais tranquillement à l’ordinateur quand tout à coup mon père est venu me saluer. Je croyais qu’il partait au travail. J’étais tellement absorbé par mon jeu que je n’avais pas remarqué que nous étions dimanche matin et que mon père se rasait. Je lui ai fait la bise distraitement et c’est ainsi que je me suis retrouvé avec de la mousse à raser plein la figure.
Cette farce m’a rappelé mes vacances d’été en famille en Crète. Nous étions dans un hôtel avec ambiance. A tous les repas, un comique était présent. La première fois que nous l’avons vu, un matin à 10h30, il était encore en robe de chambre, à moitié rasé, plein de mousse, en train de chercher désespérément un miroir pour terminer sa toilette. Son regard, sa démarche et ses attitudes suscitaient le rire et la bonne humeur.
Grâce à ce clown, les repas étaient très animés. La soirée la plus drôle fut celle durant laquelle un cuisiner nous présentait les «spécialités du chef». Il levait le couvercle de plusieurs récipients censés garder la nourriture au chaud. A côté du poulet, du bœuf et du poisson, il s’arrêta devant un dernier plat. Il nous invita à deviner son contenu qu’il vantait sans réserve. Que pouvions-nous bien y trouver? Une spécialité de la région? Au bout du suspens, le couvercle fut levé et… le contenu bougeait en exprimant une mimique des plus inattendues, un visage «cuisiné», la tête de l’animateur posée sur un plateau! Le clown était en fait caché sous la table bricolée. Vous auriez du voir la surprise des dames qui passaient par là. Elles étaient toutes très effrayées et faisaient de grands bonds en arrière. Assis à une table proche du buffet, je pouvais observer la scène en permanence. J’étais plongé dans un fou rire incontrôlable à force de voir les réactions démesurées des clientes.
A une autre occasion, le comique promenait autour de la piscine un faux caniche (qui semblait vraiment vivant). L’air de rien, le personnage s’arrêtait vers les chaises longues pendant que son «toutou» en profitait pour lever la patte et arroser de ses besoins les vacanciers. Je vous laisse imaginer leurs réactions de surprise, de stupeur voire de dégoût. Ce ne fut pas simple de découvrir la petite pompe à eau très bien dissimulée.
Que de pitreries et de gags qui ont bien agrémenté nos vacances et aujourd’hui le blog!

Timoté Vaucher

Une histoire bien tragique

Mardi 13 janvier

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Hier, lors de la leçon de gymnastique, Monsieur Candolfi a annoncé que nous allions faire du badminton. C’est alors, que je me suis rappelé d’une horrible histoire dont j’ai rêvé une nuit. J’ai donc décidé d’y consacrer quelques lignes. C'est pendant les vacances, le temps est magnifique et la chaleur, idéale. Cet après-midi ensoleillé réjouissait particulièrement deux bons amis, parce qu’un filet de badminton avait été installé dans la cour du château pendant le repas. Charles-Edouard, âgé de six ans était venu passer une semaine de repos au château de la noble famille de sa marraine, Elizabeth. Il appréciait la compagnie de son fils de quatorze ans, Jean-Baptiste. Au moment le plus chaud de la journée, les deux compagnons allèrent chercher deux raquettes de badminton ainsi qu’un volant. Après un premier service de Jean-Baptiste, les deux compagnons se mirent à faire quelques échanges. Après s’être suffisamment échauffé, l’adolescent, qui souhaitait améliorer son smash, demanda à son ami de bien vouloir envoyer le volant à une hauteur respectable. Bien entendu, Charles-Edouard répondit à cette demande tout à fait raisonnable. Jean-Baptiste, qui avait une force importante, mais qui manquait de précision dans ses tirs, smasha avec une telle violence que le volant fila droit dans la bouche de son jeune ami qui l'avala. Aussitôt, le majordome apeuré par l’état du filleul de sa patronne accourut. Elizabeth alertée à son tour ordonna qu’on appelle de suite une ambulance. Celle-ci n’arriva qu’en fin d’après-midi, car les routes étaient très mauvaises dans la région. Jean-Baptiste exposa l'affaire aux médecins. L’un d’entre eux expliqua qu’à moins d’un miracle, Charles-Edouard allait mourir, car en effet il n’y avait pratiquement aucune chance d’évacuer le volant de son organisme. Pour couronner le tout, le pauvre bonhomme dont le déjeuner avait été certainement très mal digéré dut rapidement courir aux toilettes! Les ambulanciers, on ne peut plus embarrassés, rentrèrent à l’hôpital de Florence, sans le pauvre enfant: il n’y avait décidément rien à faire pour améliorer son tragique sort. Le soir venu, Elizabeth téléphona à la mère de Charles-Edouard avec laquelle elle s'entretint plus de deux heures avant de lui communiquer précisément les faits. Elizabeth ignorait que pendant ce temps un miracle s’était produit... Un tuyau de la luxueuse salle de bain avait explosé, car un objet d’origine inconnue avait bloqué la circulation de l’eau. Quelle fut la tête du petit groupe lorsqu’il vit le plombier sortir du tuyau d'écoulement des eaux usées un volant de badminton! Charles-Edouard était apparemment passé par là…
On organisa une fête dans le village pour officialiser ce beau miracle. Finalement, ce fut une histoire dont tout le monde rit et se rappela longtemps!

Raphaël Barile

La grenouille

Vendredi 9 janvier

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C'est mercredi matin, je regarde par la fenêtre et, soudain, sur les feuilles mortes un peu givrées, avec de la neige par endroits, j'aperçois un chat couleur grisâtre (un joli ton). Je l’observe longuement, il fait tout à coup un bond comme pour attraper un petit animal. L'événement me ramène à il y a assez longtemps, j’avais sept ans peut-être, je m’en souviens encore bien.

Il faisait grand soleil, c’était l’été. Je lisais avec ma soeur Lynn près de notre porte-fenêtre qui donne sur l'extérieur. Elle était ouverte car ma mère faisait du jardinage. Soudain, notre chatte Lili arriva avec quelque chose dans sa bouche; Elle lâcha la "chose” par terre.
– Une grenouille!
Ma soeur et moi la regardâmes, elle ne bougeait pas. Puis tout à coup elle fit un saut. Toutes les deux nous poussâmes un cri strident.
– Ahhh!
Ma mère accourut pour nous demander ce qui se passait; mais avant de terminer la question, elle remarqua la grenouille, brune et gluante. Ma soeur, qui à l’époque devait avoir 5 ans, s'éloigna. La grenouille fit un second bond vers elle, second hurlement.
– Ahhh!
Lynn s'éloigna encore. Ma mère et moi la regardions. Décidée à réagir, maman mit ses gants de jardinage, prit l’animal qui essayait de sauter une troisième fois et le posa dans la haie. Ma soeur et moi étions rassurées, mais je remarquai que Lili était partie en douce, elle qui voulait nous faire un cadeau... la pauvre! Puis, tout reprit son cours. Lynn et moi continuâmes à lire et maman reprit son jardinage.
La grenouille, quant à elle, après sa grosse frayeur, était sans doute repartie dans la nature.

Jill Mina

Histoire de coude

Jeudi 8 janvier

Mon plâtre

C'était il y a quelques jours, j'étais tranquillement assise à mon bureau, réfléchissant à ce dont je pourrais bien vous parler... quand, par un geste brusque, je me suis tapé le coude, j'ai repensé à l’accident qui m’était arrivé il y a un an.

C’était aux agrès, nous nous exercions à faire des sauts roulés sur le trampoline pour ensuite tenter le salto. C’était à moi d’y aller, je courus jusqu’au trampoline, puis dans l’air j’eus un doute… Devais-je faire un saut roulé ou un salto? Je n'eus pas le temps de répondre à cette question que déjà j’atterrissais sur le gros tapis… C’est avec mes mains que je tentai d’amortir ma chute! Etonnamment ce n’est pas mon poignet qui prit le coup mais mon coude. Je l'entendis craquer, j'étais sûre pourtant qu’il n’était pas cassé.
Malgré tout, ma maman m’emmena à l’hôpital; les médecins me dirent que j’avais une fracture. En fait, je m’étais «arraché» l’épitrochlée, c’est le petit os qui se trouve dans l’articulation du coude. Les médecins nous dirent dans un premier temps qu’il faudrait peut-être faire une réduction sous narcose mais que je devais attendre le lendemain et l'avis du médecin-chef. Je rentrai donc chez moi avec un simple plâtre.

Le lendemain, le médecin nous a appelés pour nous annoncer «qu’il allait m’embrocher». M’embrocher … ? Que voulait-il dire pas là…? Étions-nous invités à un barbecue ou quelque chose de ce genre? Non, il s’agissait d’une opération pour me placer deux broches dans le coude afin de remettre mon «épitrochlée» à sa place.
L’hôpital est un endroit que je ne connaissais pas et qui me faisait un peu peur. J’étais très stressée, mais finalement cette opération s’est très bien passée. Pour m’endormir, on m’a raconté que l’anesthésiste avait utilisé un gaz hilarant, je m’étais donc endormie en riant, mais je ne m’en souviens pas.
C’était le bras droit, et comme je suis droitière, ce n’était pas bien pratique, surtout pour l’école. Ainsi, j’ai eu le privilège de faire certains tests sur l’ordinateur. Et tout ce qu’il fallait écrire, je le faisais soit de la main gauche soit par oral.
Après quatre semaines, on m’a enlevé le plâtre, mais il m’a quand même fallu plus de six mois avant de pouvoir tendre le bras. Plusieurs mois après ma chute, le médecin m’a réopérée pour m’enlever les deux broches.
Cette histoire de coude s’est bien terminée, j’ai appris que je pouvais faire beaucoup de choses de la main gauche et que le personnel de l’hôpital est très réconfortant. J’ai quand même dû attendre longtemps avant de recommencer les agrès, je n’ai toujours pas refait le salto et je ne suis pas sûre que je le referai un jour.

Marine Hayward

Mariage heureux

Mercredi 7 janvier

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Elle s'appelle Gabriella, elle a bientôt 14 ans, elle voudrait vous raconter une histoire merveilleuse...
Aujourd'hui dehors il fait froid. Les arbres sont recouverts de neige, qui me rappelle le robe blanche du mariage, l'union d'un homme et d'une femme, son voile traîne le long de l'église...
Et Gabriella aimerait vous raconter le jour merveilleux du mariage de sa tante, début septembre. Elle est entrée dans l'église, c'était un jour de pluie. Pas grave! Ne dit-on pas Mariage pluvieux, mariage heureux? Leurs familles les attendaient, leurs amis aussi. La pasteur était drôle et noir, c'est rare de nos jours, il les a unis en présence de Dieu, mari et femme. Ils se sont passé l'alliance, unis à jamais. Dans un grand restaurant, bien entourés, ils ont mangé.

Tard dans la nuit les mariés sont rentrés sous la pluie, mariage pluvieux, mariage heureux.

Gabriella Brunetti

Cambriolages dans les parages

Lundi 5 janvier

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Hier matin, en me réveillant, j’ai vu la voiture de police garée devant le garage de mes voisins. Poussée par la curiosité, je suis allée voir ce qu’il se passait et j’ai appris avec horreur que mes amis s’étaient fait cambrioler cette nuit. Ce vol m’a rappelé un évènement qui m’a beaucoup marquée. Je m’en souviens comme si c’était hier… le lundi 19 novembre 2007, apparemment un jour comme tant d’autres.

Le temps était monotone, il pleuvait. Comme tous les lundis, ma maman était venue me chercher à l’école à 15 heures 30 de manière à ce que j’arrive à ma leçon de solfège pour 16 heures 10. Cinquante minutes plus tard, à la fin de mon cours, elle devait venir me rechercher pour rentrer à la maison.
Pendant ce temps, ma grande sœur rentrait de l’école, elle ouvrit la porte et vit qu’il y avait de la terre partout sur le carrelage. Sans s’étonner le moins du monde, elle pensa que c’était moi qui avais encore une fois marché avec mes bottes sales dans la maison. Elle alla ensuite dans la chambre de mes parents et remarqua que la fenêtre et les armoires étaient ouvertes. Ma sœur observa également que les tiroirs avaient été vidés et que des dizaines d’habits, de photos, de feuilles,... s’entassaient pêle-mêle sur le lit ainsi que sur le sol. Il régnait un désordre indescriptible.
Commençant à se douter de quelque chose, elle décida d’appeler notre maman. Elle venait de me rejoindre au cours de solfège, elle s'inquiéta lorsqu’elle apprit ce qu’il se passait. Elle demanda à ma sœur d’aller voir s’il y avait encore quelque chose de suspect ailleurs dans la maison.
Celle-ci constata avec stupéfaction que la vitre du salon était cassée et que l’ordinateur portable qui était sur la table avait disparu. Affolées, ma mère et moi-même rentrâmes à toute vitesse à la maison. Nous appelâmes immédiatement la police pour lui demander de venir chez nous afin de constater le délit. Malheureusement, elle ne fut pas d’un très grand secours, car elle ne réussit pas à relever les empreintes des voleurs étant donné que la maison était soi-disant «trop propre». Quand ces derniers furent partis, nous constatâmes que l’on nous avait volé l’appareil photo, la caméra, de l’argent, des bijoux, l’ordinateur, des montres ainsi que mon sac d’école qui contenait ma clé de casier et mon natel.
Depuis ce jour-là nous ne nous sentions plus en sécurité chez nous; le fait que des personnes se soient introduits dans notre sphère privée et que ces personnes aient fouillé dans nos affaires personnelles, nous a causé beaucoup d'inquiétude. C’est pour cela que nous avons installé un système d’alarme. Cela ne signifie pas que notre maison est à l’abri d’autres effractions, mais cette décision contribue à nous rassurer.

Lorena Lombardo

Evolène

Jeudi 18 décembre

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Il m’a suffi de tourner la tête et de regarder dehors: la neige. Elle me rappelle un endroit que j’adore, Evolène, un tout petit village dans le canton de Valais qui se situe à 1400 mètres d’altitude. Pour y aller il faut compter entre une heure et une heure trente. On peut y pratiquer le ski, le patin à glace et le ski de fond. Les habitants qui y vivent à l’année y sont peu nombreux. Par contre, en hiver, le village se remplit.
Ce que j’aime dans cet endroit c’est la tranquillité et le calme de la montagne. Les habitants y sont vraiment très sympathiques et toujours de bonne humeur. Je me réjouis vendredi, ce sera la première fois que j'y monte cette d’année, loin du stress de l’école. Je me réjouis aussi d’y aller car j'y retrouve mon parrain ainsi que sa famille. Nous passons vraiment beaucoup de temps ensemble.
Vous savez, cet endroit compte vraiment pour moi. Je serai vraiment triste de ne plus pouvoir y aller. Je voudrais aussi y aller plus souvent mais il y a l’école.
Pendant l’hiver c’est un peu comme un cycle: le vendredi après l’école, ma famille et moi nous partons pour Evolène pour y passer le week-end et nous repartons le dimanche en fin de journée.

Rick Détraz

Cette histoire ou celle-là...

Mardi 16 décembre

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Je suis devant mon ordinateur et je pense à l'histoire que je vais écrire pour le blog de la classe. Je me dis qu'il faut peut-être raconter une histoire réelle, ou plutôt une histoire irréelle que j'aurais inventée, il me vient plein d'idées. Quelque chose en relation avec les petites amies de mon frère – il ne me parle jamais de ses petites amies – ou autour de la jeunesse de mon père? L'histoire que m'a racontée ma mère, lorsqu'elle a sauvé quelqu'un à son travail?
C'est vraiment compliqué de choisir la bonne histoire, celle qui plaira à tout le monde. Celle-ci?

Stéphane Rossinelli

La neige... mais la grippe

Lundi 15 décembre

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C'était la semaine passée, j'étais seule chez moi, assise sur mon lit. Je m’approche doucement de la fenêtre, avec une pointe d’étonnement je constate que le sol est recouvert d’un long manteau blanc. Mesdames et messieurs, la neige a fait sa remarquable entrée. J’adore apercevoir les flocons qui tombent lentement et délicatement. L’émotion m’envahit, le monde me paraît tout posé, tout calme. Je décide alors de sortir mes vieilles chaussures de neige pour aller dehors. Je respire l'air frais qu’apporte la neige, j'avais oublié le bonheur qu'il apporte.
Elle fait le bonheur des enfants qui se divertissent en façonnant un amusant bonhomme de neige, le bonheur des skieurs qui se laissent glisser, ou le bonheur simple de la regarder, et écouter le calme qui règne autour de nous.
J'ai froid aux mains, je n’ai pas songé à prendre ma paire de gants. Je rentre vite, pour profiter d’un bon chocolat chaud. Je passe ensuite à la douche et choisis un savon à l’odeur vanille – j’adore spécialement cette odeur douce. Je mange, puis jette un coup d’œil à ma montre, il est déjà 21 heures 30. Je prends la sage décision d’aller me glisser sous mes draps, tout de suite mes paupières se font lourdes et mes yeux se ferment.
Le lendemain matin, je me réveille et mon corps ressent une chaleur infernale. Je vais chercher le thermomètre, on ne sait jamais après tout. Et devinez quoi? J’ai de la fièvre, je suis malade! La neige ne nous réussit pas toujours!

Olalla Pineiro

Plouf!

Vendredi 12 décembre

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Je cherche désespérément une histoire à vous raconter, qui retienne votre attention. Je crois que la suivante est la plus apte à remplir cette mission. Cette histoire va sûrement vous paraître très comique et typique d’un vidéogag, mais elle est bien réelle.
C’était le début de l’été. Toute la famille était invitée chez une amie, Patricia, qui habite près de Neuchâtel. Nous avions rendez-vous au bord du lac pour commencer la journée par une balade avec son petit bateau à moteur. L’embarcation pouvait malheureusement contenir seulement quatre personnes à son bord.
Notre famille étant composée de six membres, il était donc obligatoire de faire deux groupes. Rapidement nous avons trouvé un compromis qui a satisfait tout le monde.
Ma maman, ma petite sœur et moi allions commencer, nous sommes donc parties faire un tour en bateau sur le lac. Patricia conduisait. C’était très joli de se balader sur l’eau, une légère brise soufflait sur mon visage et je trouvais cela agréable. Il faisait beau et chaud et ma petite sœur et moi regrettions de n’avoir pas pris nos maillots de bain, pour faire une petite baignade dans le lac.
Après une demi-heure sur le bateau, il était temps de laisser la place au reste de la famille. Nous devions nous retrouver près d’un ponton pour inverser les rôles. Arrivées au lieu dit, nous étions attendues avec impatience. Nous sommes descendues du bateau, et nous nous sommes retrouvés à six personnes sur un petit ponton peu stable. Celui-ci s’est alors mis à pencher dangereusement… puis a basculé! Je me suis alors retrouvée dans l’eau ainsi que mes parents et ma petite sœur. Mes deux grandes sœurs ont écouté leur «instinct de survie» et se sont réfugiées dans un bateau qui était amarré à côté du ponton. Nager était bien difficile car mes habits me collaient à la peau et ils semblaient peser des tonnes. J’ai pu m’accrocher au ponton et monter prudemment dessus. Il était encore plus difficile de marcher que de nager avec des vêtements dégoulinants de partout. J’ai remarqué que le reste de la famille était autour de ma maman. Je me suis avancée vers elle et je l’ai vue en train d’appuyer frénétiquement sur toutes les touches de son portable. J’ai alors compris qu’il n’avait pas résisté à la baignade.
Ce n’est pas à cause de ce petit accident que nous avons modifié le déroulement prévu de la journée. Le second groupe s’en est allé au large tandis que nous, nous sommes rentrées à la voiture pour tenter de nous sécher! Les gens que nous croisions sur le chemin nous regardaient avec de grands yeux, ce qui nous gênait un peu mais en même temps nous faisait rire. C’est vrai qu’à leur place j’aurais fait pareil. Il fallait voir le bon côté des choses : ma petite sœur et moi avions pu nous baigner même sans maillot de bain!

Anouck Fonjallaz

Sous influence

Jeudi 11 décembre

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On a beaucoup parlé de l'influence des jeux vidéo sur le moral et l'attitude de ceux qui les pratiquent. On dit souvent que ça peut être dangereux. Je pense de mon côté qu'il n'y a pas que les jeux vidéo qui nous influencent, les livres aussi le peuvent, mais d'une autre manière.
Pour qu'un livre nous touche, pour que nous soyons plongés au cœur du récit, il doit tout d'abord être bien écrit. Qu'il soit tragique ou romantique, polar de fiction ou histoire véritable, pour qu'un livre nous transporte, il faut que celui-ci nous convienne et corresponde à nos goûts. Un livre peut être en effet fabuleux et enthousiasmant pour un lecteur, alors qu'il sera perçu comme horrible et ennuyeux par un autre. Quand nous sommes vraiment dans le livre, nous le savons tout de suite, nous n'arrivons plus à en détacher les yeux.
Certains, trouvent peut-être bizarre de penser qu'on peut être influencé par un livre, et pourtant, ça m'est arrivé plusieurs fois... Je commence à ressentir les émotions des personnages. Que ce soit leur colère, leurs doutes, leur tristesse ou leurs joies, je les ressens toutes. Je suis alors d'humeur instable, "soupe au lait", différente de moi-même.
J'étais en train de lire un livre intitulé Je veux vivre (Je veux vivre, Jenny Downham, Plon Jeunesse, Paris, 2008). C'est l'histoire d'une jeune fille de seize ans qui est atteinte d'une leucémie. Elle sait qu'il ne lui reste pas très longtemps à vivre, elle fait alors la liste des choses qu'elle veut absolument faire avant de mourir. En lisant ce livre, je ne peux pas dire que je me sentais malade, loin de là. Mais j'avais un sentiment d'urgence. Peut-être que ce sentiment de malaise était encore augmenté, parce que l'histoire que je lisais était une histoire vraie, pas seulement une fiction.
Quand je me suis rendu compte de cela, j'ai eu très peur, peur de ne pas être normale, ou d'avoir un problème… J'en ai parlé avec ma maman, qui m'a répondu:
– Ne t'inquiète pas! Tu t'identifies aux personnages, tu vis leurs émotions et c'est normal.
Alors oui, je me suis rendu compte que l'on pouvait être influencé par un livre, modifié dans sa façon de penser et de réagir, être transformé par ce qu'on lisait…..
Mais si lire peut à ce point nous influencer, pouvons-nous continuer à lire sans risque? Et de façon plus personnelle, pourquoi est-ce que je continue à lire?
Tout simplement parce que, en m'identifiant aux personnages d'un livre, je peux voyager, découvrir d'autres mondes, différents modes de vie, m'échapper et parfois mettre un peu de piment dans mon quotidien.
Quand on lit un texte imaginé par un autre, on s''invente un monde d'images dont le lecteur est le créateur. Et je comprends mieux maintenant pourquoi, lorsqu'on va voir un film dont on a lu le livre, tout notre univers imaginaire parfois s'écroule.

Floriane Maillard

Matin d'hiver

Lundi 8 décembre

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Ce matin, c’est encore un matin froid d’hiver, où ma seule envie est de retourner sous mon duvet et de me rendormir. Hélas, je dois me préparer pour aller à l’école. J’enfile un survêtement et je descends pour prendre mon petit déjeuner. Je verse des céréales dans mon bol et je commence à les engloutir. Mon paquet de céréales me paraît différent, j’ai l’impression que les abeilles dessinées bougent. Soudain, l’une de ces abeilles s’avance et me dit bien clairement :
- Veux-tu bien arrêter de manger mes boucles d’oreilles? 
Je me penche pour regarder dans mon bol et je vois avec stupéfaction que mes céréales se sont transformées en des centaines de petites créoles. Je relève ma tête et regarde l’abeille qui me dévisage pleine de colère dans les yeux.
- Mes collègues et moi passons des heures à fabriquer ces boucles d’oreilles pour gagner un peu d’argent et toi tu les manges sans aucune honte! crie l’abeille visiblement très énervée.
Moi, je reste bouche bée à la regarder se lamenter sur son sort. Quand tout à coup, toutes les abeilles de la boîte se mettent à crier à leur tour. Prise de panique, je prends mon bol et reverse les boucles d’oreilles dans le paquet de céréales. Puis, peu à peu, les abeilles se calment et se figent sans rien dire.
J’entends alors ma mère qui m’interpelle:
- Anne-Sophie, tu t’es encore endormie sur ton assiette! Tu vas être en retard à l’école, dépêche-toi! 
Pour toute réponse je lui lance un regard surpris. Et, anxieuse, je contrôle ma boîte de céréales pour m’assurer que les abeilles ne bougent plus.
J’ai juste le temps de me brosser les dents, on sonne déjà, j’ouvre la porte et vois ma copine qui m’attend pour aller à l’école. Je la regarde et murmure:
- Je hais les matins d’hiver! 

Anne-Sophie Habs

Ennui

Vendredi 5 décembre

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Lorsque je m’ennuie, le temps me semble reculer. Chaque jour, un quotidien monotone me lasse. Alors, je m’évade dans mes pensées. Je réfléchis longuement sur des théories sans queue ni tête que je finis rapidement par oublier. Je me disperse. Souvent, ces fragments d’idées inachevées me semblent avoir été étudiés des heures durant. La réalité est tout autre, car il me suffit de tourner la tête vers la pendule pour m’apercevoir qu’il n’y a qu’une unique minute qui s’est écoulée. Alors j’essaie de me concentrer sur mes cours, les réunions familiales ou mes devoirs… Mais je finis par repartir dans des questions sans réponse. Une once d’ennui m’envahit. J’attends, alors, dans un total silence, le temps qui passe. Je n’écoute plus rien, si ce n’est des murmures qui m’enveloppent et qui résident en mon organisme, me posant mille équations existentielles, me noyant dans une folie douce et légèrement soporifique. Au sein de mon crâne finit alors par régner un chaos des plus infinis. Sans cependant être fort en émotions. C’est plutôt équivalent à un calme plat. Je confonds tout et rien. Et j’ai soudainement peur de m’endormir.

Rebecca Luppi

Le stress de Noël

Mardi 2 décembre

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Je voulais vous parler du stress de Noël, il arrive gentiment, je le ressens depuis quelques temps.
Pour moi, Noël c'est un grand stress car je dois acheter des cadeaux. Et puis il n'y a pas que ça, je dois aussi faire mes devoirs et étudier.
Parfois j’ai un peu de temps, je me demande alors ce que je vais acheter à ma sœur, à ma mère, à mon père, à mon chien, à mes cousins,...
Mon stress se glisse ailleurs encore. Que vais-je porter la soirée de Noël, les personnes aimeront-elles les cadeaux que je leur offre. Je ne suis pas seul, d'autres personnes ressentent ce stress. Et puis d'autres choses me stressent encore.
– Que vais-je faire jusqu'à minuit avant d'ouvrir les cadeaux? Vais-je jouer à la console? Est-ce que je vais regarder la télévision? Est-ce que je vais jouer avec mes cousins? Vais-je manger et m’enfermer dans ma chambre pour écouter de la musique?
Avant chaque Noël je me pose et repose ces questions. Et finalement on ne me laisse ni regarder la télévision, ni jouer à la console. On m’oblige plutôt à jouer avec mes petits cousins. Et si l'occasion se présente, je m’enferme dans ma chambre pour lire ou écouter de la musique.
À minuit, je retourne à la salle à manger pour ouvrir les cadeaux. Le lendemain, le stress que j’ai eu pendant les semaines qui précèdent disparaît. Pour une année entière de paix.

Flavio Frade

Rêve

Lundi 1 décembre 2008

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J’ai mis mon pyjama et je suis allé au lit, j’étais très fatigué. Gentiment, j’ai fermé mes paupières et j’ai commencé à décrocher du monde réel.
J’étais dans la COOP et regardais les petites annonces gratuites. Une famille avait besoin d’un ou d'une baby-sitter pour une journée. J'ai appelé ces gens et ils m'ont engagé. Je devais me rendre chez eux sur le champ. Je suis monté sur mon vélo et suis parti.
Les parents m’ont accueilli en me présentant leur enfant, il s’appelait Kayl. Avant de me laisser, ils m'ont encouragé à faire une petite sortie avec lui, et s'il y avait un problème, je devais les appeler. J’avais déjà en tête l'idée d’aller au grand parc en face de la route.
Le petit garçon m'a annoncé qu’il voulait faire d'abord ses devoirs. J'en ai profité pour faire les miens. Quand nous avons fini, je lui ai proposé d’aller au parc et, contents, nous sommes partis.
Nous avons trouvé une petite place; j'étais confortablement installé et je jetais de temps à autre un petit coup d’œil à Kayl: il était sous un arbre et jouait avec des pives. J'ai levé les yeux et j'ai aperçu sur l'une des branches de l’arbre un bel oiseau, j'ai oublié Kayl. Cinq minutes après et de retour sur terre, j'ai cherché Kayl, il n’était plus là, j'ai paniqué.
– Qu'est-ce que je fais? Appeler les parents? Non!
Il était devenu clair que je devais le retrouver au plus vite.
Pris d’angoisse je me mis à courir. Je le cherchai dans les buissons, derrière et sur les arbres, dans l’eau de l’étang… mais en vain, il n’était nulle part.
Je commençai même à demander à gauche et à droite, mais personne ne l’avait vu. Quand tout à coup un petit garçon m'avertit qu’il avait vu un gamin qui correspondait à ma description et qui était à l’autre bout du parc.
J’ai couru là-bas en un temps record et je l'ai vu, accroupi, en train de caresser un gros Saint-Bernard. Soulagé, je l'ai pris par la main et lui ai payé une glace. Puis nous sommes rentrés à la maison.

Patrick Künzli