Dans les assiettes

Couleurs d'hiver

Lundi 3 août

Avez-vous déjà eu l'occasion de traverser un marché exotique? C'est si coloré et vivant!
On y trouve des fruits et des légumes, certains connus, mais qui pour arriver chez nous doivent faire des milliers de kilomètres, alors que là ils proviennent du champ d'à côté ou presque, et d'autres dont on se demande vraiment de quoi il s'agit.
J'ai eu cette chance pendant mes vacances à l'île Maurice cet été, dans le marché de Port-Louis, la capitale. Même si dans l'hémisphère sud c'est l'hiver, il y a quand même un vaste choix de produits. Cette atmosphère est très particulière, entre les vendeurs qui crient et toutes ces odeurs mélangées, c'est magnifique.
Pour essayer d'immortaliser cela, j'ai fait quelques photos.

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Floriane Maillard

La plus chère des épices

Mardi 31 mars

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Depuis toute petite, dans chaque magasin ou épicerie, j’observe les épices, leurs odeurs et leurs couleurs. Grandissant, j'ai remarqué à chaque fois le prix très élevé du safran. Mais … pourquoi? Tourmentée par cette question, j’ai décidé de me lancer dans des recherches.
Le safran serait originaire d’Iran, qui est d’ailleurs le producteur numéro un, suivi de l’Inde et ensuite de l’Espagne. La fleur du safran, la «Crocus Saetivus» possède un coloris bleu pâle qui vire au mauve et mesure environ 20 centimètres. Elle possède trois stigmates, c’est là que l’on récolte le safran.
Nous trouvons le safran en France, en Espagne, en Italie, en Inde et, évidemment en Iran. Nous pouvons en trouver également en Suisse, en Valais. Mais les gens du pays du Rhône n’en produisent pas en très grande quantité, 3 kilos par an seulement.
Pigment aromatique? Epice colorée? Le safran possède ces deux qualités. Et s'il ne possède pas beaucoup de goût, il dégage une délicieuse odeur; il est tout de même indispensable pour la paëlla, la bouillabaisse,... Il se marie très bien également avec les fruits de mer, les poissons et même la pâtisserie! 
Si vous voulez en acheter, méfiez vous du «faux safran», le safran de Bourbon qui est en réalité du curcuma; il n’a aucun point commun avec le safran si ce n’est la couleur.
Le safran existe en poudre et en stigmate. Pour le préparer à la vente, ce n’est pas bien compliqué, il suffit juste de le sécher.
Le plus étonnant, c’est évidemment le prix de notre chère épice. Un kilo de safran coûte de 7 000 à 9 000 francs! Et au détail, un gramme coûte environ 12 francs! Pourquoi le safran est si cher?
J’ai enfin trouvé la réponse que j’attendais depuis longtemps. Il faut 100 000 «Crocus Saetivus» pour un kilo de safran, cela demande un travail très pénible et très difficile, de plus il n’y a pas de moyens technologiques, il peut seulement se cueillir à mains nues.
 
Sources:
Je tiens à remercier Monsieur Pascal Commisaire, d’Épices & Riz, qui m’a gentiment informée sur ce sujet.
Sonia Ezgulian et Emmanuel Auger, Sur la route des épices, Editions Stéphane Bachès, Lyon, 2002.

Olalla Piñeiro

Le piment d'Espelette

Mardi 17 mars


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Sur le chemin de l’école, je m’arrête souvent dans la boutique l’Epices & riz, j’ai un bon contact avec le vendeur qui m’accueille toujours à bras ouverts et qui me fait goûter parfois ses nouvelles spécialités. Je me suis toujours demandé d’où proviennent et comment s’appellent les piments qu’il accroche les uns aux autres. Pour obtenir des réponses, je me suis rendu donc une nouvelle fois à l’Epices & riz. Mon ami m’a donné toutes les informations que je souhaitais sur ce produit rouge et flamboyant.
C’est un piment qui pousse en Amérique centrale. Et dès leurs premiers voyages, les navigateurs français en rapportent chez eux. Arrivé au port de Biarritz, ce piment a été amené, puis cultivé dans les Pyrénées, dans un petit village nommé Espelette. Depuis plusieurs centaines d’année, une grande partie de la population de ce village gagne son argent avec la production et la transformation de ce piment. Ils se tiennent à un cahier des charge très strictes: expertise des parcelles, pas d’arrosage, interdiction d’utiliser des produits chimiques, contrôle de la densité de plantation, ramassage du piment à la main lorsqu’il est rouge, maturation à l’air libre au minimum quinze jours, cuisson au four, interdiction de mélanger de poudres d’exploitations différentes… Le contrôle est strict lui aussi. Le piment d’Espelette obtint l’AOC, Appellation d’Origine Contrôlée en 1999.
Originalement très fort, il s’est adapté au climat et au terrain de la région. Et son piquant est devenu agréable. «Il chauffe mais ne brûle pas!» m’explique Monsieur Commissaire. Il se vend aussi en purée et en gelée. De nos jours, ce produit est utilisé dans les cuisines des fins connaisseurs. Accompagnant très bien les grillades, les viandes froides et les poissons, il est très demandé sur les marchés,... mais il est cher. Je voudrais bien en goûter à l’occasion.
Un tout grand merci à Monsieur Commissaire pour ces informations.

Patrick Künzli

Un rayon de soleil

Lundi 9 février

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Par ce temps, j’ai pensé que parler de la vanille apporterait un petit rayon de soleil au blog.
La vanille est une orchidée nommée vanilla planifolia. Ce sont les Espagnols qui l’ont rapportée du Mexique. C'est le fruit du vanillier qui est une grande liane épiphyte – une plante qui s’accroche à une autre pour se développer – connue depuis très longtemps, car les Aztèques mélangeaient déjà son arôme à celui du cacao. La vanille de Bourbon – collectées sur les îles de la Réunion et de Madagascar – est très recherchée pour son parfum extraordinaire mais, c’est aussi la variété de vanille la plus chère.
La vanille de Tahiti, vanilla tahitensis, est une autre variété beaucoup plus douce et charnue. Ce sont des gousses qui peuvent atteindre 25 à 30 centimètres de long. Il existe aussi de la vanille de Papouasie Nouvelle-Guinée, des Comores ou encore d’Inde ou du Congo. Elles ont toutes des parfums et des amertumes différentes. Par exemple, la vanille Pomponna du Mexique, vanilla pomponna, a un arôme très prononcé de cacao. Ce sont de petites gousses de 5 à 6 centimètres de long. L’appellation de vanille givrée signifie que les cristaux de vanilline sont en formation sur toute la gousse, on l’appelle aussi vanille blanche.
Les fleurs du vanillier sont habituellement pollinisées par un colibri mais, dans les régions autres que le Mexique, la pollinisation est faite à la main. Il faut au minimum 3 ans au plan de vanillier pour avoir ses premières fleurs. Les gousses de vanille mûrissent entre 7 et 8 mois avant qu’elles ne prennent une teinte jaune, ce qui signifie qu’il faut les cueillir. Avant qu’elles ne soient jaunes, les gousses sont appelées vanille verte. C’est après plus de 3 mois d’affinage que la vanille pourra être mise en vente. La couleur noire brunâtre des gousses se développe par oxydation.
Chaque plan de vanillier ne produit environ que 150 grammes de vanille. La vanille est très utilisée en cuisine sucrée ou salée, par exemple le poisson à la vanille, mais aussi en parfumerie et en cosmétique. Hélas, il existe beaucoup de produits avec de la vanille de synthèse.

Sources
- Richard Craze, Les épices Guide du bon vivant, Köln, 2001
- Elizabeth Lemoine, Les épices, Paris, 2002
- Epices et Riz, Place du Petit Mont 2, 1052 Le Mont-sur-Lausanne

Lucy Lou Commissaire

Une nouvelle boulangerie au Mont-sur-Lausanne

Jeudi 22 janvier

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Une nouvelle boulangerie du Mont-sur-Lausanne s'est ouverte au Mont. Dimanche matin, j’y suis allé acheter du pain. Ma famille et moi, qui allions à la montagne toute la journée, avions besoin de pain. J’en ai profité pour manger un petit déjeuner et poser quelques questions.
Cette boutique se trouve à côté de la Coop, là où se situait l’ancienne droguerie. La boulangerie a été inaugurée le 10 décembre 2008. Elle ouvre à 06h00 et ferme à 21h00 tous les jours de la semaine. Je trouve que ces horaires sont idéaux pour les gens qui vont travailler tôt, ils peuvent ainsi y prendre leur petit déjeuner.
J’ai demandé au boulanger si c'était un espace fumeur. Il m’a dit que non, pour des questions d’hygiène... Et d'ailleurs, c’est interdit par la loi. Cette décision est très importante pour moi car, quand il y a trop de fumée, je n’arrive pas bien à respirer, De plus le pain perdrait du goût. Le boulanger m’a aussi informé que le pain est cuit dans un four à bois, cela lui donne un meilleur goût que s'il était cuit dans un four électrique. Le pain est fait sur place, d’ailleurs on peut voir le boulanger au travail. Sur une grande table il y a un énorme pain d’un mètre environ et nous pouvons nous servir nous-même.
C’est aussi un tea-room. Le boulanger m’a dit que le propriétaire avait ouvert la boulangerie à cet endroit parce que beaucoup de monde y passait.
On peut acheter autre chose que du pain: des pâtisseries, d'excellentes pizzas, des paninis, des croque-monsieur, des sandwichs et des salades. Ils concoctent aussi des jus de fruits naturels et frais tous les jour. Ils vendent des confitures artisanales de différentes sortes.
L’ambiance est agréable et les personnes qui y travaillent sont très sympathiques. Je vais souvent y acheter du pain parce qu’il est délicieux. Tout est propre et hygiénique: les boulangers mettent des gants pour faire le pain et se lavent régulièrement les mains.
– En parlant des boulangers, savez-vous à quelle heure ils commencent à travailler?
– Ils commencent à cinq heures du matin!

 Flavio Frade

Pas si facile la cuisine!

Mardi 6 janvier

blog

Pour la nouvelle année, j’ai décidé de préparer un repas pour mes parents. J'ai repensé alors à la petite aventure culinaire que nous avons eue Floriane et moi.
Pour notre exposé sur la nourriture, les habits et la musique au Moyen-âge, nous avions «essayé» de préparer une petite recette à nos camarades. Cette recette un peu spéciale se nommait Darioles. Floriane et moi avons mélangé un demi-litre de crème liquide, 4 œufs, 125 grammes de sucre, 125 grammes d’amandes en poudre, quelques fleurs d’oranger et 1 pincée de cannelle. Jusque-là, tout était réuni pour une parfaite réussite… Puis, nous avons garni des petits moules avec la mixture. Et finalement nous avons fait cuire le tout à 200 degrés pendant 15 à 20 minutes.
Nous avons distribué les Darioles à déguster à la fin de notre exposé. Il ne me semble pas que tous nos camarades aient vraiment apprécié notre petite expérience! Certains s’en souviennent peut-être...
Heureusement, après plusieurs réalisations culinaires depuis celle-ci, je me suis perfectionnée et le porc au caramel que j’ai cuisiné pour le réveillon du nouvel an était un délice! Du coup, je ne résiste pas à la tentation de vous donner la recette du porc au caramel, pour 6 personnes.

Ingrédients
600 grammes de filet mignon de porc
6 cuillères à soupe de sauce nuoc-mâm
3 cuillères à soupe de sauce soja (non sucrée)
3 cuillères à café de gingembre en poudre
2 cuillères à soupe d’huile
1 verre d’eau chaude
6 cuillères à soupe de sucre pour le caramel

Marche à suivre
- Découpez la viande en cubes de 5cm de côté.
- Faites chauffer l’huile dans une cocotte et mettez les cubes de viande à dorer à feu vif. Gardez au chaud sous un couvercle.
- Dans une casserole antiadhésive à fond épais, versez le sucre et mettez à chauffer pour réaliser un caramel «à sec», c’est-à-dire sans eau. Dès qu’il commence à blondir, tournez la casserole pour bien le mélanger puis versez-le sur la viande.
- Ajoutez le verre d’eau chaude, le nuoc-mâm et la sauce soja ainsi que le gingembre. Mélangez puis couvrez et laissez mijoter à feu doux pendant 20 minutes.
- Ôtez le couvercle et laissez l’eau s’évaporer pendant 5 minutes pour que la sauce épaississe.
- Servez avec du riz basmati.


Et régalez-vous! 
Conseil d’amie, ne loupez pas les étapes et la recette sera réussie du premier coup, contrairement aux Darioles qui, même après deux essais, n’étaient pas concluantes!
Recette extraite du livre «La cuisine des filles, Tome 2, Saveurs du monde entier»

Lucy Commissaire

Le chocolat

Mercredi 17 décembre

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Le chocolat quel délice! Mais d’où vient-il?
Il est fait avec des fèves de cacao récoltées sur les cacaoyers, originaires des forêts tropicales d’Amérique centrale, il était récolté par les Mayas et les Aztèques. Ces tribus appréciaient ce breuvage qu’ils nommaient chocolatl, mot qui veut dire eau amère, le breuvage était reconnu nourrissant, fortifiant et même aphrodisiaque.
Les plus gros consommateurs de chocolat sont les Suisses et les Belges, mais les Suisses consomment plus de chocolat que les Belges. En un an le Suisse mange en moyenne 11.9 kg de chocolat, un Belge en mange 10.5 kg. Nous sommes donc les plus gros consommateurs de chocolat.
Mais que fait-on avec le chocolat? Plein de choses, des gâteaux, des mousses, des plaques surtout, mais aussi des biscuits, des bonbons,… il y a même de la fondue au chocolat!

Alexis Tâche