La plus chère des épices

Mardi 31 mars

071

Depuis toute petite, dans chaque magasin ou épicerie, j’observe les épices, leurs odeurs et leurs couleurs. Grandissant, j'ai remarqué à chaque fois le prix très élevé du safran. Mais … pourquoi? Tourmentée par cette question, j’ai décidé de me lancer dans des recherches.
Le safran serait originaire d’Iran, qui est d’ailleurs le producteur numéro un, suivi de l’Inde et ensuite de l’Espagne. La fleur du safran, la «Crocus Saetivus» possède un coloris bleu pâle qui vire au mauve et mesure environ 20 centimètres. Elle possède trois stigmates, c’est là que l’on récolte le safran.
Nous trouvons le safran en France, en Espagne, en Italie, en Inde et, évidemment en Iran. Nous pouvons en trouver également en Suisse, en Valais. Mais les gens du pays du Rhône n’en produisent pas en très grande quantité, 3 kilos par an seulement.
Pigment aromatique? Epice colorée? Le safran possède ces deux qualités. Et s'il ne possède pas beaucoup de goût, il dégage une délicieuse odeur; il est tout de même indispensable pour la paëlla, la bouillabaisse,... Il se marie très bien également avec les fruits de mer, les poissons et même la pâtisserie! 
Si vous voulez en acheter, méfiez vous du «faux safran», le safran de Bourbon qui est en réalité du curcuma; il n’a aucun point commun avec le safran si ce n’est la couleur.
Le safran existe en poudre et en stigmate. Pour le préparer à la vente, ce n’est pas bien compliqué, il suffit juste de le sécher.
Le plus étonnant, c’est évidemment le prix de notre chère épice. Un kilo de safran coûte de 7 000 à 9 000 francs! Et au détail, un gramme coûte environ 12 francs! Pourquoi le safran est si cher?
J’ai enfin trouvé la réponse que j’attendais depuis longtemps. Il faut 100 000 «Crocus Saetivus» pour un kilo de safran, cela demande un travail très pénible et très difficile, de plus il n’y a pas de moyens technologiques, il peut seulement se cueillir à mains nues.
 
Sources:
Je tiens à remercier Monsieur Pascal Commisaire, d’Épices & Riz, qui m’a gentiment informée sur ce sujet.
Sonia Ezgulian et Emmanuel Auger, Sur la route des épices, Editions Stéphane Bachès, Lyon, 2002.

Olalla Piñeiro

Mardi 31 mars

071

Depuis toute petite, dans chaque magasin ou épicerie, j’observe les épices, leurs odeurs et leurs couleurs. Grandissant, j'ai remarqué à chaque fois le prix très élevé du safran. Mais … pourquoi? Tourmentée par cette question, j’ai décidé de me lancer dans des recherches.
Le safran serait originaire d’Iran, qui est d’ailleurs le producteur numéro un, suivi de l’Inde et ensuite de l’Espagne. La fleur du safran, la «Crocus Saetivus» possède un coloris bleu pâle qui vire au mauve et mesure environ 20 centimètres. Elle possède trois stigmates, c’est là que l’on récolte le safran.
Nous trouvons le safran en France, en Espagne, en Italie, en Inde et, évidemment en Iran. Nous pouvons en trouver également en Suisse, en Valais. Mais les gens du pays du Rhône n’en produisent pas en très grande quantité, 3 kilos par an seulement.
Pigment aromatique? Epice colorée? Le safran possède ces deux qualités. Et s'il ne possède pas beaucoup de goût, il dégage une délicieuse odeur; il est tout de même indispensable pour la paëlla, la bouillabaisse,... Il se marie très bien également avec les fruits de mer, les poissons et même la pâtisserie! 
Si vous voulez en acheter, méfiez vous du «faux safran», le safran de Bourbon qui est en réalité du curcuma; il n’a aucun point commun avec le safran si ce n’est la couleur.
Le safran existe en poudre et en stigmate. Pour le préparer à la vente, ce n’est pas bien compliqué, il suffit juste de le sécher.
Le plus étonnant, c’est évidemment le prix de notre chère épice. Un kilo de safran coûte de 7 000 à 9 000 francs! Et au détail, un gramme coûte environ 12 francs! Pourquoi le safran est si cher?
J’ai enfin trouvé la réponse que j’attendais depuis longtemps. Il faut 100 000 «Crocus Saetivus» pour un kilo de safran, cela demande un travail très pénible et très difficile, de plus il n’y a pas de moyens technologiques, il peut seulement se cueillir à mains nues.
 
Sources:
Je tiens à remercier Monsieur Pascal Commisaire, d’Épices & Riz, qui m’a gentiment informée sur ce sujet.
Sonia Ezgulian et Emmanuel Auger, Sur la route des épices, Editions Stéphane Bachès, Lyon, 2002.

Olalla Piñeiro