Une expérience inoubliable
Ce matin, nous avons
étudié le préambule de la Charte des Nations Unies
qui date de 1945.
Nous avons écouté ensuite l’émission de Dare-dare du
vendredi 14 mars. Certains élèves ont donné leur avis
sur ceux de nos camarades qui ont parlé à l’antenne:
Maude avait l’impression, au moment de
l’enregistrement de l'émission, que nos camarades
étaient stressés, mais lorsque nous l’avons réécoutée
en classe, elle les a trouvés à l’aise.
Samuel, qui a parlé à l’antenne, dit quelque chose de
différent: en écoutant plusieurs fois l’émission, il
remarque de plus en plus de ses défauts...
Pour finir la matinée, nous avons relu les articles
de notre blog qui concernaient la semaine des médias,
plus particulièrement le debriefing du vendredi.
Enfin Monsieur Prod’hom nous a annoncé que l’épreuve
écrite du certificat de français - un texte
argumentatif - serait en relation avec l’expérience
que nous avons vécue pendant cette semaine. C’est une
bonne idée!
Céline Guex
Bonjour,
Je voulais juste remercier tous ceux qui nous ont accompagnés pour cette super semaine à la RSR, c'était magnifique et une super expérience pour nous tous, je pense.
Devoir parler en direct était un gros défi pour moi qui suis plutôt de nature timide... Donc vraiment un grand merci de nous avoir aidés dans cette aventure!
Bonnes vacances!
Adrien Rossi
D
La semaine des médias
POUR
CONCLURE
Vous dire que je suis allé voir mardi
matin le blog, le blog de la classe 11, et je l'ai
suivi pendant la semaine, et j’ai lu aujourd’hui les
derniers articles, je dois dire que j’ai été très
impressionné par le travail que vous avez fait, sur
le blog comme à l’antenne.
S’agissant du blog, c’était tout à fait intéressant,
on a là quelque chose que nous ne pouvons pas
réaliser parce que nous n’avons jamais le temps de
faire cela, c’est-à-dire de pouvoir raconter au
public les coulisses de la pièce. Et ça c’est
formidable! De plus, avec votre regard qui découvre
l’Amérique, vous écarquillez les yeux. Pour nous
c’est génial, nous qui sommes tous les jours là, qui
sommes dans nos habitudes de travail.
C’est une expérience très très forte pour l’équipe de
Dare-dare et pour moi, j’en témoigne à titre
personnel, depuis lundi déjà, par toutes les
questions que vous avez posées, on redécouvre le
monde de la radio à travers vous et c’est une
expérience tout à fait stimulante.
Je conseille à tout le monde de lire ce blog, on va
faire en sorte qu’il soit bien visible sur notre
site.
Bravo!
J’ai été très impressionné par l’implication qui a
été la vôtre lundi lorsque je vous ai accueillis; je
la devine mardi, mercredi et jeudi à travers ce qu’on
m’en a dit et ce que votre blog fait entendre. Votre
implication, je la constate encore aujourd’hui. Je
suis très content de cette expérience, je vous
remercie, ça a été pour l’équipe de Dare-dare une
expérience forte et une pression supplémentaire.
Et je voudrais ici remercier infiniment l’équipe de
Dare-dare, ceux qui sont là aujourd’hui, ceux qui
étaient là lundi, Martine Béguin en particulier. je
suis allé lui faire la bise lorsqu’elle est sortie,
on aurait dit une boxeuse sortant du ring. Il faut
savoir que Dare-dare, c’est un gros avion à piloter,
d’autant plus lorsque 24 élèves s’approchent, dedans,
dehors, collés à la vitre, c’est une pression
supplémentaire. Merci donc à vous tous, chers
collègues, chers collaborateurs.
Enfin, je me suis dit que Dare-dare, je le sais, je
la connais, c’est une super équipe à Espace 2. mais
Dare-dare et La Classe 11, c’est une super super
équipe. Je vous engage volontiers pour une nouvelle
expérience.
Bon vent!
Pascal Crittin,
Directeur d'Espace 2
in Debriefing, CLASSE 11 Orbite Joker, Note du
vendredi 14 mars 2008
La semaine des médias / Un jour après
A Christian Georges, collaborateur scientifique à la CIIP, qui nous a fourni le bon tuyau et qui a suivi notre aventure,
A Pascal Crittin, le directeur d'Espace 2, qui ne nous a pas abandonnés tout au long de la semaine,
A Martine Béguin, la productrice, à Marie-Pierre Genecamp, Marlène Métrailler, David Collin, les journalistes, qui ont accepté de s'engager avec nous,
A Gaby et à Eloïse Porcarelli, les assistantes de production, qui ont débarrassé la semaine de toutes les aspérités avec une sollicitude qui épate,
A Dominique Stalder et Gilles Hausammann, les réalisateurs de l'émission,
A Raul Vega qui a allégé notre tâche lorsqu'il le fallait,
Aux enseignants qui interviennent dans la classe 11 et qui ont accepté de travailler dans des conditions peu habituelles,
A ceux du Mont qui n'ont pas fait de gros yeux parce que nous occupions sans discontinuer la salle d'informatique,
A Geneviève Werlen qui a relevé quelques coquilles dans les textes,
A Madame Curchod qui a accompagné à Genève six élèves qui allaient à la rencontre de la rédaction du Courrier,
Aux autres mamans qui nous ont donné un coup de main,
A ceux qu'on oublie immanquablement lorsqu'on vise l'exhaustivité.
Au nom de la classe
11
J. Prod'hom
La semaine des médias / Dernier jour
Vendredi 14 mars
Il est 11 heures 45, tous réunis sur "la place du village", embarqués dans une aventure qui approche de sa fin, de l'inouï, là, dans un monde d'une technicité sans pareil, là, au confluent du dire de ceux qui viennent et des rituels de ceux qui accueillent - ou relancent, c'est tout un - au confluent de ceux qui entendent par-delà les rituels du dire.
Parmi ceux qui viennent des champions! Ils sont huit, huit qui ne seraient rien sans les seize qui les portent; les uns et les autres le savent, le savent et font silence, les premiers pour faire entendre, bientôt , ce que les seconds, en se taisant, leur ont laissé le soin de dire.

Au bord de la panique dont le travail et le
courage nous éloignent, au bout du temps, c'était
juste avant l'heure et le temps était aboli.
J'aurais voulu que vous puissiez, vous qui n'êtes pas
du village, brasser l'air et le temps suspendu. Nous
êtions comme ces bêtes qui peuplent la terre - dont
nous croyons être l'exception - sur la banquise ou
dans le désert, seules, aux aguets, prêtes à bondir
sur ce rien qui habite le silence. Trop tard, c'est
fini pour aujourd'hui, mais ceux qui viennent après
nous n'en ont pas fini.
Jean
Prod'hom
En direct
Passions d'oranges
papiers d'agrumes au MUDAC avec Chantal Prod'hom
Le
Controverse de Valladolid au 2,21
Les 140
ans du Courrier
Le
Printemps de Saint-Imier
Debriefing
La transcription qui suit a été assurée par
l'enseignant. On ne pouvait guère en effet, vendredi
soir, demander un tel travail aux élèves. Une
prochaine fois peut-être! Car il n'est pas sans
intérêt de suivre mot à mot les échanges, partant les
tours et les détours que prennent ceux qui parlent
pour se faire entendre.
Jean Prod'hom
...
Martine Béguin
La Controverse? Alors?
Mélany Thévenaz
Nous avons eu du plaisir. On a pu discuter avec la
présidente du festival, Corinne Jaquiéry, lui poser
des questions, elle était très ouverte. Quant à la
pièce, elle posait des questions intéressantes,
importantes.
Martine Béguin
Et au niveau du résultat? Comment évaluez-vous votre
performance?
Mélany Thévenaz
Il faudrait qu’on puisse refaire une telle
expérience, et mieux, en s’entraînant! Car c’était la
première fois.
Martine Béguin
Ce qui était bien, là, c’est qu’on avait en première
partie Marie-Pierre qui nous résumait précisément
l’enjeu du festival et de la pièce. Et vous avez été
déchargées de cette partie.
Il est clair que si vous aviez dû nous présenter le
festival, nous présenter la pièce jouée ce soir-là,
dégager la problématique de la Controverse, et en
plus donner votre avis...
Vous voyez que c’est un exercice difficile le papier
critique, parce qu’on doit être informé sur beaucoup
de choses, pour que les gens nous suivent, et puis en
même temps apporter sa touche personnelle. Cette
touche personnelle on vous l’a confiée!
--------------------
Martine Béguin
Gilles! ça m’intéresserait de savoir comment toi, en
tant que réalisateur, tu vois, dans cette émission,
le tournus des voix, des sujets,...
Gilles Hausamann
Moi j’ai bien aimé l’aspect disons “direct” de
l’émission d’aujourd’hui: on joue avec les gens qui
sont là, tout autour, et on les intègre; on dit tout
haut que des élèves sont ici, dans le studio. Et le
“jeu de chaises”, la transmission du micro donnent un
côté très vivant, c’est le côté radio-direct et c’est
bénéfique. On a tendance à demeurer dans une
structure très rigide. Aujourd’hui, il y a eu de la
fraîcheur, de la légèreté, j’aime bien!
Pascal Crittin
Ce que dit Gilles, ce sont des choses que l’on peut
plus facilement réussir en radio. Imaginez qu’on se
lève ainsi à la télévision, comme vous l’avez fait
dans le studio!
Et toi David Collin, comment cela s’est-il passé?




David Collin
Ce qui était marrant, c’est qu’elles voulaient toutes
les trois parler au micro, on aurait pu craindre
l’inverse. Finalement on a réussi à s’organiser en
mettant sur pied des séquences très courtes dont la
durée, je crois, a été assez bien respectée. Cette
envie de participer fait plaisir à voir. Quant au
passage de l’expression de ce qu’ils avaient envie de
dire pendant la préparation et le moment à la radio,
il y a eu des progrès, une expression plus naturelle,
plus spontanée.
Martine Béguin
Il a d’ailleurs été judicieux, et agréable, de vous
avoir chacune sur trois thèmes très différents: la
visite de la rédaction, le commentaire d’un article
du Courrier du jour, une remarque sur les journaux
que vous lisez habituellement.
Et la présence du rédacteur en chef au téléphone,
c’était un bon complément aussi, je crois, mais je
n’ai pas suivi avec attention, j’étais préoccupée par
le direct. Gilles?
Gilles Hausamann
Oui c’était très efficace, ce coup de téléphone a
constitué le traitement du sujet proprement dit.
Pascal Crittin
Cet entretien a été intéressant parce que les
questions n’ont pas été frontales et ont pourtant
donné l’occasion à Fabio lo Verso de parler de son
journal, d’esquisser son évolution et de le situer
dans le paysage actuel.
--------------------
Martine Béguin
On arrive au sujet le plus difficile peut-être, Le
Printemps de Saint-Imier: Juliana et Adrien étaient
en effet seuls dans le studio. Il n’y avait pas
Marlène pour leur tenir la main.
Mais vous aviez visité l’expo ensemble la veille.
Comment vous êtes-vous sentis là-dedans?
Adrien Rossi
Ben très stressé... On a appris beaucoup de choses en
faisant ce travail, mais arriver comme ça, être assis
avec mes camarades dans le studio, puis d’un coup
parler, ça fait un changement énorme. Moi j’ai
paniqué et je ne savais plus quoi dire.
Martine Béguin
C’est pour cela que l’on avait pris le temps
d’écrire, j’ai essayé de vous avoir un peu chacun à
votre tour pour énoncer les points qui vous
paraissaient les plus importants. Pour que vous ayez
au moins un canevas minimum sur lequel vous pouviez
retomber si cela s’avérait nécessaire, en cas de
panique. C’est à cela que sont utiles les lignes
écrites préalablement.
Là, on vous en a peut-être demandé beaucoup, faire
ressortir tous les enjeux, rappeler l’époque, évoquer
les grandes figures des anarchistes du Jura. Je crois
que c’est beaucoup! On a fait reposer beaucoup sur
vos épaules. Mais il fallait essayer! Et de toutes
façons, pour nos auditeurs, ils auront toute la
matière nécessaire bientôt, avec un dossier
approfondi autour de cette manifestation. Marlène
nous présentera ce dossier lundi.
C’est intéressant de voir que vous avez vécu avec
passion la passion des gens que vous avez rencontrés.
Comment dès lors faire entendre cette passion à vos
auditeurs. Comment leur donner à eux aussi l’envie
d’aller là-bas, de s’interroger sur ce passé assez
étrange et lourd des débuts de l’industrie horlogère,
les gens vivant dans des conditions de travail
difficiles, le passage du travail à la maison au
travail à l’usine... Faire passer tout cela en
quelques minutes, c’est un exercice costaud. Et toi
Juliana?
Juliana Pinto Adao
J’étais stressée aussi, mais le fait que vous me
parliez directement m’a mise à l’aise.
Pascal Crittin
Moi j’ai tout compris, mais je me réjouis
naturellement d’en savoir plus lundi avec le dossier
de Marlène Métrailler. Mais en tous les cas, je vous
félicite d’avoir eu le courage de vous être lancés.
Et je remercie Marlène de vous avoir coachés.
Marlène Métrailler.
Ils avaient bien préparé leur sujet, ils avaient bien
travaillé, j'ai été enchantée. Et ils ont beaucoup
été appréciés sur place. Pendant que je faisais mes
interviews, ils posaient de leur côté des questions
aux gens que j’allais interroger par la suite, des
questions qu’ils avaient préparées en classe. On a pu
échanger les résultats de nos enquêtes,... C’était
vraiment bien!
Pascal Crittin
Moi, en tant qu’auditeur, j’ai eu l’essentiel. Dans
le métier il y a quelques questions de base: Qui?
Quoi? Quand? Où? Comment? Pourquoi? auxquelles le
journaliste doit répondre. Et vous l’avez fait. Mais
on aime aussi amener une note plus personnelle, et
vous l’avez fait lorsque Martine vous a demandé
d’indiquer le lieu, le spectacle, l’exposition que
vous conseilleriez à un visiteur potentiel d’aller
voir en priorité.
Martine Béguin
Je pourrais vous envoyer la “conduite” de l’ensemble
de l’émission, dans laquelle vous aurez le détail des
papiers; vous pourrez alors voir la construction de
chacune des interventions celle de Marie-Pierre,
celle de David et celle des autres. Vous verrez alors
comment les questions de base, “Qui?” “Quoi?”
“Quand?”,... trouvent leur place très tôt dans nos
sujets. Car il faut vraiment qu’on comprenne
l’essentiel du sujet et les enjeux très tôt.
Jean Prod’hom
Je voudrais revenir à l’intervention de Juliana et
Adrien. On vous a beaucoup demandé, comme le disait
Martine, votre tâche était en effet lourde. Vous
n’avez pas eu la charge seulement de répondre à l’une
ou l’autre des questions de base qu’évoquait Pascal
Crittin, mais vous avez eu la charge de bâtir un
contexte qui abritait l’histoire - le XIXème siècle -
une problématique historique complexe - anarchisme,
communisme, socialisme, révolution,...
Cette problématique que vous avez su énoncer dans le
texte que vous m’avez envoyé jeudi soir, après 21
heures, était alors clair dans votre esprit, j’ai
d’ailleurs été scotché.
J’ai l’impression que vous avez été victime de la
qualité de votre texte. J’imagine que vous l’avez
écrit, récrit, bichonné...
Marlène Métrailler
Non! J’ai assisté à cela, je dois le dire, j’ai été
émerveillée, Ils étaient dans la voiture, il y en
avait un devant, l’autre derrière, je n’ai pas tout
entendu, je crois que rapidement ça les gênait un
peu... Alors ils faisaient leur texte, ils se
corrigeaient, et... j’étais effarée, comment ça avait
bien fonctionné et à quel point ils avaient les idées
claires. Ils ont fait ça pendant le trajet, dans la
voiture,c’était vraiment impressionnant de les voir
travailler...
Jean Prod’hom
Pourtant dans leur texte, il y a quelques passages
troubles qui touchent à l’usage et à la compréhension
de quelques termes: révolutionnaire, marxiste,
anarchiste,...
Et lorsque j’ai été amené à éditer et à publier votre
texte jeudi soir, j’ai pris la responsabilité de
défaire ce trouble en substituant systématiquement,
par exemple, l’adjectif “anarchiste” à l’adjectif
“révolutionnaire” pour mettre en place l'opposition
autoritaire - non autoritaire. Cette opération a
réglé, de l’extérieur, la question de l’écrit, mais
pas celle de l’oral. C’est dire que la question
n’était pas réglée dans votre esprit.
Et aujourd’hui, Adrien, on a retrouvé à l’antenne ce
trouble qui habitait déjà ton texte, ton stress en a
été le signe. Par ailleurs, que des compliments sur
votre travail, pour les risques que vous avez accepté
de prendre!
Martine Béguin
Justement, c’est intéressant de se dire que, quand on
passe de l’écrit à l’oral, il faut se noter de façon
assez précise les mots clés, à ne pas rater,
Bakounine aurait dû apparaître dans votre topo et
puis on ne l’a pas entendu. Avoir quelques petits
mots clés, écrire les noms des gens qu’on doit
absolument citer, ou des lieux,...
Il y en avait déjà quelques-uns, mais en en ajoutant
quelques-uns de plus, vous auriez eu le canevas
suffisant, pour retrouver les notions essentielles. A
part ça, chapeau encore une fois!
Jean Prod’hom
Je dois dire que du lundi à aujourd’hui, et vous ne
l’avez pas vu peut-être ici à la RSR, il y a eu un
travail immense de la part de élèves, à partir de
quelque chose dont ils ignoraient jusqu’à
l’existence. En trois jours, Juliana et Adrien, par
exemple, ont dû poser un socle de connaissances là où
ils ne disposaient de presque rien pour être en
mesure, peu après, dans l’enchaînement, de faire
apparaître une question qui est celle de l’anarchisme
aujourd’hui. Ils ont été d’une efficacité
remarquable.
Martine Béguin
Super boulot!
--------------------
Martine Béguin
La seconde partie vous concerne moins, vous n’en
étiez pas, et ça c’est le hasard des circonstances.
Nicolas ne pouvait pas vous emmener à Annecy, il
était déjà allé voir l’expo. Tout était déjà dans la
boîte.
Et je ne sais pas si tout le monde a écouté très
attentivement parce que tout le monde était en train
de se remettre de ses émotions.
Mais c’était un dossier, j’ai trouvé... super!
C’était un peu rock’n roll parce que tu avais 32 000
relances. Parfois c’est plus confortable, on a juste
deux intervenants, une petite relance au milieu, et
c’est du repos. Mais là on avait 8 éléments...
Pascal Crittin
C’est bien,... c’était,... je me suis dit,...
Heureusement qu’on a eu ce dossier-là. Après la
première partie. Parce que la première partie, ça
avait un côté speed, positivement speed, il y avait
tellement de voix.
On aborde dans cette partie quelque chose de plus
calme. Je me suis dit qu’heureusement on n’avait pas
un dossier en béton, heureusement qu’on continuait
dans quelque chose de rythmé, court, avec des
interventions, des relances sans arrêt, avec une
mosaïque de voix, de personnages. C’est le fruit du
hasard, mais ça tombait bien!
Nicolas Pahlisch
Oui en effet, on a touché au monde des voix, Opalka
avec son accent polonais et Vialat avec son accent du
midi. Et Piguet, qui a travaillé pour France-Culture,
parle bien, il a un beau grain de voix. Leur manière
de s’exprimer est agréable. C’est vrai que c’était du
tout cuit.
Mais c’est compliqué à installer, ce sont des univers
tellement monomaniaques. Pour faire entrer les gens
là-dedans c’est très difficile, dans un truc qu’ils
n’ont pas forcément vu.
Jean Prod’hom
Leurs voix n’étaient pas celles d’adolescents, mais
des voix profondes, anciennes, presque archaïques qui
faisaient le pendant des voix fraîches du début.
Marlène Métrailler
Des voix plus habitées.
--------------------
Martine Béguin
On pourrait avoir des avis de quelques participants
et de quelques auditeurs? Les auditeurs d’abord?
Courage! Rien? Qu’est-ce qui vous a plu?
Je passe donc à ceux qui ont parlé au micro, il sont
plus relaxes, cette fois vous étiez dans le sudio, la
derrière fois vous étiez à l’extérieur, ça change
quoi? Adrien?
Adrien Rossi
J’ai été surpris par tout ce vous vous dites pendant
qu’un enregistrement passe à l’antenne, vous pouvez
changer complètement de sujet...
Pascal Crittin
Je note!
Martine Béguin
J’espère bien!
Adrien Rossi
Et quand on est à l’extérieur, on entend l’émission
toute propre. Alors qu’à l’intéreur c’est un peu
plus...
Martine Bégin
C’est bien de prendre conscience de cela, de voir
qu’avec Nicolas on est en train de se dire, au
dernier moment, qu’on a encore un peu de place, tu
vas vite pouvoir nous faire un topo sur les deux
femmes artistes.... Et hop, il prend sa petite
feuille, il écrit trois notes, on a une minute, une
minute et demie, ce sont des événements que les
auditeurs n’imaginent pas. Et ils entendent Nicolas,
il arrive comme une fleur, ni vu ni connu.
Pauline Délétroz
Ce qui m’a frappée, c’est que, lorsque vous reprenez
la parole et qu’on n’entend pas la musique qui passe
alors à l’antenne, on ne sait pas quand ça s’arrête,
mais vous vous le savez exactement.
Martine Béguin
Tout ça, c’est avec Monsieur le chef d’orchestre, on
est à deux là. Giles et moi on se regarde, et puis
lui il me fait des signes, ça se passe à travers la
vitre. Onn est au casque, la musique de fin, on
l’écoute à deux, donc on se dit à deux à quel moment
on pourra prendre dessus. Il y a eu même une fois où
Gilles m’a dit “Je te dis quand tu peux reprendre!”
Parce qu’il y avait un son, avec la voix du peintre
Opalka qui récitait des chiffres en polonais, il
fallait que je laisse passer tous les chiffres que
Gilles voulait que je laisse passer et pour entrer où
Gilles l'avait décidé. Mais ça, ça se passe beaucoup
à travers la vitre.
Gilles Hausammann
On se connaît, donc maintenant je veux dire,
peut-être, je veux dire, que je fait juste un petit
mouvement de tête et elle sait qu’elle peut entrer,
et pendant les éléments présenregistrés on se parle,
on se donne des informations, effectivement, comme tu
le remarquais tout à l’heure. Pendant tous ces
éléments on se dit plein de choses...on est en
coulisse, on s’organise pour savoir comment on va
faire les choses.
Martine Béguin
A la fin du sujet Chantal Prod’hom par exemple, il y
avait un disque qui était prévu pour faire les
changements de chaises. et je fais comme ça (Martine
fait un geste à peine perceptible), et Gilles me dit
alors dans le casque: “Donc pas de musique!” Il a
donc déjà compris. Et puis on passe au sujet suivant.
Mais ça, il faut avoir travailler un certain temps
avec quelqu’un pour faire juste comme ça et qu’il
sache qu’on veut dire: “On ne mettra pas de musique!”
Quand les micros sont ouverts je ne peux pas parler à
Gilles. On parle par signes, sourcils effrayés,...
Gilles Hausammann
Il arrive parfois qu’il y ait des signes et qu’on ne
les comprenne pas. Il arrive qu’il y ait des
bourdes...
Martine Béguin
Des fois... des fois... Moi j’ai fait une bourde
aujourd’hui. Dans la "conduite" les sujets étaient
dans un certain ordre, écrit dans le programme avec
le minutage, et puis j’ai interverti et j’ai mis le
Courrier avant Saint-imier.
Jean Prod’hom
Je me suis senti alors maman poule! J’ai vu Marlène
le visage subitement inquiet.
Pascal Crittin
Marlène s'est certainement dit: Pourquoi ils
suppriment mon sujet?"
Jean Prod’hom
Adrien et Juliana ont-il été oubliés? Les pauvres
petits!
Martine Béguin
Je n’aurais jamais fait ça! Quand même...
Marlène Métrailler
C’était une question qu’on aurait pu se poser si on
n’avait pas regardé l’heure, mais on voyait bien, on
voyait qu’il restait du temps
Jean Prod’hom
Je me suis rendu à ce moment de la fragilité de ce
média qu'est la radio, on est sur un fil, le fil du
seul langage et il n’y a pas de place pour deux.
Martine Béguin
Ce qui est génial dans ces moments de flottement,
c’est qu’il y a tout le monde qui se mobilise et qui
cherche des solutions.
Voilà, ça c’est pour l’émission d’aujourd’hui. Alors
comme vous le savez peut-être, il nous faut parler de
demain...
(...)
--------------------
Pascal Crittin
Pour conclure, vous dire que je suis allé voir mardi
matin le blog, le blog de la classe 11, et je l'ai
suivi pendant la semaine, et j’ai lu aujourd’hui les
derniers articles, je dois dire que j’ai été très
impressionné par le travail que vous avez fait, sur
le blog comme à l’antenne.
S’agissant du blog, c’était tout à fait intéressant,
on a là quelque chose que nous ne pouvons pas
réaliser parce que nous n’avons jamais le temps de
faire cela, c’est-à-dire de pouvoir raconter au
public les coulisses de la pièce. Et ça c’est
formidable! De plus, avec votre regard qui découvre
l’Amérique, vous écarquillez les yeux. Pour nous
c’est génial, nous qui sommes tous les jours là, qui
sommes dans nos habitudes de travail.
C’est une expérience très très forte pour l’équipe de
Dare-dare et pour moi, j’en témoigne à titre
personnel, depuis lundi déjà, par toutes les
questions que vous avez posées, on redécouvre le
monde de la radio à travers vous et c’est une
expérience tout à fait stimulante.
Je conseille à tout le monde de lire ce blog, on va
faire en sorte qu’il soit bien visible sur notre
site.
Bravo!
J’ai été très impressionné par l’implication qui a
été la vôtre lundi lorsque je vous ai accueillis; je
la devine mardi, mercredi et jeudi à travers ce qu’on
m’en a dit et ce que votre blog fait entendre. Votre
implication, je la constate encore aujourd’hui. Je
suis très content de cette expérience, je vous
remercie, ça a été pour l’équipe de Dare-dare une
expérience forte et une pression supplémentaire.
Et je voudrais ici remercier infiniment l’équipe de
Dare-dare, ceux qui sont là aujourd’hui, ceux qui
étaient là lundi, Martine Béguin en particulier. je
suis allé lui faire la bise lorsqu’elle est sortie,
on aurait dit une boxeuse sortant du ring. Il faut
savoir que Dare-dare, c’est un gros avion à piloter,
d’autant plus lorsque 24 élèves s’approchent, dedans,
dehors, collés à la vitre, c’est une pression
supplémentaire. Merci donc à vous tous, chers
collègues, chers collaborateurs.
Enfin, je me suis dit que Dare-dare, je le sais, je
la connais, c’est une super équipe à Espace 2. mais
Dare-dare et La Classe 2, c’est une super super
équipe. Je vous engage volontiers pour une nouvelle
expérience.
Bon vent!
Jean Prod’hom
Vous dire au nom des élèves, le plaisir de vous avoir
accompagnés cette semaine. Et si la classe 11 est à
nouveau de la partie, ces élèves ne seront
malheureusement pas de la fête: Adrien, Mélany,
Samuel, Syliane et les autres terminent l’école en
juillet.
Le blog de la classe 11, ces élèves l’ont initié en
août 2007, ils l’ont fait vivre jusqu’à aujourd’hui.
C'est magnifique! Restent demain et les jours qui
suivent. d'autres élèves. On se retrouvera peut-être.
Merci infiniment.
Pascal Crittin
Il y en qui veulent faire de la radio à partir de
cette expérience?
Martine Béguin
Samuel, ça ne m’étonnerait pas...
Jean Prod’hom
Syliane, ça ne t’intéresserait pas?
Pascal Crittin
Peut-être à bientôt!
Tous
Bonne après-midi! Merci! Bonnes vacances.
La semaine des médias / Quatrième jour
Jeudi 13 mars
Aujourd'hui, c'est un peu comme si j'ai terminé mon travail: les groupes s'en vont les uns après les autres rejoindre les journalistes et leurs invités, la classe est bientôt vide.
Aucune crainte, d'abord parce que les élèves ont beaucoup et bien travaillé, mais surtout parce que les personnes dont ils vont emboîter le pas sont des gens extraordinaires.
Aucune crainte, mais juste une inquiétude, elle ne m'a pas quitté depuis lundi: accompagner des adolescents dans une telle aventure n'est pas sans risque...
Je me réjouis simplement de recevoir des nouvelles des uns et des autres.
Inquiet comme ces joueurs de bridge qui "esquichent", en jouant leur carte la plus faible pour obliger l'autre à prendre la main. La prendront-ils?
Jean Prod'hom
Le Courrier de Genève
Il est 8h30, la gare, le hall, des
pigeons, un rendez-vous...
Ce matin, direction la rédaction du Courrier. Nous
traversons des rues bondées de magasins pour les gens
de la haute-société, les minutes passent, l’heure du
rendez-vous approche, nous ne voyons toujours pas
notre but.


Les boutiques des riches laissent place aux vieux
bâtiments, de moins en moins de commerces. Après 30
minutes de marche, nous arrivons devant un immeuble;
au-dessus de la porte, en lettres rouges: Le
Courrier.
Une odeur de café s’en dégage, nous frappons à la
porte, un grand sourire nous accueille.
On nous demande de patienter quelques minutes avant
que le rédacteur en chef, Monsieur Fabio Lo Verso,
nous reçoive.






Nous assistons au briefing: critiques sur le journal
de la veille et répartition entre les journalistes
des différents sujets à traiter pour le journal du
lendemain. Discussion animée.
Fabio Lo Verso et son équipe - une équipe composées
de journalistes et de photographes tous très
souriants et prêts à répondre à nos questions - nous
accordent de leur temps. Nous apprenons que depuis
1996, date à laquelle le Courrier et l’église
catholique romaine de Genève ont rompu tout lien, le
journal n’a plus aucune relation avec le
catholicisme.
Ils nous répondent aussi que pour conquérir une
nouvelle génération de lecteurs, ils vont aller à la
rencontre des jeunes, notamment en faisant des
conférences de presse au Salon du Livre. Ils ajoutent
que de les attirer est un vrai chalenge pour tous les
journaux.
A la question de savoir comment ils peuvent survivre
parmi tous les autres quotidiens, la réponse a été
claire, ils le doivent essentiellement à leurs
abonnés. Par rapport aux gratuits qui vivent grâce à
la publicité (80% des recettes), le Courrier ne
compte qu’un apport de 19 à 20%.
Ce journal, contrairement à la plupart des autres,
affiche ses opinions politiques. Il est clairement de
gauche et ses préoccupations vont vers la défense des
salariés. Ils se disent être un journal humanitaire:
"Les hommes avant l'argent!" C’est dans l’éditorial
qu’ils se permettent de donner leur point de vue
politique.
Nous visitons les lieux dans lesquels les quelques 36
collaborateurs travaillent: cuisine, bureaux,
étagères, photocopieuses. Un endroit petit certes, un
peu vieillot, mais très convivial. Nous trouvons que
ce lieu représente assez l’état d’esprit de ce
journal.






Après les avoir remerciés pour l’accueil qu’ils nous
ont réservé, nous repartons en direction de la gare.
Un arrêt Mac Donald’s bien mérité et hop! notre train
est déjà là. Une journée pleine de belles
découvertes!
Syliane Curchod, Pauline
Délétroz, Alice Delisle, Pauline Stouder et Steven
Duangvilay
PS

À Saint-Imier avec Marlène Métrailler
Assis autour d'une table, les étagères
pleines de livres, l'oreille tendue. À tour de rôle
les gens parlent, s'expriment, donnent leur point de
vue. Commençons par le début...
Il est 11 heures, nous partons en direction de
Saint-Imier. Pendant le trajet, nous faisons
connaissance avec Marlène Métrailler, la journaliste
que nous suivrons toute la journée. Arrivés dans le
Vallon, nous nous rendons dans un petit
bar-restaurant pour manger.
Le ventre plein, nous voilà prêts pour notre
rendez-vous de 13h30 à l'Espace Noir, où Pierre
Eggimann et Sabine Oppliger nous accueillent. Une
odeur de bonne humeur flotte dans l'air. Ils nous
emmènent dans une sorte de bureau qui ressemble à une
bibliothèque, une pièce pleine de livres et de
tranquillité, et puis juste une table, des chaises et
une photocopieuse. Cinq minutes plus tard, deux
personnes arrivent, Françoise Beeler, journaliste et
Xavier Voirol, photographe.
Une fois assis, les questions et les réponses
s'enchaînent, l'histoire de la révolution bat à plein
régime. Comme nous nous étions bien préparés avant
d'aller à Saint-Imier, nous comprenons tout ce dont
ils parlent. Nous écoutons l'avis de chacun.
Après une quarantaine de minutes d'entretien, Madame
Métrailler prépare son micro-enregistreur pour poser
des questions à chacune des personnes présentes. Seul
Michel Némitz, co-organisateur de la manifestation
Printemps 08 n'est pas encore présent.
Nous sortons en compagnie de Pierre Eggimann pour lui
poser quelques questions que nous avions préparées
avant d'aller à Saint-Imier. Nous nous dirigeons
ensuite vers le café de l'Espace Noir. Assis en face
de nous, l'homme, définitivement intéressé, nous
écoute et répond avec le sourire. Il aperçoit Michel
Némitz et l'invite à le rejoindre pour répondre à nos
questions.
Pierre Eggimann nous présente. Un peut déstabilisés
par la venue de cet homme que nous ne connaissons
pas, nous continuons malgré tout. Nous apprenons que
Michel Némitz, en plus d'être un des organisateurs de
Printemps 08, est un anarchiste. Monsieur Eggimann
l'a appelé pour qu'il puisse nous répondre. Nous
retournons ensuite dans la pièce où ont lieu les
interviews, il ne manquait à Madame Métrailler qu'à
interviewer les deux hommes que nous avons
monopolisés pendant un quart d'heure.


Les témoignages en poche, nous sortons de l'Espace
Noir pour aller au Centre de Culture et de Loisirs
(CCL) et au Musée de Saint-Imier où nous pouvons voir
les expositions en exclusivité.
Au CCL, nous visionnons un diaporama sur la façon
dont les habitants de Saint-Imier voient la liberté.
En entrant dans le musée, nous tombons nez à nez,
avec… un zèbre empaillé! Étonnant! À l'étage, nous
pouvons voir des œuvres faites par des élèves de
classes du primaire, des peintures sur toiles très
fines, où chacun s'est donné la liberté d'inventer,
par exemple une maison, la maison de ses rêves.
Pierre Egimmann, père du Printemps 08 si on peut
dire, nous a guidés durant toutes ces visites. Nous
nous sommes quittés avec des adieux chaleureux.
Pendant le retour, nous discutons avec Marlène
Métrailler des questions que nous leur avons posées,
de leurs réponses.
La fin du voyage se fait en silence. La fatigue?


- Adrien, que penses-tu de cette journée?
- Une journée pleine de joie et de bonne humeur! J'ai
appris énormément de choses, et le plaisir que ces
gens ont à parler de tout ça m'a beaucoup touché. Et
toi Juliana?
- La bonne humeur et la complicité étaient au beau
fixe. La première épreuve est passée, rendez-vous
demain pour le clou du spectacle!
Juliana Pinto Adao et Adrien
Rossi
PS

Au Mudac avec Martine Béguin
Premier arrêt, Noémie monte dans le bus;
deuxième arrêt, c’est au tour d’Arnaud. Au Budron,
c’est Adeline, puis Samuel avec son excitation
coutumière. Pour finir, Maude nous rejoint. Après
quelques minutes de voyage, nous arrivons au Tunnel.
L’équipe est presque au complet. Il ne manque que
Loïc qui est malade depuis une semaine; l'équipe se
met en route, direction la cathédrale.
Nous arrivons au Mudac avec vingt minutes d’avance.
Pas grave, il fait beau, alors nous nous asseyons sur
des bancs publics, en face de la cathédrale.
Après avoir refait le monde, au froid, nous décidons
d’entrer dans le musée. Là, nous faisons la
connaissance de Madame Claire Favre Maxwell. Elle
nous apporte plusieurs documents sur l'exposition et
nous présente par la même occasion un journaliste de
TVRL.




Nous avons à peine eu le temps d’ouvrir la
documentation que Madame Béguin arrive. Elle nous
propose de commencer la visite.
Lorsque nous arrivons dans la première des deux
salles où les papiers d’agrumes sont exposés, les
couleurs nous sautent aux yeux, elles couvrent les
murs blancs, on peut compter plus de 2300 papiers
d’agrumes.










Madame Claire Favre Maxwell nous présente gentiment
les papiers ainsi que leur histoire. Nous prenons de
nombreuses photos, nous nous asseyons ensuite autour
d'une table en face de la réception. Là nous faisons
un debriefing avec Madame Béguin.
Nous discutons de ce qui nous a plu, de ce qui nous a
semblé intéressant dans cette exposition si colorée,
de ce dont nous parlerons demain. Elle nous pose
alors la question que tout le monde attend:
- Qui veut interroger Madame Chantal Prod’Hom ou
donner son avis durant l’émission?
Pour le savoir, nous vous donnons rendez-vous demain
à midi sur Espace 2, dans l’émission Dare-dare, en
compagnie de Madame Béguin, sur fréquence 96.2.
Maude Aeschlimann, Samuel Di
Pietro, Noémie Geneyne, Arnaud Fame et Adeline Navega
PS

La Controverse avec Marie-Pierre Genecand


Cynthia Masullo, Alison Swan et
Mélany Thévenaz
PS

La semaine des médias / Troisième jour
Mercredi 12 mars
Nous y consacrerons notre matinée, sans carte ni boussole, aller à l'essentiel et dégager de tel événement, de telle chose - de tout ce qui s'est dit hier ou se dit aujourd'hui à leur propos - l'élément qui en fait son intérêt, sa dignité, sa force, sa faiblesse.
Et ne pas craindre de poser ces questions idiotes qui conduisent si souvent à l'essentiel !
Jean
Prod'hom
Comment font-ils pour survivre ?
Ce matin, nous approfondissons nos recherches sur le
Courrier. Comment nous y rendre? Nous cherchons donc
l’itinéraire, les horaires de train et aussi
l’adresse exacte de la rédaction: Rue de la Truite
3...
Nous consultons les sites; www.cff.ch et
www.maps.google.fr, ainsi que www.lecourrier.ch. Nous
retravaillons notre texte d’hier et réfléchissons
pour ne pas commettre l’erreur de partir sans être
armé, et pour revenir en ayant l’impression d’avoir
compris les choses essentielles.
Nous formulons deux questions qui nous aideront
peut-être lors de notre visite. La première question
que nous nous posons est de savoir comment fait le
Courrier pour survivre? Quels sont vos moyens? La
publicité? Comment voyez-vous l'avenir de votre
journal?
La seconde concerne les intentions du Courrier.
Quelles sont ses relations avec le catholicisme?
Qu'est-ce que c'est qu'un journal catholique et
qu'est-ce qui le différencie des autres journaux?
Est-ce un journal de gauche? Qu'est-ce qu'un journal
de gauche? Un journal associatif?
Le Courrier se dit humaniste! Qu'est-ce que cela veut
dire?
Comment allez-vous vous y prendre pour conquérir "une
nouvelle génération de lecteurs", comme vous le dites
sur le site de votre journal.
Nous aurons peut-être des réponses demain
matin.
Pauline Délétroz et Pauline
Stouder
Y-a-t-il encore des anarchistes?
Demain c’est le grand jour, nous allons avec Marlène
Métrailler au Printemps 08 de Saint-Imier qui
présente le passé et l’actualité du mouvement
anarchiste dans la région, comme nous l’avons écrit
hier. Nous nous demandons pourquoi Sabine Oppliger et
Pierre Eggimann ont choisi de remémorer le passé
anarchiste de la région? Y a-t-il eu des
manifestations anarchistes ces dernières années? Y
a-t-il encore des tensions politiques à l’heure
actuelle? Va-t-on rencontrer des anarchistes?
Si nous en avons la possibilité, nous aimerions
visiter l’Espace Noir, une taverne qui
regroupe un cinéma, une librairie, une galerie, un
théâtre/salle de concerts. Nous nous réjouissons
beaucoup de suivre Madame Métrailler et de
participer à l’émission de vendredi.
Juliana Pinto Adao et Adrien
Rossi
On n'en voit pas tous les jours !
Pourquoi une exposition sur les papiers
d’agrumes, ce n’est pas courant! Lorsque Martine
Béguin nous a parlé de ce sujet, nous nous sommes
demandé pourquoi des personnes s’y intéressaient? De
fil en aiguille, nous nous sommes interrogés sur ces
papiers: comment est-ce qu’ils sont fabriqués,
comment les fabricants y inscrivaient des motifs?
Est-ce qu’ils les imprimaient, ou les peignaient?
En lisant le dossier de presse du Mudac, d’autres
questions nous sont venues à l'esprit, primordiales.
Comment conserver ces pièces? D'où viennent-elles?
Les motifs donnent-ils des indications sur leur
provenance? Les thèmes sont-ils en rapport direct
avec leur lieu d’origine ou en relation avec des
êtres morts, vivants ou imaginaires.
Et au fond, est-ce de l'art?
Maude Aeschlimann, Noémie
Geneyne et Arnaud Fame
Controverse !
La question que pose "La Controverse de
Valladolid" se pose-t-elle encore? Dans le monde, des
peuples sont-ils encore considérés comme des
sous-hommes? Les sans-abris, les innocents ou les
enfants qui sont contraints de combattre, les femmes,
les délinquants, les gens de couleur...
Les droits de l'homme sont-ils respectés?
La pièce de jeudi soir répondra-t-elle à nos
questions?
Cynthia Masullo, Alison Swan et
Mélany Thévenaz
La semaine des médias / Deuxième jour
Mardi 11 mars

Si les élèves reconnaissent volontiers la chance qui leur a été offerte d'assister à Dare-dare, l'émission que Martine Béguin animait hier à midi, ils souhaitent ne pas en rester là.
Comme ils l'ont fait entendre lors de la planification de l'après-midi, ils désirent maintenant devenir les acteurs de cette émission et prendre part à celle de vendredi prochain. Il est donc temps de se mettre au travail et de s'informer, pour que chaque élève soit en mesure de formuler quelques questions aux personnes qu'il va rencontrer et prêter l'oreille aux réponses qui lui seront retournées.
Au boulot!
Jean Prod'hom
Le Courrier
Nous nous renseignons aujourd'hui sur l’histoire du
journal et de ses buts. Notre source principale est
le site du Courrier.
Ce journal a été créé en 1868. Il avait pour but de
défendre les intérêts des catholiques à Genève, qui
est un canton protestant. Le journal n'avait pas un
but lucratif. Il n'en a d'ailleurs toujours pas.
En 1892, le Courrier devient un quotidien, alors
qu’il était hebdomadaire. Son tirage varie de 3000
exemplaires à 4000. Au début du vingtième siècle, la
vente diminue à 1000. Aujourd'hui, il tire à 11 500
exemplaires,
Durant la deuxième guerre mondiale, le Courrier est
anticommuniste, il dénonce l’antisémitisme et les
arrestations des Juifs.
Le journal est financé par l'église catholique
romaine de Genève. Le Courrier se veut un lieu de
dialogue entre toutes les formes de mouvements
sociaux.
En 1970, financièrement, le journal va très mal, car
le nombre d’abonnés diminue, alors que cela
représentait la principale source de revenus. Le
quotidien est indépendant des grands groupes
médiatiques comme des régies publicitaires.
En 1996, l’église catholique romaine de Genève fait
du chantage en demandant à la réadaction la démission
de son rédacteur en chef, Patrice Mugny, pour des
raisons politiques. Le courrier refuse, l’église
rompt son lien avec le journal: plus d’aide
financière!
La baisse des revenus est due aux différents progrès
technologiques, comme internet qui permet d’aller
directement lire le journal gratuitement. On achète
donc moins de journaux.
Aujourd'hui, le Courrier lance une campagne pour
reconquérir 300 abonnements très rapidement.
Plusieurs manifestations publiques sont organisées,
elles ont pour but de mieux faire connaître le
journal. C’est le seul quotidien associatif du pays,
et comme le site du Courrier le dit, le journal est
un indispensable outil de résistance.
Nous nous réjouissons de nous rendre à la rédaction
de ce journal!
Syliane Curchod, Alice Delisle
et Steven Duangvilay
Le Printemps de Saint-Imier
Les montagnes, l'horlogerie, le Jura bernois... C’est
le printemps avant l’heure dans le petit vallon de
St-Imier. Du 14 mars au 27 avril aura lieu une vaste
manifestation, le Printemps 08 Saint-Imier ad lib,
autour du passé révolutionnaire et anarchiste du
Vallon et de la liberté aujourd'hui. Une
manifestation qui a pour initiateurs Sabine
Oppliger et Pierre Eggimann, deux artistes.
Plusieurs événements culturels auront lieu durant
ces semaines, des concerts, des débats, des
expositions et des films.
Après plusieurs recherches à travers les livres, nous
avons réussi à en savoir davantage sur le passé de ce
Vallon et de ses révolutionnaires.
Suite à la création de l’Association internationale
des travailleurs (AIT) en 1864, les querelles sont
nombreuses, les anarchistes de Bakounine et de
Proudhon, les anarchistes du Jura bernois n’ont pas
les mêmes visions que Marx, ils sont libertaires et
antiautoritaires.
En 1871, les anarchistes sont exclus de l'AIT.
Les anarchistes sont-ils nombreux aujourd'hui?
Sont-ils acceptés aujourd’hui dans le Vallon de
Saint-Imier?
Juliana Pinto Adao et Adrien
Rossi
Passion d'oranges - Papiers
d'agrumes
En lisant le dossier de presse cet
après-midi, nous apprenons que le Mudac est un musée de design et
d’arts appliqués contemporains. L'exposition du 12
mars au 8 juin 2008 est consacrée aux papiers
protecteurs des agrumes. Environ 2300 pièces sont
exposées. Les pièces ont été offertes au Mudac par
Mademoiselle Aloyse Margot de Lausanne et par
Madame Madeleine Thévoz de Fribourg.
Nous avons appris qu'au début les oranges étaient un
fruit rare, cher et donc réservé aux gens aisés.
Elles devaient être cueillies mûres, c'est pour cela
qu'on se met à protéger ce fruit si fragile avec du
papier devenu meilleur marché grâce à la révolution
industrielle.
Le papier d’agrume a vu le jour au début du XXe
siècle, ces papiers étaient uniquement destinés aux
oranges. On attendait d’eux, précise les auteurs du
dossier de presse, qu’ils protègent le fruit orangé.
Ils rencontrent un grand succès auprès des
consommateurs, on se met donc aussi à emballer
citrons, mandarines, pamplemousses et autres. Plus
tard, des motifs qui évoquent les paysages exotiques,
des femmes ou des hommes heureux ou souriants,... ont
commencé à apparaître pour le plus grand plaisir
visuel des consommateurs. Leur âge d’or se situe
entre 1920 et 1940, puis dès 1950 et jusque dans les
années 1980.
Adeline Navega et Samuel Di
Pietro
La Controverse au 2.21
En 1992, un film est réalisé par
Jean-Daniel Verhaeghe à partir d’un scénario de
Jean-Claude Carrière. Il est intitulé "La Controverse
de Valladolid". Cette controverse a eu lieu dans un
monastère.
Nous avons regardé aujourd’hui ce film pour mieux
comprendre la pièce de théâtre que nous allons voir
au 2.21, jeudi, avec Madame
Marie-Pierre Genecand, journaliste à Espace 2.
Cette pièce, mise en scène par Joe Boegli,
s'intitule aussi "La Controverse de Valladolid",
elle est également écrite par Jean-Claude
Carrière.
En 1550, un débat entre Las Casas et Sepulveda est
organisé par un envoyé du pape pour décider: les
Indiens sont-ils des humains? ont-ils une âme?
Las Casas, qui est contre l’esclavage des Indiens,
commence à argumenter. Il raconte par exemple les
massacres qu’il a vus. Sepulveda argumente lui aussi:
Las Casas a raison en prétendant que les Indiens sont
doux comme des brebis, mais alors,... ce ne sont pas
des humains...
Le légat devra prendre une décision.
Cynthia Masullo, Alison Swan et
Mélany Thévenaz
E-mail
Magnifique, merci à vous et à vos élèves.
La rencontre de lundi a été très stimulante, vous
êtes une classe merveilleuse.
Je me réjouis de vous revoir (et de vous entendre !)
vendredi. Salut à tous !
Pascal Crittin
Quel plaisir de découvrir ces excellentes
contributions sur le blog! C'est écrit dans une
langue agréable et exigeante. Du beau travail! On se
réjouit de lire la suite et d'écouter l'émission de
vendredi. Félicitations à tous les élèves, à
l'enseignant et à l'équipe d'Espace 2 pour son
aimable accueil! La RSR assure cette année une
couverture remarquable de la Semaine des médias, avec
des contributions sur La 1ère, Espace 2 et Couleur 3.
Christian Georges
Bravo, c'est magnifique, l'option
du journal de bord est super agréable à suivre!
Martine
Béguin
La semaine des médias / Premier jour
Lundi 10 mars

Par une suite de circonstances, mais surtout par la bienveillance de Christian Georges, responsable scientifique à la CIIP, et Pascal Crittin, directeur d'ESPACE 2, la classe 11 est invitée cette semaine à participer à la réalisation d'une émission de radio, le Dare-dare du vendredi 14 mars 2008. Nous avons décidé de rendre compte ici des différentes étapes de cette aventure inespérée. Les textes écrits pendant cette semaine ont été repris, réfléchis et corrigés par les élèves en présence de l'enseignant pendant plusieurs dizaines de minutes, plus d'une heure parfois - il faut le dire bien haut, le travail a été immense.
Les photos ont été réalisées exclusivement par les élèves.
Nous sommes le lundi 10 mars, il est 10 heures 45...
Jean Prod'hom
Let's go together to RSR
Rendez-vous devant le
cimetière du Mont-sur-Lausanne. Madame Salquin est au
volant du petit bus scolaire, petit bus qui, comme
son nom l'indique, est fait pour des gens de petite
taille. Imaginez alors des jeunes de 1 m 80 - Evrard
mesure plus de 2 mètres! - , les jambes écrasées dans
le siège de leur voisin... Je dois dire que c'était
assez comique. Madame Salquin nous dépose Place de
l'Industrie.
Nous prenons la route du Vallon, et commençons notre
ascension. Nous apprenons que nous "marchons"
au-dessus d'une rivière invisible, le Flon, qui
devient souterraine aux alentours de La Sallaz, elle
rejoint ensuite la Louve pour se jeter dans le lac
Léman.


Nous découvrons un coin de Lausanne qui, je pense,
n'est pas l'endroit que les jeunes d'aujourd'hui
fréquentent pendant leur samedi-shopping. Mais
l'endroit est plutôt sympa; chantiers, camions, boue
et usine. Nous passons notamment devant l'usine
Tridel, un centre de traitement par recyclage et
incinération des déchets.


Nous arrivons à la Sallaz, passages pour les piétons,
trottoirs, et enfin nous apercevons le logo RSR.
L'excitation monte d'un cran. Nous allons enfin
découvrir les coulisses de l'émission Dare-dare.
Syliane Curchod
Premiers pas
Tout excités à l'idée de participer à
cette «aventure», nous montons à l’étage de la
cafétéria, où la classe prend place en attendant
Monsieur Pascal Crittin, le directeur d'Espace 2.
Il arrive peu après, costard cravate, téléphone
dernier cri! Il se présente et nous met à l'aise; il
nous accompagnera toute la journée. Il nous informe
du déroulement de celle-ci: Dare-dare en direct,
repas ensuite, debriefing et planification de
l'émission du vendredi 14 mars.

Monsieur Crittin nous présente ensuite Gaby,
l'assistante de production, discrète et souriante,
sans elle pas d'émission! Son bureau se trouve au
centre de «la place du village». Des canapés et des
fauteuils sont mis à disposition pour que les invités
puissent patienter.
En attendant le début de l'émission, Monsieur Crittin
nous fait visiter différents studios
d’enregistrement. Passionnant! Ces studios sont des
salles insonorisées, qui nous donnent l’impression
d’être dans une bulle. Pour les journalistes, cela
doit être reposant, je leur poserai la question
vendredi prochain!

Par groupe de six, nous entrons dans la régie de
l’émission Dare-dare. Madame Dominique Stalder est
aux commandes. Nous faisons sa connaissance. C'est
sur la place du village que nous rencontrons Madame
Martine Béguin, productrice de Dare-dare. Elle est
concentrée, déjà dans l'émission qu'elle va animer et
qui va commencer dans quelques minutes.
Une super équipe pour une super émission!
Alice Delisle
En direct
Trois, deux, un zéro! La lumière rouge
s'allume, nous sommes en direct, tous derrière la
vitre du studio à observer les moindres faits et
gestes de la productrice, des journalistes et de leur
invité, Monsieur Klopfenstein, chef d'orchestre au
micro de Nicolas Juillard. Je suis très impressionnée
par la manière dont l’émission est gérée. Par
exemple, pour marquer les interruptions du direct, la
productrice Martine Béguin fait un signe à Madame
Dominique Stalder qui est aux commandes de la régie,
de l'autre côté de la vitre qui les sépare.

Pascal Crittin nous y accompagne pendant que
l'émission se poursuit, on plonge dans l'univers de
Dominique Stalder qui gère l'émission en utilisant
des écrans et des boutons, un peu comme un pilote aux
commandes de son avion.


Nous visitons ensuite les nouveaux locaux de Couleur
3, modernes et originaux.
Maude Aeschlimann
Un repas pas comme les autres!
Après une courte visite de la RSR, les
ventres commencent à grogner... Signe d'appétit,
c'est une bonne maladie! A vos assiettes! Le repas
est offert! Merci Christian Georges!
Nous nous dirigeons en direction de la cafétéria, au
menu: émincé de poulet ou brochette, et un tas de
bonne choses...
Avant de nous servir, une longue file d'attente... Ça
passe vite!


Une table digne d'un roi, nous nous installons,
l'équipe de Dare-dare se mélange à nous: Pascal
Crittin, Gaby, Martine Béguin, Nicolas Julliard,
Florence Grivel, Marlène Métrailler, Marc Berman, bon
appétit et les discussion commencent.
- Vous êtes en quelle année? demande Pascal Crittin.
- En 9ème!
- J'ai entendu dire qu'une de vos camarades allait
faire son apprentissage ici?
- Oui, oui! C'est Pauline Délétroz!
- Mais son père et son oncle sont dans la maison?
- Oui, oui!
Trois quarts d'heure plus tard nous commençons le
debriefing...
Mélany Thévenaz
Debriefing
Ne vous êtes-vous jamais demandé,
lorsque l’émission que vous écoutez se termine, ce
que font les animateurs et les régisseurs?
Et bien, à la fin de celle-ci, toute l'équipe se
réunit dans une salle pour ce qu'on appelle un
debriefing.
J’ai participé à celui de Dare-dare et j’ai pu
constater, à cette occasion, que chacun à tour de
rôle analyse sa prestation et celle de ses collègues:
ils commentent, critiquent, évaluent...
Ils parlent ensuite de leurs invités; sont-ils bien
passés à l'antenne, ont-ils su répondre aux
questions, a-t-il fallu qu'on les relance?
Aujourd'hui, Dominique Stalder, la responsable de la
régie, est absente.
- Dommage, car les conseils des régisseurs sont
précieux pour les animateurs, confie Martine Béguin.


Le debriefing est un moment très important, car il
aide les animateurs à s'améliorer.
Merci à toute l'équipe de nous avoir autorisés à y
participer, je me réjouis de vendredi prochain!
Pauline Délétroz
Objectif: vendredi 14 mars, midi pile, émission
prête!
Après avoir passé une journée
mouvementée à bouger dans le bâtiment de la RSR, la
classe 11, les journalistes, les présentateurs et
Pascal Crittin sommes assis dans une salle de
réunion. Le debriefing est terminé; arrive alors la
mise en place de l'émission du vendredi 14 mars,
qu'il faut planifier; nous sommes tout ouïe.
Nous recevons une feuille avec le sommaire de
l'émission. Martine Béguin, la productrice de
l'émission du 14 mars, nous parle de chaque sujet
tout en nous expliquant ses intentions.
Monsieur Prod'hom prend la parole, il pose quelques
questions à Martine Béguin, il nous demande ensuite:
- Qui est intéressé par un de ces sujets?
Plusieurs mains se lèvent, nous serons 16 à nous
engager dans l'aventure.
Un premier groupe se rendra avec Martine Béguin au
MUDAC pour l'exposition Passion d'oranges - Papiers
d'agrumes et rencontrer sa directrice Chantal
Prod'hom. Un second groupe va assister à la
représentation de La Controverse de Jean-Claude
Carrière au 2.21, dans le cadre du Festival de
théâtre axé sur les droits humains. Le troisième se
rendra dans le Jura bernois pour le Printemps de
Saint-Imier qui tente de retracer le passé
révolutionnaire du Vallon et son actualité. Le
quatrième ira à Genève visiter la rédaction du
Courrier pour les 140 ans de son existence.
Je fais partie des élèves qui iront jeudi à
Saint-Imier avec un journaliste. D'ici là, à nous de
nous informer...
Juliana Pinto Adao
A travers le monde
Juliana assise sur sa chaise, un pinceau dans une main, un bout de papier dans l'autre, le regard fixé sur son panneau. A côté d'elle Thomas qui tourne les pages d'un atlas. Maintenant, les deux peignent.
A côté d'eux, Maude et Samuel, les mains appuyées sur leur table, un pinceau à la main, discutent de choses et d'autres. Noémie et Pauline écrivent sur un bloc-notes, se regardent, parlent, refléchissent.
Un après-midi libre.
Céline Guex
E-mail
Blog de la classe 11
Bonsoir, Je viens de finir la lecture de
tous les textes depuis le début de l'année. Il est
intéressant de voir comme les textes s'allongent avec
le temps, les sujets très variés (école, vie privée,
etc..) qui inspirent les élèves. Il s'agit d'un très
bon exercice et nous permet, nous parents, d'avoir un
petit aperçu de ce que sont leurs journées en
classee. Bravo!
Andréa Pinto
Adao
Panneaux solaires
Aux travaux manuels,
quelques garçons des classes de 9G1 et de 9G2
fabriquent des panneaux solaires pour le nouveau
bâtiment de la voirie du Mont-sur-Lausanne.
Ce matin, nous avons débité des lattes de bois que
nous avons vissées à un panneau pour donner forme à
une "boîte ouverte" dans laquelle sera déposée une
couche de laine de pierre de cinq centimètres
d'épaisseur.
Nous placerons ensuite, par-dessus, un serpentin de
cuivre de 14 millimètres de diamètre dans lequel
circulera de l'eau.
Nous fixerons enfin une plaque de cuivre noircie qui
transmettra l'énergie du soleil, d'abord au
serpentin, et ensuite à l'eau.
Je me réjouis déjà de la prochaine leçon.
Gilles Rosselet
Dare-dare
Ce matin, on a lu en
classe les messages que Monsieur Christian Georges de
la CIIP, Monsieur Pascal Crittin de la RSR et
Monsieur Prod’hom se sont échangés. Monsieur Georges
est un collaborateur scientifique de la Conférence
intercantonale de l'instruction publique, il a
signalé notre blog à Monsieur Crittin, producteur de
la RSR qui a pris contact avec nous.
Monsieur Crittin nous a alors proposé de participer à
l'enregistrement de l’émission Dare-dare du 14 mars.
Certains élèves vont pouvoir suivre un journaliste
durant la semaine du 10 au 14 mars. Ceux qui sont
responsables naturellement! car lorsqu’ils auront
rendrez-vous avec lui sur le terrain, il ne sera plus
question de trouver des excuses bidon pour ne pas y
aller. Plus des trois quarts de la classe souhaitent
accompagner un journaliste.
Moi ça m’aurait aussi beaucoup intéressé, mais je
veux obtenir 14 points en français, en mathématiques
et dans une langue, ou 18 points avec les sciences
pour entrer en classe de maturité à l’ETML comme
polymécanicien. Je préfère rester en classe pour
mettre toutes les chances de mon côté, au lieu de
prendre le risque de devoir rattraper des cours. Mais
je me réjouis d’écouter sur place, lundi et vendredi,
les émission en direct, écouter mes camarades et, je
l'espère, voir des personnes connues.
Gilles Rosselet
La guerre mondiale
Cet après-midi nous avons
regardé une vidéo sur la seconde guerre mondiale, un
film en noir et blanc que Frank Capra a réalisé dans
les années 1942-1943, pendant la guerre, à la demande
du ministère de la Guerre américain.
Trois hommes importants mais complètement fous nous
sont présentés: Mussolini, Hitler et Hiro-Hito,
l'empereur japonais. Ces trois personnages avaient
dans l’idée de conquérir le monde comme dans les
dessins animés que je regardais étant petit. Et de se
le partager.
Ce qui m’a beaucoup frappé, c'est que, chez les
Allemands, les Japonais et les Italiens, les enfants
étaient formés à la guerre très jeunes. Pour obtenir
de meilleurs combattants, Hitler a conçu des "camps
de reproduction". Une séquence avec des bébés
entassés m’a un peu choqué.
J’ai appris plusieurs choses : que les Japonais ont
commencé leur plan de conquête en 1931 en envahissant
la Mandchourie, que l’Italie a attaqué la pauvre
Ethiopie qui n’avait qu’un avion de transport et
aucune mitrailleuse pour se défendre. J'ai appris
qu’Hitler était fou, bizarrement son visage prenait
parfois des expressions comiques.
Gilles Rosselet
Mon boguet
Un réservoir mal repeint,
un carbu qui coule une fois sur deux,
le gicleur qu’on ne trouve plus sur le marché,
une pipe au pas de vis brisé,
un cylindre qui tient avec trois boulons au lieu de
quatre,
un piston comme cadeau d’anniversaire,
le pot qui doit avoir plus de trente ans
et la bougie qui vient de la vieille bagnole au père.
Depuis que j’ai 14 ans, j’ai un vieux vélomoteur Pony
cross 503 qui doit avoir plus de 40 ans. Je l’ai
acheté à Moiry, c'est un village du nord-ouest
vaudois.
Quand on me l’a vendu, il n’avait plus de câble de
gaz, la lumière marchait une fois sur deux et la
peinture commençait à se décoller. Arrivé chez moi,
je l’ai tout poncé, j’ai remis le câble et j’ai mis
une ampoule d’un tableau de bord d’une Alfa Roméo à
mon père. J’ai rajouté un guidon plus bas, je l’ai
verni en vert, j’ai mis un phare de brouillard, j’ai
changé la roue arrière et j’ai soudé un porte-bagages
de Honda.
Ce que je trouve de super avec le boguet, c’est que
je peux aller où je veux quand je veux. Pas besoin
d’attendre le bus, le vélomoteur pour moi est le
synonyme de liberté.
Mais il y a bien sûr des inconvénients, par exemple
lorsque je ne peux pas rentrer à cause du moteur qui
disjoncte, j’ai peur qu’il rende l’âme à n’importe
quel moment. Mais j’espère que mes enfants
l’utiliseront et qu’ils seront fiers de mon boguet.
Tiendra-t-il jusqu'à mes seize ans?
Gilles Rosselet
E-mail
Boguet
Génial ton vieux boguet! Il me fait penser
au mien: c'était un vieux batavus go-go (eh!oui)
jaune poussin que mon cousin m'avait refilé pour
50.-symboliques. Il a tenu le coup jusqu'à mes18 ans
et là, j'ai eu la chance de recevoir une moto. Mais
je l'ai beaucoup regretté quand, faute de place, j'ai
fait l'échange... Je l'ai donné à un voisin de
l'époque. Peut-être "vit-il"encore... C'était en
1979, j'avais 14 ans!
Voilà pour la petite anecdote... L'histoire se
perpétue! Bravo pour ton récit!
Stéphanie
Apothéloz

