Une expérience inoubliable

Lundi 31 mars

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Ce matin, nous avons étudié le préambule de la Charte des Nations Unies qui date de 1945.
Nous avons écouté ensuite l’émission de Dare-dare du vendredi 14 mars. Certains élèves ont donné leur avis sur ceux de nos camarades qui ont parlé à l’antenne: Maude avait l’impression, au moment de l’enregistrement de l'émission, que nos camarades étaient stressés, mais lorsque nous l’avons réécoutée en classe, elle les a trouvés à l’aise.
Samuel, qui a parlé à l’antenne, dit quelque chose de différent: en écoutant plusieurs fois l’émission, il remarque de plus en plus de ses défauts...
Pour finir la matinée, nous avons relu les articles de notre blog qui concernaient la semaine des médias, plus particulièrement le debriefing du vendredi.
Enfin Monsieur Prod’hom nous a annoncé que l’épreuve écrite du certificat de français - un texte argumentatif - serait en relation avec l’expérience que nous avons vécue pendant cette semaine. C’est une bonne idée!

Céline Guex

E-mail

Lundi 17 mars

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Bonjour,
Je voulais juste remercier tous ceux qui nous ont accompagnés pour cette super semaine à la RSR, c'était magnifique et une super expérience pour nous tous, je pense.
Devoir parler en direct était un gros défi pour moi qui suis plutôt de nature timide... Donc vraiment un grand merci de nous avoir aidés dans cette aventure!
Bonnes vacances!

Adrien Rossi

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La semaine des médias

POUR CONCLURE

Vous dire que je suis allé voir mardi matin le blog, le blog de la classe 11, et je l'ai suivi pendant la semaine, et j’ai lu aujourd’hui les derniers articles, je dois dire que j’ai été très impressionné par le travail que vous avez fait, sur le blog comme à l’antenne.
S’agissant du blog, c’était tout à fait intéressant, on a là quelque chose que nous ne pouvons pas réaliser parce que nous n’avons jamais le temps de faire cela, c’est-à-dire de pouvoir raconter au public les coulisses de la pièce. Et ça c’est formidable! De plus, avec votre regard qui découvre l’Amérique, vous écarquillez les yeux. Pour nous c’est génial, nous qui sommes tous les jours là, qui sommes dans nos habitudes de travail.
C’est une expérience très très forte pour l’équipe de Dare-dare et pour moi, j’en témoigne à titre personnel, depuis lundi déjà, par toutes les questions que vous avez posées, on redécouvre le monde de la radio à travers vous et c’est une expérience tout à fait stimulante.
Je conseille à tout le monde de lire ce blog, on va faire en sorte qu’il soit bien visible sur notre site.
Bravo!
J’ai été très impressionné par l’implication qui a été la vôtre lundi lorsque je vous ai accueillis; je la devine mardi, mercredi et jeudi à travers ce qu’on m’en a dit et ce que votre blog fait entendre. Votre implication, je la constate encore aujourd’hui. Je suis très content de cette expérience, je vous remercie, ça a été pour l’équipe de Dare-dare une expérience forte et une pression supplémentaire.
Et je voudrais ici remercier infiniment l’équipe de Dare-dare, ceux qui sont là aujourd’hui, ceux qui étaient là lundi, Martine Béguin en particulier. je suis allé lui faire la bise lorsqu’elle est sortie, on aurait dit une boxeuse sortant du ring. Il faut savoir que Dare-dare, c’est un gros avion à piloter, d’autant plus lorsque 24 élèves s’approchent, dedans, dehors, collés à la vitre, c’est une pression supplémentaire. Merci donc à vous tous, chers collègues, chers collaborateurs.
Enfin, je me suis dit que Dare-dare, je le sais, je la connais, c’est une super équipe à Espace 2. mais Dare-dare et La Classe 11, c’est une super super équipe. Je vous engage volontiers pour une nouvelle expérience.
Bon vent!

Pascal Crittin, Directeur d'Espace 2
in Debriefing, CLASSE 11 Orbite Joker, Note du vendredi 14 mars 2008

La semaine des médias / Un jour après

REMERCIEMENTS


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A Christian Georges, collaborateur scientifique à la CIIP, qui nous a fourni le bon tuyau et qui a suivi notre aventure,
A Pascal Crittin, le directeur d'Espace 2, qui ne nous a pas abandonnés tout au long de la semaine,
A Martine Béguin, la productrice, à Marie-Pierre Genecamp, Marlène Métrailler, David Collin, les journalistes, qui ont accepté de s'engager avec nous,
A Gaby et à Eloïse Porcarelli, les assistantes de production, qui ont débarrassé la semaine de toutes les aspérités avec une sollicitude qui épate,
A Dominique Stalder et Gilles Hausammann, les réalisateurs de l'émission,
A Raul Vega qui a allégé notre tâche lorsqu'il le fallait,
Aux enseignants qui interviennent dans la classe 11 et qui ont accepté de travailler dans des conditions peu habituelles,
A ceux du Mont qui n'ont pas fait de gros yeux parce que nous occupions sans discontinuer la salle d'informatique,
A Geneviève Werlen qui a relevé quelques coquilles dans les textes,
A Madame Curchod qui a accompagné à Genève six élèves qui allaient à la rencontre de la rédaction du Courrier,
Aux autres mamans qui nous ont donné un coup de main,
A ceux qu'on oublie immanquablement lorsqu'on vise l'exhaustivité.

Au nom de la classe 11
J. Prod'hom

La semaine des médias / Dernier jour

LE DIRECT
Vendredi 14 mars

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Il est 11 heures 45, tous réunis sur "la place du village", embarqués dans une aventure qui approche de sa fin, de l'inouï, là, dans un monde d'une technicité sans pareil, là, au confluent du dire de ceux qui viennent et des rituels de ceux qui accueillent - ou relancent, c'est tout un - au confluent de ceux qui entendent par-delà les rituels du dire.
Parmi ceux qui viennent des champions! Ils sont huit, huit qui ne seraient rien sans les seize qui les portent; les uns et les autres le savent, le savent et font silence, les premiers pour faire entendre, bientôt , ce que les seconds, en se taisant, leur ont laissé le soin de dire.




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Au bord de la panique dont le travail et le courage nous éloignent, au bout du temps, c'était juste avant l'heure et le temps était aboli.
J'aurais voulu que vous puissiez, vous qui n'êtes pas du village, brasser l'air et le temps suspendu. Nous êtions comme ces bêtes qui peuplent la terre - dont nous croyons être l'exception - sur la banquise ou dans le désert, seules, aux aguets, prêtes à bondir sur ce rien qui habite le silence. Trop tard, c'est fini pour aujourd'hui, mais ceux qui viennent après nous n'en ont pas fini.

Jean Prod'hom


En direct


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Passions d'oranges papiers d'agrumes au MUDAC avec Chantal Prod'hom




99
Le Controverse de Valladolid au 2,21



102
Les 140 ans du Courrier


100
Le Printemps de Saint-Imier





Debriefing

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La transcription qui suit a été assurée par l'enseignant. On ne pouvait guère en effet, vendredi soir, demander un tel travail aux élèves. Une prochaine fois peut-être! Car il n'est pas sans intérêt de suivre mot à mot les échanges, partant les tours et les détours que prennent ceux qui parlent pour se faire entendre.

Jean Prod'hom

...

Martine Béguin
La Controverse? Alors?

Mélany Thévenaz
Nous avons eu du plaisir. On a pu discuter avec la présidente du festival, Corinne Jaquiéry, lui poser des questions, elle était très ouverte. Quant à la pièce, elle posait des questions intéressantes, importantes.

Martine Béguin
Et au niveau du résultat? Comment évaluez-vous votre performance?

Mélany Thévenaz
Il faudrait qu’on puisse refaire une telle expérience, et mieux, en s’entraînant! Car c’était la première fois.

Martine Béguin
Ce qui était bien, là, c’est qu’on avait en première partie Marie-Pierre qui nous résumait précisément l’enjeu du festival et de la pièce. Et vous avez été déchargées de cette partie.
Il est clair que si vous aviez dû nous présenter le festival, nous présenter la pièce jouée ce soir-là, dégager la problématique de la Controverse, et en plus donner votre avis...
Vous voyez que c’est un exercice difficile le papier critique, parce qu’on doit être informé sur beaucoup de choses, pour que les gens nous suivent, et puis en même temps apporter sa touche personnelle. Cette touche personnelle on vous l’a confiée!

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Martine Béguin
Gilles! ça m’intéresserait de savoir comment toi, en tant que réalisateur, tu vois, dans cette émission, le tournus des voix, des sujets,...

Gilles Hausamann
Moi j’ai bien aimé l’aspect disons “direct” de l’émission d’aujourd’hui: on joue avec les gens qui sont là, tout autour, et on les intègre; on dit tout haut que des élèves sont ici, dans le studio. Et le “jeu de chaises”, la transmission du micro donnent un côté très vivant, c’est le côté radio-direct et c’est bénéfique. On a tendance à demeurer dans une structure très rigide. Aujourd’hui, il y a eu de la fraîcheur, de la légèreté, j’aime bien!

Pascal Crittin
Ce que dit Gilles, ce sont des choses que l’on peut plus facilement réussir en radio. Imaginez qu’on se lève ainsi à la télévision, comme vous l’avez fait dans le studio!
Et toi David Collin, comment cela s’est-il passé?

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David Collin
Ce qui était marrant, c’est qu’elles voulaient toutes les trois parler au micro, on aurait pu craindre l’inverse. Finalement on a réussi à s’organiser en mettant sur pied des séquences très courtes dont la durée, je crois, a été assez bien respectée. Cette envie de participer fait plaisir à voir. Quant au passage de l’expression de ce qu’ils avaient envie de dire pendant la préparation et le moment à la radio, il y a eu des progrès, une expression plus naturelle, plus spontanée.

Martine Béguin
Il a d’ailleurs été judicieux, et agréable, de vous avoir chacune sur trois thèmes très différents: la visite de la rédaction, le commentaire d’un article du Courrier du jour, une remarque sur les journaux que vous lisez habituellement.
Et la présence du rédacteur en chef au téléphone, c’était un bon complément aussi, je crois, mais je n’ai pas suivi avec attention, j’étais préoccupée par le direct. Gilles?


Gilles Hausamann
Oui c’était très efficace, ce coup de téléphone a constitué le traitement du sujet proprement dit.

Pascal Crittin
Cet entretien a été intéressant parce que les questions n’ont pas été frontales et ont pourtant donné l’occasion à Fabio lo Verso de parler de son journal, d’esquisser son évolution et de le situer dans le paysage actuel.

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Martine Béguin
On arrive au sujet le plus difficile peut-être, Le Printemps de Saint-Imier: Juliana et Adrien étaient en effet seuls dans le studio. Il n’y avait pas Marlène pour leur tenir la main.
Mais vous aviez visité l’expo ensemble la veille. Comment vous êtes-vous sentis là-dedans?

Adrien Rossi
Ben très stressé... On a appris beaucoup de choses en faisant ce travail, mais arriver comme ça, être assis avec mes camarades dans le studio, puis d’un coup parler, ça fait un changement énorme. Moi j’ai paniqué et je ne savais plus quoi dire.

Martine Béguin
C’est pour cela que l’on avait pris le temps d’écrire, j’ai essayé de vous avoir un peu chacun à votre tour pour énoncer les points qui vous paraissaient les plus importants. Pour que vous ayez au moins un canevas minimum sur lequel vous pouviez retomber si cela s’avérait nécessaire, en cas de panique. C’est à cela que sont utiles les lignes écrites préalablement.
Là, on vous en a peut-être demandé beaucoup, faire ressortir tous les enjeux, rappeler l’époque, évoquer les grandes figures des anarchistes du Jura. Je crois que c’est beaucoup! On a fait reposer beaucoup sur vos épaules. Mais il fallait essayer! Et de toutes façons, pour nos auditeurs, ils auront toute la matière nécessaire bientôt, avec un dossier approfondi autour de cette manifestation. Marlène nous présentera ce dossier lundi.
C’est intéressant de voir que vous avez vécu avec passion la passion des gens que vous avez rencontrés. Comment dès lors faire entendre cette passion à vos auditeurs. Comment leur donner à eux aussi l’envie d’aller là-bas, de s’interroger sur ce passé assez étrange et lourd des débuts de l’industrie horlogère, les gens vivant dans des conditions de travail difficiles, le passage du travail à la maison au travail à l’usine... Faire passer tout cela en quelques minutes, c’est un exercice costaud. Et toi Juliana?

Juliana Pinto Adao
J’étais stressée aussi, mais le fait que vous me parliez directement m’a mise à l’aise.

Pascal Crittin
Moi j’ai tout compris, mais je me réjouis naturellement d’en savoir plus lundi avec le dossier de Marlène Métrailler. Mais en tous les cas, je vous félicite d’avoir eu le courage de vous être lancés. Et je remercie Marlène de vous avoir coachés.

Marlène Métrailler.
Ils avaient bien préparé leur sujet, ils avaient bien travaillé, j'ai été enchantée. Et ils ont beaucoup été appréciés sur place. Pendant que je faisais mes interviews, ils posaient de leur côté des questions aux gens que j’allais interroger par la suite, des questions qu’ils avaient préparées en classe. On a pu échanger les résultats de nos enquêtes,... C’était vraiment bien!

Pascal Crittin
Moi, en tant qu’auditeur, j’ai eu l’essentiel. Dans le métier il y a quelques questions de base: Qui? Quoi? Quand? Où? Comment? Pourquoi? auxquelles le journaliste doit répondre. Et vous l’avez fait. Mais on aime aussi amener une note plus personnelle, et vous l’avez fait lorsque Martine vous a demandé d’indiquer le lieu, le spectacle, l’exposition que vous conseilleriez à un visiteur potentiel d’aller voir en priorité.

Martine Béguin
Je pourrais vous envoyer la “conduite” de l’ensemble de l’émission, dans laquelle vous aurez le détail des papiers; vous pourrez alors voir la construction de chacune des interventions celle de Marie-Pierre, celle de David et celle des autres. Vous verrez alors comment les questions de base, “Qui?” “Quoi?” “Quand?”,... trouvent leur place très tôt dans nos sujets. Car il faut vraiment qu’on comprenne l’essentiel du sujet et les enjeux très tôt.

Jean Prod’hom
Je voudrais revenir à l’intervention de Juliana et Adrien. On vous a beaucoup demandé, comme le disait Martine, votre tâche était en effet lourde. Vous n’avez pas eu la charge seulement de répondre à l’une ou l’autre des questions de base qu’évoquait Pascal Crittin, mais vous avez eu la charge de bâtir un contexte qui abritait l’histoire - le XIXème siècle - une problématique historique complexe - anarchisme, communisme, socialisme, révolution,...
Cette problématique que vous avez su énoncer dans le texte que vous m’avez envoyé jeudi soir, après 21 heures, était alors clair dans votre esprit, j’ai d’ailleurs été scotché.
J’ai l’impression que vous avez été victime de la qualité de votre texte. J’imagine que vous l’avez écrit, récrit, bichonné...

Marlène Métrailler
Non! J’ai assisté à cela, je dois le dire, j’ai été émerveillée, Ils étaient dans la voiture, il y en avait un devant, l’autre derrière, je n’ai pas tout entendu, je crois que rapidement ça les gênait un peu... Alors ils faisaient leur texte, ils se corrigeaient, et... j’étais effarée, comment ça avait bien fonctionné et à quel point ils avaient les idées claires. Ils ont fait ça pendant le trajet, dans la voiture,c’était vraiment impressionnant de les voir travailler...

Jean Prod’hom
Pourtant dans leur texte, il y a quelques passages troubles qui touchent à l’usage et à la compréhension de quelques termes: révolutionnaire, marxiste, anarchiste,...
Et lorsque j’ai été amené à éditer et à publier votre texte jeudi soir, j’ai pris la responsabilité de défaire ce trouble en substituant systématiquement, par exemple, l’adjectif “anarchiste” à l’adjectif “révolutionnaire” pour mettre en place l'opposition autoritaire - non autoritaire. Cette opération a réglé, de l’extérieur, la question de l’écrit, mais pas celle de l’oral. C’est dire que la question n’était pas réglée dans votre esprit.
Et aujourd’hui, Adrien, on a retrouvé à l’antenne ce trouble qui habitait déjà ton texte, ton stress en a été le signe. Par ailleurs, que des compliments sur votre travail, pour les risques que vous avez accepté de prendre!

Martine Béguin
Justement, c’est intéressant de se dire que, quand on passe de l’écrit à l’oral, il faut se noter de façon assez précise les mots clés, à ne pas rater, Bakounine aurait dû apparaître dans votre topo et puis on ne l’a pas entendu. Avoir quelques petits mots clés, écrire les noms des gens qu’on doit absolument citer, ou des lieux,...
Il y en avait déjà quelques-uns, mais en en ajoutant quelques-uns de plus, vous auriez eu le canevas suffisant, pour retrouver les notions essentielles. A part ça, chapeau encore une fois!

Jean Prod’hom
Je dois dire que du lundi à aujourd’hui, et vous ne l’avez pas vu peut-être ici à la RSR, il y a eu un travail immense de la part de élèves, à partir de quelque chose dont ils ignoraient jusqu’à l’existence. En trois jours, Juliana et Adrien, par exemple, ont dû poser un socle de connaissances là où ils ne disposaient de presque rien pour être en mesure, peu après, dans l’enchaînement, de faire apparaître une question qui est celle de l’anarchisme aujourd’hui. Ils ont été d’une efficacité remarquable.

Martine Béguin
Super boulot!

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Martine Béguin
La seconde partie vous concerne moins, vous n’en étiez pas, et ça c’est le hasard des circonstances. Nicolas ne pouvait pas vous emmener à Annecy, il était déjà allé voir l’expo. Tout était déjà dans la boîte.
Et je ne sais pas si tout le monde a écouté très attentivement parce que tout le monde était en train de se remettre de ses émotions.
Mais c’était un dossier, j’ai trouvé... super! C’était un peu rock’n roll parce que tu avais 32 000 relances. Parfois c’est plus confortable, on a juste deux intervenants, une petite relance au milieu, et c’est du repos. Mais là on avait 8 éléments...


Pascal Crittin
C’est bien,... c’était,... je me suis dit,... Heureusement qu’on a eu ce dossier-là. Après la première partie. Parce que la première partie, ça avait un côté speed, positivement speed, il y avait tellement de voix.
On aborde dans cette partie quelque chose de plus calme. Je me suis dit qu’heureusement on n’avait pas un dossier en béton, heureusement qu’on continuait dans quelque chose de rythmé, court, avec des interventions, des relances sans arrêt, avec une mosaïque de voix, de personnages. C’est le fruit du hasard, mais ça tombait bien!

Nicolas Pahlisch
Oui en effet, on a touché au monde des voix, Opalka avec son accent polonais et Vialat avec son accent du midi. Et Piguet, qui a travaillé pour France-Culture, parle bien, il a un beau grain de voix. Leur manière de s’exprimer est agréable. C’est vrai que c’était du tout cuit.
Mais c’est compliqué à installer, ce sont des univers tellement monomaniaques. Pour faire entrer les gens là-dedans c’est très difficile, dans un truc qu’ils n’ont pas forcément vu.

Jean Prod’hom
Leurs voix n’étaient pas celles d’adolescents, mais des voix profondes, anciennes, presque archaïques qui faisaient le pendant des voix fraîches du début.

Marlène Métrailler
Des voix plus habitées.

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Martine Béguin
On pourrait avoir des avis de quelques participants et de quelques auditeurs? Les auditeurs d’abord? Courage! Rien? Qu’est-ce qui vous a plu?
Je passe donc à ceux qui ont parlé au micro, il sont plus relaxes, cette fois vous étiez dans le sudio, la derrière fois vous étiez à l’extérieur, ça change quoi? Adrien?

Adrien Rossi
J’ai été surpris par tout ce vous vous dites pendant qu’un enregistrement passe à l’antenne, vous pouvez changer complètement de sujet...

Pascal Crittin
Je note!

Martine Béguin
J’espère bien!

Adrien Rossi
Et quand on est à l’extérieur, on entend l’émission toute propre. Alors qu’à l’intéreur c’est un peu plus...

Martine Bégin
C’est bien de prendre conscience de cela, de voir qu’avec Nicolas on est en train de se dire, au dernier moment, qu’on a encore un peu de place, tu vas vite pouvoir nous faire un topo sur les deux femmes artistes.... Et hop, il prend sa petite feuille, il écrit trois notes, on a une minute, une minute et demie, ce sont des événements que les auditeurs n’imaginent pas. Et ils entendent Nicolas, il arrive comme une fleur, ni vu ni connu.

Pauline Délétroz
Ce qui m’a frappée, c’est que, lorsque vous reprenez la parole et qu’on n’entend pas la musique qui passe alors à l’antenne, on ne sait pas quand ça s’arrête, mais vous vous le savez exactement.

Martine Béguin
Tout ça, c’est avec Monsieur le chef d’orchestre, on est à deux là. Giles et moi on se regarde, et puis lui il me fait des signes, ça se passe à travers la vitre. Onn est au casque, la musique de fin, on l’écoute à deux, donc on se dit à deux à quel moment on pourra prendre dessus. Il y a eu même une fois où Gilles m’a dit “Je te dis quand tu peux reprendre!” Parce qu’il y avait un son, avec la voix du peintre Opalka qui récitait des chiffres en polonais, il fallait que je laisse passer tous les chiffres que Gilles voulait que je laisse passer et pour entrer où Gilles l'avait décidé. Mais ça, ça se passe beaucoup à travers la vitre.

Gilles Hausammann
On se connaît, donc maintenant je veux dire, peut-être, je veux dire, que je fait juste un petit mouvement de tête et elle sait qu’elle peut entrer, et pendant les éléments présenregistrés on se parle, on se donne des informations, effectivement, comme tu le remarquais tout à l’heure. Pendant tous ces éléments on se dit plein de choses...on est en coulisse, on s’organise pour savoir comment on va faire les choses.

Martine Béguin
A la fin du sujet Chantal Prod’hom par exemple, il y avait un disque qui était prévu pour faire les changements de chaises. et je fais comme ça (Martine fait un geste à peine perceptible), et Gilles me dit alors dans le casque: “Donc pas de musique!” Il a donc déjà compris. Et puis on passe au sujet suivant. Mais ça, il faut avoir travailler un certain temps avec quelqu’un pour faire juste comme ça et qu’il sache qu’on veut dire: “On ne mettra pas de musique!” Quand les micros sont ouverts je ne peux pas parler à Gilles. On parle par signes, sourcils effrayés,...

Gilles Hausammann
Il arrive parfois qu’il y ait des signes et qu’on ne les comprenne pas. Il arrive qu’il y ait des bourdes...

Martine Béguin
Des fois... des fois... Moi j’ai fait une bourde aujourd’hui. Dans la "conduite" les sujets étaient dans un certain ordre, écrit dans le programme avec le minutage, et puis j’ai interverti et j’ai mis le Courrier avant Saint-imier.

Jean Prod’hom
Je me suis senti alors maman poule! J’ai vu Marlène le visage subitement inquiet.

Pascal Crittin
Marlène s'est certainement dit: Pourquoi ils suppriment mon sujet?"

Jean Prod’hom
Adrien et Juliana ont-il été oubliés? Les pauvres petits!

Martine Béguin
Je n’aurais jamais fait ça! Quand même...

Marlène Métrailler
C’était une question qu’on aurait pu se poser si on n’avait pas regardé l’heure, mais on voyait bien, on voyait qu’il restait du temps

Jean Prod’hom
Je me suis rendu à ce moment de la fragilité de ce média qu'est la radio, on est sur un fil, le fil du seul langage et il n’y a pas de place pour deux.

Martine Béguin
Ce qui est génial dans ces moments de flottement, c’est qu’il y a tout le monde qui se mobilise et qui cherche des solutions.
Voilà, ça c’est pour l’émission d’aujourd’hui. Alors comme vous le savez peut-être, il nous faut parler de demain...

(...)

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Pascal Crittin
Pour conclure, vous dire que je suis allé voir mardi matin le blog, le blog de la classe 11, et je l'ai suivi pendant la semaine, et j’ai lu aujourd’hui les derniers articles, je dois dire que j’ai été très impressionné par le travail que vous avez fait, sur le blog comme à l’antenne.
S’agissant du blog, c’était tout à fait intéressant, on a là quelque chose que nous ne pouvons pas réaliser parce que nous n’avons jamais le temps de faire cela, c’est-à-dire de pouvoir raconter au public les coulisses de la pièce. Et ça c’est formidable! De plus, avec votre regard qui découvre l’Amérique, vous écarquillez les yeux. Pour nous c’est génial, nous qui sommes tous les jours là, qui sommes dans nos habitudes de travail.
C’est une expérience très très forte pour l’équipe de Dare-dare et pour moi, j’en témoigne à titre personnel, depuis lundi déjà, par toutes les questions que vous avez posées, on redécouvre le monde de la radio à travers vous et c’est une expérience tout à fait stimulante.
Je conseille à tout le monde de lire ce blog, on va faire en sorte qu’il soit bien visible sur notre site.
Bravo!
J’ai été très impressionné par l’implication qui a été la vôtre lundi lorsque je vous ai accueillis; je la devine mardi, mercredi et jeudi à travers ce qu’on m’en a dit et ce que votre blog fait entendre. Votre implication, je la constate encore aujourd’hui. Je suis très content de cette expérience, je vous remercie, ça a été pour l’équipe de Dare-dare une expérience forte et une pression supplémentaire.
Et je voudrais ici remercier infiniment l’équipe de Dare-dare, ceux qui sont là aujourd’hui, ceux qui étaient là lundi, Martine Béguin en particulier. je suis allé lui faire la bise lorsqu’elle est sortie, on aurait dit une boxeuse sortant du ring. Il faut savoir que Dare-dare, c’est un gros avion à piloter, d’autant plus lorsque 24 élèves s’approchent, dedans, dehors, collés à la vitre, c’est une pression supplémentaire. Merci donc à vous tous, chers collègues, chers collaborateurs.
Enfin, je me suis dit que Dare-dare, je le sais, je la connais, c’est une super équipe à Espace 2. mais Dare-dare et La Classe 2, c’est une super super équipe. Je vous engage volontiers pour une nouvelle expérience.
Bon vent!

Jean Prod’hom
Vous dire au nom des élèves, le plaisir de vous avoir accompagnés cette semaine. Et si la classe 11 est à nouveau de la partie, ces élèves ne seront malheureusement pas de la fête: Adrien, Mélany, Samuel, Syliane et les autres terminent l’école en juillet.
Le blog de la classe 11, ces élèves l’ont initié en août 2007, ils l’ont fait vivre jusqu’à aujourd’hui. C'est magnifique! Restent demain et les jours qui suivent. d'autres élèves. On se retrouvera peut-être. Merci infiniment.

Pascal Crittin
Il y en qui veulent faire de la radio à partir de cette expérience?

Martine Béguin
Samuel, ça ne m’étonnerait pas...

Jean Prod’hom
Syliane, ça ne t’intéresserait pas?

Pascal Crittin
Peut-être à bientôt!

Tous
Bonne après-midi! Merci! Bonnes vacances.




La semaine des médias / Quatrième jour

SUR LE TERRAIN
Jeudi 13 mars

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Aujourd'hui, c'est un peu comme si j'ai terminé mon travail: les groupes s'en vont les uns après les autres rejoindre les journalistes et leurs invités, la classe est bientôt vide.
Aucune crainte, d'abord parce que les élèves ont beaucoup et bien travaillé, mais surtout parce que les personnes dont ils vont emboîter le pas sont des gens extraordinaires.
Aucune crainte, mais juste une inquiétude, elle ne m'a pas quitté depuis lundi: accompagner des adolescents dans une telle aventure n'est pas sans risque...
Je me réjouis simplement de recevoir des nouvelles des uns et des autres.

Inquiet comme ces joueurs de bridge qui "esquichent", en jouant leur carte la plus faible pour obliger l'autre à prendre la main. La prendront-ils?


Jean Prod'hom


Le Courrier de Genève

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Il est 8h30, la gare, le hall, des pigeons, un rendez-vous...
Ce matin, direction la rédaction du Courrier. Nous traversons des rues bondées de magasins pour les gens de la haute-société, les minutes passent, l’heure du rendez-vous approche, nous ne voyons toujours pas notre but.

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Les boutiques des riches laissent place aux vieux bâtiments, de moins en moins de commerces. Après 30 minutes de marche, nous arrivons devant un immeuble; au-dessus de la porte, en lettres rouges: Le Courrier.
Une odeur de café s’en dégage, nous frappons à la porte, un grand sourire nous accueille.
On nous demande de patienter quelques minutes avant que le rédacteur en chef, Monsieur Fabio Lo Verso, nous reçoive.

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Nous assistons au briefing: critiques sur le journal de la veille et répartition entre les journalistes des différents sujets à traiter pour le journal du lendemain. Discussion animée.
Fabio Lo Verso et son équipe - une équipe composées de journalistes et de photographes tous très souriants et prêts à répondre à nos questions - nous accordent de leur temps. Nous apprenons que depuis 1996, date à laquelle le Courrier et l’église catholique romaine de Genève ont rompu tout lien, le journal n’a plus aucune relation avec le catholicisme.
Ils nous répondent aussi que pour conquérir une nouvelle génération de lecteurs, ils vont aller à la rencontre des jeunes, notamment en faisant des conférences de presse au Salon du Livre. Ils ajoutent que de les attirer est un vrai chalenge pour tous les journaux.
A la question de savoir comment ils peuvent survivre parmi tous les autres quotidiens, la réponse a été claire, ils le doivent essentiellement à leurs abonnés. Par rapport aux gratuits qui vivent grâce à la publicité (80% des recettes), le Courrier ne compte qu’un apport de 19 à 20%.
Ce journal, contrairement à la plupart des autres, affiche ses opinions politiques. Il est clairement de gauche et ses préoccupations vont vers la défense des salariés. Ils se disent être un journal humanitaire: "Les hommes avant l'argent!" C’est dans l’éditorial qu’ils se permettent de donner leur point de vue politique.
Nous visitons les lieux dans lesquels les quelques 36 collaborateurs travaillent: cuisine, bureaux, étagères, photocopieuses. Un endroit petit certes, un peu vieillot, mais très convivial. Nous trouvons que ce lieu représente assez l’état d’esprit de ce journal.

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Après les avoir remerciés pour l’accueil qu’ils nous ont réservé, nous repartons en direction de la gare. Un arrêt Mac Donald’s bien mérité et hop! notre train est déjà là. Une journée pleine de belles découvertes!

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Syliane Curchod, Pauline Délétroz, Alice Delisle, Pauline Stouder et Steven Duangvilay



PS
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À Saint-Imier avec Marlène Métrailler

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Assis autour d'une table, les étagères pleines de livres, l'oreille tendue. À tour de rôle les gens parlent, s'expriment, donnent leur point de vue. Commençons par le début...

Il est 11 heures, nous partons en direction de Saint-Imier. Pendant le trajet, nous faisons connaissance avec Marlène Métrailler, la journaliste que nous suivrons toute la journée. Arrivés dans le Vallon, nous nous rendons dans un petit bar-restaurant pour manger.
Le ventre plein, nous voilà prêts pour notre rendez-vous de 13h30 à l'Espace Noir, où Pierre Eggimann et Sabine Oppliger nous accueillent. Une odeur de bonne humeur flotte dans l'air. Ils nous emmènent dans une sorte de bureau qui ressemble à une bibliothèque, une pièce pleine de livres et de tranquillité, et puis juste une table, des chaises et une photocopieuse. Cinq minutes plus tard, deux personnes arrivent, Françoise Beeler, journaliste et Xavier Voirol, photographe.
Une fois assis, les questions et les réponses s'enchaînent, l'histoire de la révolution bat à plein régime. Comme nous nous étions bien préparés avant d'aller à Saint-Imier, nous comprenons tout ce dont ils parlent. Nous écoutons l'avis de chacun.
Après une quarantaine de minutes d'entretien, Madame Métrailler prépare son micro-enregistreur pour poser des questions à chacune des personnes présentes. Seul Michel Némitz, co-organisateur de la manifestation Printemps 08 n'est pas encore présent.
Nous sortons en compagnie de Pierre Eggimann pour lui poser quelques questions que nous avions préparées avant d'aller à Saint-Imier. Nous nous dirigeons ensuite vers le café de l'Espace Noir. Assis en face de nous, l'homme, définitivement intéressé, nous écoute et répond avec le sourire. Il aperçoit Michel Némitz et l'invite à le rejoindre pour répondre à nos questions.
Pierre Eggimann nous présente. Un peut déstabilisés par la venue de cet homme que nous ne connaissons pas, nous continuons malgré tout. Nous apprenons que Michel Némitz, en plus d'être un des organisateurs de Printemps 08, est un anarchiste. Monsieur Eggimann l'a appelé pour qu'il puisse nous répondre. Nous retournons ensuite dans la pièce où ont lieu les interviews, il ne manquait à Madame Métrailler qu'à interviewer les deux hommes que nous avons monopolisés pendant un quart d'heure.

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Les témoignages en poche, nous sortons de l'Espace Noir pour aller au Centre de Culture et de Loisirs (CCL) et au Musée de Saint-Imier où nous pouvons voir les expositions en exclusivité.
Au CCL, nous visionnons un diaporama sur la façon dont les habitants de Saint-Imier voient la liberté. En entrant dans le musée, nous tombons nez à nez, avec… un zèbre empaillé! Étonnant! À l'étage, nous pouvons voir des œuvres faites par des élèves de classes du primaire, des peintures sur toiles très fines, où chacun s'est donné la liberté d'inventer, par exemple une maison, la maison de ses rêves.
Pierre Egimmann, père du Printemps 08 si on peut dire, nous a guidés durant toutes ces visites. Nous nous sommes quittés avec des adieux chaleureux.
Pendant le retour, nous discutons avec Marlène Métrailler des questions que nous leur avons posées, de leurs réponses.
La fin du voyage se fait en silence. La fatigue?

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- Adrien, que penses-tu de cette journée?
- Une journée pleine de joie et de bonne humeur! J'ai appris énormément de choses, et le plaisir que ces gens ont à parler de tout ça m'a beaucoup touché. Et toi Juliana?
- La bonne humeur et la complicité étaient au beau fixe. La première épreuve est passée, rendez-vous demain pour le clou du spectacle!


Juliana Pinto Adao et Adrien Rossi



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Au Mudac avec Martine Béguin

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Premier arrêt, Noémie monte dans le bus; deuxième arrêt, c’est au tour d’Arnaud. Au Budron, c’est Adeline, puis Samuel avec son excitation coutumière. Pour finir, Maude nous rejoint. Après quelques minutes de voyage, nous arrivons au Tunnel.
L’équipe est presque au complet. Il ne manque que Loïc qui est malade depuis une semaine; l'équipe se met en route, direction la cathédrale.
Nous arrivons au Mudac avec vingt minutes d’avance. Pas grave, il fait beau, alors nous nous asseyons sur des bancs publics, en face de la cathédrale.
Après avoir refait le monde, au froid, nous décidons d’entrer dans le musée. Là, nous faisons la connaissance de Madame Claire Favre Maxwell. Elle nous apporte plusieurs documents sur l'exposition et nous présente par la même occasion un journaliste de TVRL.

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Nous avons à peine eu le temps d’ouvrir la documentation que Madame Béguin arrive. Elle nous propose de commencer la visite.
Lorsque nous arrivons dans la première des deux salles où les papiers d’agrumes sont exposés, les couleurs nous sautent aux yeux, elles couvrent les murs blancs, on peut compter plus de 2300 papiers d’agrumes.

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Madame Claire Favre Maxwell nous présente gentiment les papiers ainsi que leur histoire. Nous prenons de nombreuses photos, nous nous asseyons ensuite autour d'une table en face de la réception. Là nous faisons un debriefing avec Madame Béguin.
Nous discutons de ce qui nous a plu, de ce qui nous a semblé intéressant dans cette exposition si colorée, de ce dont nous parlerons demain. Elle nous pose alors la question que tout le monde attend:
- Qui veut interroger Madame Chantal Prod’Hom ou donner son avis durant l’émission?
Pour le savoir, nous vous donnons rendez-vous demain à midi sur Espace 2, dans l’émission Dare-dare, en compagnie de Madame Béguin, sur fréquence 96.2.

Maude Aeschlimann, Samuel Di Pietro, Noémie Geneyne, Arnaud Fame et Adeline Navega



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La Controverse avec Marie-Pierre Genecand


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Cynthia Masullo, Alison Swan et Mélany Thévenaz


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La semaine des médias / Troisième jour

S'ARMER DE QUESTIONS
Mercredi 12 mars

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Nous y consacrerons notre matinée, sans carte ni boussole, aller à l'essentiel et dégager de tel événement, de telle chose - de tout ce qui s'est dit hier ou se dit aujourd'hui à leur propos - l'élément qui en fait son intérêt, sa dignité, sa force, sa faiblesse.

Et ne pas craindre de poser ces questions idiotes qui conduisent si souvent à l'essentiel !

Jean Prod'hom

Comment font-ils pour survivre ?

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Ce matin, nous approfondissons nos recherches sur le Courrier. Comment nous y rendre? Nous cherchons donc l’itinéraire, les horaires de train et aussi l’adresse exacte de la rédaction: Rue de la Truite 3...
Nous consultons les sites; www.cff.ch et www.maps.google.fr, ainsi que www.lecourrier.ch. Nous retravaillons notre texte d’hier et réfléchissons pour ne pas commettre l’erreur de partir sans être armé, et pour revenir en ayant l’impression d’avoir compris les choses essentielles.
Nous formulons deux questions qui nous aideront peut-être lors de notre visite. La première question que nous nous posons est de savoir comment fait le Courrier pour survivre? Quels sont vos moyens? La publicité? Comment voyez-vous l'avenir de votre journal?
La seconde concerne les intentions du Courrier. Quelles sont ses relations avec le catholicisme? Qu'est-ce que c'est qu'un journal catholique et qu'est-ce qui le différencie des autres journaux? Est-ce un journal de gauche? Qu'est-ce qu'un journal de gauche? Un journal associatif?
Le Courrier se dit humaniste! Qu'est-ce que cela veut dire?
Comment allez-vous vous y prendre pour conquérir "une nouvelle génération de lecteurs", comme vous le dites sur le site de votre journal.
Nous aurons peut-être des réponses demain matin.


Pauline Délétroz et Pauline Stouder

Y-a-t-il encore des anarchistes?

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Demain c’est le grand jour, nous allons avec Marlène Métrailler au Printemps 08 de Saint-Imier qui présente le passé et l’actualité du mouvement anarchiste dans la région, comme nous l’avons écrit hier. Nous nous demandons pourquoi Sabine Oppliger et Pierre Eggimann ont choisi de remémorer le passé anarchiste de la région? Y a-t-il eu des manifestations anarchistes ces dernières années? Y a-t-il encore des tensions politiques à l’heure actuelle? Va-t-on rencontrer des anarchistes?
Si nous en avons la possibilité, nous aimerions visiter l’Espace Noir, une taverne qui regroupe un cinéma, une librairie, une galerie, un théâtre/salle de concerts. Nous nous réjouissons beaucoup de suivre Madame Métrailler et de participer à l’émission de vendredi.

Juliana Pinto Adao et Adrien Rossi

On n'en voit pas tous les jours !

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Pourquoi une exposition sur les papiers d’agrumes, ce n’est pas courant! Lorsque Martine Béguin nous a parlé de ce sujet, nous nous sommes demandé pourquoi des personnes s’y intéressaient? De fil en aiguille, nous nous sommes interrogés sur ces papiers: comment est-ce qu’ils sont fabriqués, comment les fabricants y inscrivaient des motifs? Est-ce qu’ils les imprimaient, ou les peignaient?
En lisant le dossier de presse du Mudac, d’autres questions nous sont venues à l'esprit, primordiales. Comment conserver ces pièces? D'où viennent-elles? Les motifs donnent-ils des indications sur leur provenance? Les thèmes sont-ils en rapport direct avec leur lieu d’origine ou en relation avec des êtres morts, vivants ou imaginaires.
Et au fond, est-ce de l'art?

Maude Aeschlimann, Noémie Geneyne et Arnaud Fame

Controverse !

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La question que pose "La Controverse de Valladolid" se pose-t-elle encore? Dans le monde, des peuples sont-ils encore considérés comme des sous-hommes? Les sans-abris, les innocents ou les enfants qui sont contraints de combattre, les femmes, les délinquants, les gens de couleur...
Les droits de l'homme sont-ils respectés?
La pièce de jeudi soir répondra-t-elle à nos questions?

Cynthia Masullo, Alison Swan et Mélany Thévenaz


La semaine des médias / Deuxième jour

S'INFORMER EN CLASSE
Mardi 11 mars

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Si les élèves reconnaissent volontiers la chance qui leur a été offerte d'assister à Dare-dare, l'émission que Martine Béguin animait hier à midi, ils souhaitent ne pas en rester là.
Comme ils l'ont fait entendre lors de la planification de l'après-midi, ils désirent maintenant devenir les acteurs de cette émission et prendre part à celle de vendredi prochain. Il est donc temps de se mettre au travail et de s'informer, pour que chaque élève soit en mesure de formuler quelques questions aux personnes qu'il va rencontrer et prêter l'oreille aux réponses qui lui seront retournées.

Au boulot!

Jean Prod'hom



Le Courrier


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Nous nous renseignons aujourd'hui sur l’histoire du journal et de ses buts. Notre source principale est le site du Courrier.
Ce journal a été créé en 1868. Il avait pour but de défendre les intérêts des catholiques à Genève, qui est un canton protestant. Le journal n'avait pas un but lucratif. Il n'en a d'ailleurs toujours pas.
En 1892, le Courrier devient un quotidien, alors qu’il était hebdomadaire. Son tirage varie de 3000 exemplaires à 4000. Au début du vingtième siècle, la vente diminue à 1000. Aujourd'hui, il tire à 11 500 exemplaires,
Durant la deuxième guerre mondiale, le Courrier est anticommuniste, il dénonce l’antisémitisme et les arrestations des Juifs.
Le journal est financé par l'église catholique romaine de Genève. Le Courrier se veut un lieu de dialogue entre toutes les formes de mouvements sociaux.
En 1970, financièrement, le journal va très mal, car le nombre d’abonnés diminue, alors que cela représentait la principale source de revenus. Le quotidien est indépendant des grands groupes médiatiques comme des régies publicitaires.
En 1996, l’église catholique romaine de Genève fait du chantage en demandant à la réadaction la démission de son rédacteur en chef, Patrice Mugny, pour des raisons politiques. Le courrier refuse, l’église rompt son lien avec le journal: plus d’aide financière!
La baisse des revenus est due aux différents progrès technologiques, comme internet qui permet d’aller directement lire le journal gratuitement. On achète donc moins de journaux.
Aujourd'hui, le Courrier lance une campagne pour reconquérir 300 abonnements très rapidement. Plusieurs manifestations publiques sont organisées, elles ont pour but de mieux faire connaître le journal. C’est le seul quotidien associatif du pays, et comme le site du Courrier le dit, le journal est un indispensable outil de résistance.
Nous nous réjouissons de nous rendre à la rédaction de ce journal!

Syliane Curchod, Alice Delisle et Steven Duangvilay


Le Printemps de Saint-Imier


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Les montagnes, l'horlogerie, le Jura bernois... C’est le printemps avant l’heure dans le petit vallon de St-Imier. Du 14 mars au 27 avril aura lieu une vaste manifestation, le Printemps 08 Saint-Imier ad lib, autour du passé révolutionnaire et anarchiste du Vallon et de la liberté aujourd'hui. Une manifestation qui a pour initiateurs Sabine Oppliger et Pierre Eggimann, deux artistes. Plusieurs événements culturels auront lieu durant ces semaines, des concerts, des débats, des expositions et des films.
Après plusieurs recherches à travers les livres, nous avons réussi à en savoir davantage sur le passé de ce Vallon et de ses révolutionnaires.
Suite à la création de l’Association internationale des travailleurs (AIT) en 1864, les querelles sont nombreuses, les anarchistes de Bakounine et de Proudhon, les anarchistes du Jura bernois n’ont pas les mêmes visions que Marx, ils sont libertaires et antiautoritaires.
En 1871, les anarchistes sont exclus de l'AIT.
Les anarchistes sont-ils nombreux aujourd'hui? Sont-ils acceptés aujourd’hui dans le Vallon de Saint-Imier?

Juliana Pinto Adao et Adrien Rossi


Passion d'oranges - Papiers d'agrumes


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En lisant le dossier de presse cet après-midi, nous apprenons que le Mudac est un musée de design et d’arts appliqués contemporains. L'exposition du 12 mars au 8 juin 2008 est consacrée aux papiers protecteurs des agrumes. Environ 2300 pièces sont exposées. Les pièces ont été offertes au Mudac par Mademoiselle Aloyse Margot de Lausanne et par Madame Madeleine Thévoz de Fribourg.
Nous avons appris qu'au début les oranges étaient un fruit rare, cher et donc réservé aux gens aisés. Elles devaient être cueillies mûres, c'est pour cela qu'on se met à protéger ce fruit si fragile avec du papier devenu meilleur marché grâce à la révolution industrielle.
Le papier d’agrume a vu le jour au début du XXe siècle, ces papiers étaient uniquement destinés aux oranges. On attendait d’eux, précise les auteurs du dossier de presse, qu’ils protègent le fruit orangé. Ils rencontrent un grand succès auprès des consommateurs, on se met donc aussi à emballer citrons, mandarines, pamplemousses et autres. Plus tard, des motifs qui évoquent les paysages exotiques, des femmes ou des hommes heureux ou souriants,... ont commencé à apparaître pour le plus grand plaisir visuel des consommateurs. Leur âge d’or se situe entre 1920 et 1940, puis dès 1950 et jusque dans les années 1980.

Adeline Navega et Samuel Di Pietro


La Controverse au 2.21


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En 1992, un film est réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe à partir d’un scénario de Jean-Claude Carrière. Il est intitulé "La Controverse de Valladolid". Cette controverse a eu lieu dans un monastère.
Nous avons regardé aujourd’hui ce film pour mieux comprendre la pièce de théâtre que nous allons voir au 2.21, jeudi, avec Madame Marie-Pierre Genecand, journaliste à Espace 2. Cette pièce, mise en scène par Joe Boegli, s'intitule aussi "La Controverse de Valladolid", elle est également écrite par Jean-Claude Carrière.

En 1550, un débat entre Las Casas et Sepulveda est organisé par un envoyé du pape pour décider: les Indiens sont-ils des humains? ont-ils une âme?
Las Casas, qui est contre l’esclavage des Indiens, commence à argumenter. Il raconte par exemple les massacres qu’il a vus. Sepulveda argumente lui aussi: Las Casas a raison en prétendant que les Indiens sont doux comme des brebis, mais alors,... ce ne sont pas des humains...
Le légat devra prendre une décision.

Cynthia Masullo, Alison Swan et Mélany Thévenaz




E-mail

Magnifique, merci à vous et à vos élèves. La rencontre de lundi a été très stimulante, vous êtes une classe merveilleuse.
Je me réjouis de vous revoir (et de vous entendre !) vendredi. Salut à tous !
Pascal Crittin

Quel plaisir de découvrir ces excellentes contributions sur le blog! C'est écrit dans une langue agréable et exigeante. Du beau travail! On se réjouit de lire la suite et d'écouter l'émission de vendredi. Félicitations à tous les élèves, à l'enseignant et à l'équipe d'Espace 2 pour son aimable accueil! La RSR assure cette année une couverture remarquable de la Semaine des médias, avec des contributions sur La 1ère, Espace 2 et Couleur 3.
Christian Georges

Bravo, c'est magnifique, l'option du journal de bord est super agréable à suivre!
Martine Béguin

La semaine des médias / Premier jour

DARE-DARE SUR ESPACE 2
Lundi 10 mars

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Par une suite de circonstances, mais surtout par la bienveillance de Christian Georges, responsable scientifique à la CIIP, et Pascal Crittin, directeur d'ESPACE 2, la classe 11 est invitée cette semaine à participer à la réalisation d'une émission de radio, le Dare-dare du vendredi 14 mars 2008. Nous avons décidé de rendre compte ici des différentes étapes de cette aventure inespérée. Les textes écrits pendant cette semaine ont été repris, réfléchis et corrigés par les élèves en présence de l'enseignant pendant plusieurs dizaines de minutes, plus d'une heure parfois - il faut le dire bien haut, le travail a été immense.
Les photos ont été réalisées exclusivement par les élèves.

Nous sommes le lundi 10 mars, il est 10 heures 45...

Jean Prod'hom


Let's go together to RSR


Rendez-vous devant le cimetière du Mont-sur-Lausanne. Madame Salquin est au volant du petit bus scolaire, petit bus qui, comme son nom l'indique, est fait pour des gens de petite taille. Imaginez alors des jeunes de 1 m 80 - Evrard mesure plus de 2 mètres! - , les jambes écrasées dans le siège de leur voisin... Je dois dire que c'était assez comique. Madame Salquin nous dépose Place de l'Industrie.
Nous prenons la route du Vallon, et commençons notre ascension. Nous apprenons que nous "marchons" au-dessus d'une rivière invisible, le Flon, qui devient souterraine aux alentours de La Sallaz, elle rejoint ensuite la Louve pour se jeter dans le lac Léman.

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Nous découvrons un coin de Lausanne qui, je pense, n'est pas l'endroit que les jeunes d'aujourd'hui fréquentent pendant leur samedi-shopping. Mais l'endroit est plutôt sympa; chantiers, camions, boue et usine. Nous passons notamment devant l'usine Tridel, un centre de traitement par recyclage et incinération des déchets.

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Nous arrivons à la Sallaz, passages pour les piétons, trottoirs, et enfin nous apercevons le logo RSR. L'excitation monte d'un cran. Nous allons enfin découvrir les coulisses de l'émission Dare-dare.

Syliane Curchod


Premiers pas

Tout excités à l'idée de participer à cette «aventure», nous montons à l’étage de la cafétéria, où la classe prend place en attendant Monsieur Pascal Crittin, le directeur d'Espace 2.
Il arrive peu après, costard cravate, téléphone dernier cri! Il se présente et nous met à l'aise; il nous accompagnera toute la journée. Il nous informe du déroulement de celle-ci: Dare-dare en direct, repas ensuite, debriefing et planification de l'émission du vendredi 14 mars.

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Monsieur Crittin nous présente ensuite Gaby, l'assistante de production, discrète et souriante, sans elle pas d'émission! Son bureau se trouve au centre de «la place du village». Des canapés et des fauteuils sont mis à disposition pour que les invités puissent patienter.
En attendant le début de l'émission, Monsieur Crittin nous fait visiter différents studios d’enregistrement. Passionnant! Ces studios sont des salles insonorisées, qui nous donnent l’impression d’être dans une bulle. Pour les journalistes, cela doit être reposant, je leur poserai la question vendredi prochain!

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Par groupe de six, nous entrons dans la régie de l’émission Dare-dare. Madame Dominique Stalder est aux commandes. Nous faisons sa connaissance. C'est sur la place du village que nous rencontrons Madame Martine Béguin, productrice de Dare-dare. Elle est concentrée, déjà dans l'émission qu'elle va animer et qui va commencer dans quelques minutes.
Une super équipe pour une super émission!


Alice Delisle

En direct

Trois, deux, un zéro! La lumière rouge s'allume, nous sommes en direct, tous derrière la vitre du studio à observer les moindres faits et gestes de la productrice, des journalistes et de leur invité, Monsieur Klopfenstein, chef d'orchestre au micro de Nicolas Juillard. Je suis très impressionnée par la manière dont l’émission est gérée. Par exemple, pour marquer les interruptions du direct, la productrice Martine Béguin fait un signe à Madame Dominique Stalder qui est aux commandes de la régie, de l'autre côté de la vitre qui les sépare.

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Pascal Crittin nous y accompagne pendant que l'émission se poursuit, on plonge dans l'univers de Dominique Stalder qui gère l'émission en utilisant des écrans et des boutons, un peu comme un pilote aux commandes de son avion.

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Nous visitons ensuite les nouveaux locaux de Couleur 3, modernes et originaux.

Maude Aeschlimann


Un repas pas comme les autres!

Après une courte visite de la RSR, les ventres commencent à grogner... Signe d'appétit, c'est une bonne maladie! A vos assiettes! Le repas est offert! Merci Christian Georges!
Nous nous dirigeons en direction de la cafétéria, au menu: émincé de poulet ou brochette, et un tas de bonne choses...
Avant de nous servir, une longue file d'attente... Ça passe vite!

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Une table digne d'un roi, nous nous installons, l'équipe de Dare-dare se mélange à nous: Pascal Crittin, Gaby, Martine Béguin, Nicolas Julliard, Florence Grivel, Marlène Métrailler, Marc Berman, bon appétit et les discussion commencent.
- Vous êtes en quelle année? demande Pascal Crittin.
- En 9ème!
- J'ai entendu dire qu'une de vos camarades allait faire son apprentissage ici?
- Oui, oui! C'est Pauline Délétroz!
- Mais son père et son oncle sont dans la maison?
- Oui, oui!
Trois quarts d'heure plus tard nous commençons le debriefing...

Mélany Thévenaz


Debriefing

Ne vous êtes-vous jamais demandé, lorsque l’émission que vous écoutez se termine, ce que font les animateurs et les régisseurs?
Et bien, à la fin de celle-ci, toute l'équipe se réunit dans une salle pour ce qu'on appelle un debriefing.
J’ai participé à celui de Dare-dare et j’ai pu constater, à cette occasion, que chacun à tour de rôle analyse sa prestation et celle de ses collègues: ils commentent, critiquent, évaluent...
Ils parlent ensuite de leurs invités; sont-ils bien passés à l'antenne, ont-ils su répondre aux questions, a-t-il fallu qu'on les relance?
Aujourd'hui, Dominique Stalder, la responsable de la régie, est absente.
- Dommage, car les conseils des régisseurs sont précieux pour les animateurs, confie Martine Béguin.

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Le debriefing est un moment très important, car il aide les animateurs à s'améliorer.
Merci à toute l'équipe de nous avoir autorisés à y participer, je me réjouis de vendredi prochain!

Pauline Délétroz

Objectif: vendredi 14 mars, midi pile, émission prête!

Après avoir passé une journée mouvementée à bouger dans le bâtiment de la RSR, la classe 11, les journalistes, les présentateurs et Pascal Crittin sommes assis dans une salle de réunion. Le debriefing est terminé; arrive alors la mise en place de l'émission du vendredi 14 mars, qu'il faut planifier; nous sommes tout ouïe.
Nous recevons une feuille avec le sommaire de l'émission. Martine Béguin, la productrice de l'émission du 14 mars, nous parle de chaque sujet tout en nous expliquant ses intentions.
Monsieur Prod'hom prend la parole, il pose quelques questions à Martine Béguin, il nous demande ensuite:
- Qui est intéressé par un de ces sujets?
Plusieurs mains se lèvent, nous serons 16 à nous engager dans l'aventure.

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Un premier groupe se rendra avec Martine Béguin au MUDAC pour l'exposition Passion d'oranges - Papiers d'agrumes et rencontrer sa directrice Chantal Prod'hom. Un second groupe va assister à la représentation de La Controverse de Jean-Claude Carrière au 2.21, dans le cadre du Festival de théâtre axé sur les droits humains. Le troisième se rendra dans le Jura bernois pour le Printemps de Saint-Imier qui tente de retracer le passé révolutionnaire du Vallon et son actualité. Le quatrième ira à Genève visiter la rédaction du Courrier pour les 140 ans de son existence.
Je fais partie des élèves qui iront jeudi à Saint-Imier avec un journaliste. D'ici là, à nous de nous informer...

Juliana Pinto Adao


A travers le monde

Vendredi 7 mars

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Juliana assise sur sa chaise, un pinceau dans une main, un bout de papier dans l'autre, le regard fixé sur son panneau. A côté d'elle Thomas qui tourne les pages d'un atlas. Maintenant, les deux peignent.
A côté d'eux, Maude et Samuel, les mains appuyées sur leur table, un pinceau à la main, discutent de choses et d'autres. Noémie et Pauline écrivent sur un bloc-notes, se regardent, parlent, refléchissent.
Un après-midi libre.

Céline Guex





E-mail
Blog de la classe 11
Bonsoir, Je viens de finir la lecture de tous les textes depuis le début de l'année. Il est intéressant de voir comme les textes s'allongent avec le temps, les sujets très variés (école, vie privée, etc..) qui inspirent les élèves. Il s'agit d'un très bon exercice et nous permet, nous parents, d'avoir un petit aperçu de ce que sont leurs journées en classee. Bravo!
Andréa Pinto Adao

Panneaux solaires

Jeudi 6 mars

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Aux travaux manuels, quelques garçons des classes de 9G1 et de 9G2 fabriquent des panneaux solaires pour le nouveau bâtiment de la voirie du Mont-sur-Lausanne.
Ce matin, nous avons débité des lattes de bois que nous avons vissées à un panneau pour donner forme à une "boîte ouverte" dans laquelle sera déposée une couche de laine de pierre de cinq centimètres d'épaisseur.
Nous placerons ensuite, par-dessus, un serpentin de cuivre de 14 millimètres de diamètre dans lequel circulera de l'eau.
Nous fixerons enfin une plaque de cuivre noircie qui transmettra l'énergie du soleil, d'abord au serpentin, et ensuite à l'eau.
Je me réjouis déjà de la prochaine leçon.

Gilles Rosselet


Dare-dare

Mercredi 5 mars

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Ce matin, on a lu en classe les messages que Monsieur Christian Georges de la CIIP, Monsieur Pascal Crittin de la RSR et Monsieur Prod’hom se sont échangés. Monsieur Georges est un collaborateur scientifique de la Conférence intercantonale de l'instruction publique, il a signalé notre blog à Monsieur Crittin, producteur de la RSR qui a pris contact avec nous.
Monsieur Crittin nous a alors proposé de participer à l'enregistrement de l’émission Dare-dare du 14 mars. Certains élèves vont pouvoir suivre un journaliste durant la semaine du 10 au 14 mars. Ceux qui sont responsables naturellement! car lorsqu’ils auront rendrez-vous avec lui sur le terrain, il ne sera plus question de trouver des excuses bidon pour ne pas y aller. Plus des trois quarts de la classe souhaitent accompagner un journaliste.
Moi ça m’aurait aussi beaucoup intéressé, mais je veux obtenir 14 points en français, en mathématiques et dans une langue, ou 18 points avec les sciences pour entrer en classe de maturité à l’ETML comme polymécanicien. Je préfère rester en classe pour mettre toutes les chances de mon côté, au lieu de prendre le risque de devoir rattraper des cours. Mais je me réjouis d’écouter sur place, lundi et vendredi, les émission en direct, écouter mes camarades et, je l'espère, voir des personnes connues.

Gilles Rosselet


La guerre mondiale

Mardi 4 mars

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Cet après-midi nous avons regardé une vidéo sur la seconde guerre mondiale, un film en noir et blanc que Frank Capra a réalisé dans les années 1942-1943, pendant la guerre, à la demande du ministère de la Guerre américain.
Trois hommes importants mais complètement fous nous sont présentés: Mussolini, Hitler et Hiro-Hito, l'empereur japonais. Ces trois personnages avaient dans l’idée de conquérir le monde comme dans les dessins animés que je regardais étant petit. Et de se le partager.
Ce qui m’a beaucoup frappé, c'est que, chez les Allemands, les Japonais et les Italiens, les enfants étaient formés à la guerre très jeunes. Pour obtenir de meilleurs combattants, Hitler a conçu des "camps de reproduction". Une séquence avec des bébés entassés m’a un peu choqué.

J’ai appris plusieurs choses : que les Japonais ont commencé leur plan de conquête en 1931 en envahissant la Mandchourie, que l’Italie a attaqué la pauvre Ethiopie qui n’avait qu’un avion de transport et aucune mitrailleuse pour se défendre. J'ai appris qu’Hitler était fou, bizarrement son visage prenait parfois des expressions comiques.



Gilles Rosselet


Mon boguet

Lundi 3 mars 2008

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Un réservoir mal repeint,
un carbu qui coule une fois sur deux,
le gicleur qu’on ne trouve plus sur le marché,
une pipe au pas de vis brisé,
un cylindre qui tient avec trois boulons au lieu de quatre,
un piston comme cadeau d’anniversaire,
le pot qui doit avoir plus de trente ans
et la bougie qui vient de la vieille bagnole au père.

Depuis que j’ai 14 ans, j’ai un vieux vélomoteur Pony cross 503 qui doit avoir plus de 40 ans. Je l’ai acheté à Moiry, c'est un village du nord-ouest vaudois.
Quand on me l’a vendu, il n’avait plus de câble de gaz, la lumière marchait une fois sur deux et la peinture commençait à se décoller. Arrivé chez moi, je l’ai tout poncé, j’ai remis le câble et j’ai mis une ampoule d’un tableau de bord d’une Alfa Roméo à mon père. J’ai rajouté un guidon plus bas, je l’ai verni en vert, j’ai mis un phare de brouillard, j’ai changé la roue arrière et j’ai soudé un porte-bagages de Honda.

Ce que je trouve de super avec le boguet, c’est que je peux aller où je veux quand je veux. Pas besoin d’attendre le bus, le vélomoteur pour moi est le synonyme de liberté.
Mais il y a bien sûr des inconvénients, par exemple lorsque je ne peux pas rentrer à cause du moteur qui disjoncte, j’ai peur qu’il rende l’âme à n’importe quel moment. Mais j’espère que mes enfants l’utiliseront et qu’ils seront fiers de mon boguet.

Tiendra-t-il jusqu'à mes seize ans?

Gilles Rosselet




E-mail

Boguet
Génial ton vieux boguet! Il me fait penser au mien: c'était un vieux batavus go-go (eh!oui) jaune poussin que mon cousin m'avait refilé pour 50.-symboliques. Il a tenu le coup jusqu'à mes18 ans et là, j'ai eu la chance de recevoir une moto. Mais je l'ai beaucoup regretté quand, faute de place, j'ai fait l'échange... Je l'ai donné à un voisin de l'époque. Peut-être "vit-il"encore... C'était en 1979, j'avais 14 ans!
Voilà pour la petite anecdote... L'histoire se perpétue! Bravo pour ton récit!
Stéphanie Apothéloz