Joyeux Noël!

Mercredi 24 décembre

Noël

Noël, beaucoup se réjouissent de cette fête. Les cadeaux, la neige, les repas de famille – là ça dépend, il y en a de ceux qui adorent, d’autres pas... Mais Noël c’est aussi l’anniversaire de la naissance de Jésus, pour ceux qui croient... C’est donc l’occasion de le remercier pour tout ce qu’il fait pour nous. J’espère que vous aurez une petite pensée pour lui le soir de Noël. Ainsi je vous souhaite une très belle fête.
 
Et pour Nouvel An?
A mes grands-parents, j’envoie mes vœux de santé pour qu’ils restent encore longtemps avec nous. A ma famille, j’envoie mes vœux de paix et de joie. A vous tous, je vous souhaite le meilleur pour 2009 avec plein de bonheur et de réussite!

Timoté Vaucher

A l'année prochaine

Samedi 20 décembre

zt









Un peu d'humour

Vendredi 19 décembre

IMG_4046

Je ne veux écrire ni sur les avions, ni sur les festivités des fêtes, ni sur le sport. Mais sur la question de l'humour! C'est un défi!
Car peu de personnes parviennent à mettre une distance entre eux et le monde. L'humour pourrait les y aider; c'est en effet, à mon avis, une très belle façon de demeurer dans le monde sans y être complètement.
J’ai toujours aimé employer le mot: relativiser. Disons plutôt que je suis particulièrement fier d'avoir appris sa signification. Je trouve que ça fait sérieux! L’humour est certainement une façon de bien avoir les pieds sur terre et de relativiser certaines situations. Lorsque je fais la lecture des journaux, je constate que de nombreux articles relatent des faits sombres – par rapport à l’économie notamment. Je ne crois évidemment pas que traiter de tels sujets de façon humoristique contribue au recul de la crise. Mais en ajoutant certains traits d'humour, nos journaux pourraient apporter une joie temporaire à leurs lecteurs, malgré leur colère ou leur anxiété. 
Je ne crois pas qu’une personne puisse un jour dire: «Ne me fais pas rire aujourd'hui! j'ai assez ri hier!» Le rire fait un bien incroyable.
Ma mère m'a appris qu'écarter, ou même tenter de laisser moins paraître les situations difficiles, favorisent les évènements heureux. Espérons que je vais hériter de ce trait de caractère. Lorsque je suis triste, son humour me console ! Je suis malade, son humour me soutient. Je suis inquiet, son humour me rassure.
J’imagine que si l'humour n’est pas inné, nous pouvons le cultiver. Il nous aide à nous reprendre en main devant les difficultés. Un sourire, un gentil mot et une petite pointe d’humour bien positionnée contribue parfois à corriger la rupture de notre équilibre. C'est l'humour qui permet à un être humain de se distancier d'un problème, de le prendre moins au sérieux et, ce faisant, de se sentir moins menacé.
Je pense que la COOP et la MIGROS devraient mettre en vente sur leurs présentoirs, près des caisses, des boîtes de conserve: «De l’humour pour vous aider dans la vie» ou «De l’humour pour vous faire avancer», et pourquoi pas «De l’humour pour simplement traverser votre vie». Être devant une personne souriante, a un effet contagieux.
Cultiver le sens de l’humour est difficile, nous sommes en effet des enfants, Mais si nous devons respecter des règles, aller à l’école chaque jour de la semaine, ne pas voler, ne pas nuire à autrui... il nous faut aussi garder dans nos poches une réserve d’humour.
Et n'oublions pas que, si tout n’est pas sérieux, tout n’est pas drôle non plus!

Jérôme Martineau

Evolène

Jeudi 18 décembre

IMG_4044

Il m’a suffi de tourner la tête et de regarder dehors: la neige. Elle me rappelle un endroit que j’adore, Evolène, un tout petit village dans le canton de Valais qui se situe à 1400 mètres d’altitude. Pour y aller il faut compter entre une heure et une heure trente. On peut y pratiquer le ski, le patin à glace et le ski de fond. Les habitants qui y vivent à l’année y sont peu nombreux. Par contre, en hiver, le village se remplit.
Ce que j’aime dans cet endroit c’est la tranquillité et le calme de la montagne. Les habitants y sont vraiment très sympathiques et toujours de bonne humeur. Je me réjouis vendredi, ce sera la première fois que j'y monte cette d’année, loin du stress de l’école. Je me réjouis aussi d’y aller car j'y retrouve mon parrain ainsi que sa famille. Nous passons vraiment beaucoup de temps ensemble.
Vous savez, cet endroit compte vraiment pour moi. Je serai vraiment triste de ne plus pouvoir y aller. Je voudrais aussi y aller plus souvent mais il y a l’école.
Pendant l’hiver c’est un peu comme un cycle: le vendredi après l’école, ma famille et moi nous partons pour Evolène pour y passer le week-end et nous repartons le dimanche en fin de journée.

Rick Détraz

Le chocolat

Mercredi 17 décembre

IMG_9212_2

Le chocolat quel délice! Mais d’où vient-il?
Il est fait avec des fèves de cacao récoltées sur les cacaoyers, originaires des forêts tropicales d’Amérique centrale, il était récolté par les Mayas et les Aztèques. Ces tribus appréciaient ce breuvage qu’ils nommaient chocolatl, mot qui veut dire eau amère, le breuvage était reconnu nourrissant, fortifiant et même aphrodisiaque.
Les plus gros consommateurs de chocolat sont les Suisses et les Belges, mais les Suisses consomment plus de chocolat que les Belges. En un an le Suisse mange en moyenne 11.9 kg de chocolat, un Belge en mange 10.5 kg. Nous sommes donc les plus gros consommateurs de chocolat.
Mais que fait-on avec le chocolat? Plein de choses, des gâteaux, des mousses, des plaques surtout, mais aussi des biscuits, des bonbons,… il y a même de la fondue au chocolat!

Alexis Tâche

Cette histoire ou celle-là...

Mardi 16 décembre

IMG_0022

Je suis devant mon ordinateur et je pense à l'histoire que je vais écrire pour le blog de la classe. Je me dis qu'il faut peut-être raconter une histoire réelle, ou plutôt une histoire irréelle que j'aurais inventée, il me vient plein d'idées. Quelque chose en relation avec les petites amies de mon frère – il ne me parle jamais de ses petites amies – ou autour de la jeunesse de mon père? L'histoire que m'a racontée ma mère, lorsqu'elle a sauvé quelqu'un à son travail?
C'est vraiment compliqué de choisir la bonne histoire, celle qui plaira à tout le monde. Celle-ci?

Stéphane Rossinelli

La neige... mais la grippe

Lundi 15 décembre

STA60008

C'était la semaine passée, j'étais seule chez moi, assise sur mon lit. Je m’approche doucement de la fenêtre, avec une pointe d’étonnement je constate que le sol est recouvert d’un long manteau blanc. Mesdames et messieurs, la neige a fait sa remarquable entrée. J’adore apercevoir les flocons qui tombent lentement et délicatement. L’émotion m’envahit, le monde me paraît tout posé, tout calme. Je décide alors de sortir mes vieilles chaussures de neige pour aller dehors. Je respire l'air frais qu’apporte la neige, j'avais oublié le bonheur qu'il apporte.
Elle fait le bonheur des enfants qui se divertissent en façonnant un amusant bonhomme de neige, le bonheur des skieurs qui se laissent glisser, ou le bonheur simple de la regarder, et écouter le calme qui règne autour de nous.
J'ai froid aux mains, je n’ai pas songé à prendre ma paire de gants. Je rentre vite, pour profiter d’un bon chocolat chaud. Je passe ensuite à la douche et choisis un savon à l’odeur vanille – j’adore spécialement cette odeur douce. Je mange, puis jette un coup d’œil à ma montre, il est déjà 21 heures 30. Je prends la sage décision d’aller me glisser sous mes draps, tout de suite mes paupières se font lourdes et mes yeux se ferment.
Le lendemain matin, je me réveille et mon corps ressent une chaleur infernale. Je vais chercher le thermomètre, on ne sait jamais après tout. Et devinez quoi? J’ai de la fièvre, je suis malade! La neige ne nous réussit pas toujours!

Olalla Pineiro

Plouf!

Vendredi 12 décembre

P1030444

Je cherche désespérément une histoire à vous raconter, qui retienne votre attention. Je crois que la suivante est la plus apte à remplir cette mission. Cette histoire va sûrement vous paraître très comique et typique d’un vidéogag, mais elle est bien réelle.
C’était le début de l’été. Toute la famille était invitée chez une amie, Patricia, qui habite près de Neuchâtel. Nous avions rendez-vous au bord du lac pour commencer la journée par une balade avec son petit bateau à moteur. L’embarcation pouvait malheureusement contenir seulement quatre personnes à son bord.
Notre famille étant composée de six membres, il était donc obligatoire de faire deux groupes. Rapidement nous avons trouvé un compromis qui a satisfait tout le monde.
Ma maman, ma petite sœur et moi allions commencer, nous sommes donc parties faire un tour en bateau sur le lac. Patricia conduisait. C’était très joli de se balader sur l’eau, une légère brise soufflait sur mon visage et je trouvais cela agréable. Il faisait beau et chaud et ma petite sœur et moi regrettions de n’avoir pas pris nos maillots de bain, pour faire une petite baignade dans le lac.
Après une demi-heure sur le bateau, il était temps de laisser la place au reste de la famille. Nous devions nous retrouver près d’un ponton pour inverser les rôles. Arrivées au lieu dit, nous étions attendues avec impatience. Nous sommes descendues du bateau, et nous nous sommes retrouvés à six personnes sur un petit ponton peu stable. Celui-ci s’est alors mis à pencher dangereusement… puis a basculé! Je me suis alors retrouvée dans l’eau ainsi que mes parents et ma petite sœur. Mes deux grandes sœurs ont écouté leur «instinct de survie» et se sont réfugiées dans un bateau qui était amarré à côté du ponton. Nager était bien difficile car mes habits me collaient à la peau et ils semblaient peser des tonnes. J’ai pu m’accrocher au ponton et monter prudemment dessus. Il était encore plus difficile de marcher que de nager avec des vêtements dégoulinants de partout. J’ai remarqué que le reste de la famille était autour de ma maman. Je me suis avancée vers elle et je l’ai vue en train d’appuyer frénétiquement sur toutes les touches de son portable. J’ai alors compris qu’il n’avait pas résisté à la baignade.
Ce n’est pas à cause de ce petit accident que nous avons modifié le déroulement prévu de la journée. Le second groupe s’en est allé au large tandis que nous, nous sommes rentrées à la voiture pour tenter de nous sécher! Les gens que nous croisions sur le chemin nous regardaient avec de grands yeux, ce qui nous gênait un peu mais en même temps nous faisait rire. C’est vrai qu’à leur place j’aurais fait pareil. Il fallait voir le bon côté des choses : ma petite sœur et moi avions pu nous baigner même sans maillot de bain!

Anouck Fonjallaz

Sous influence

Jeudi 11 décembre

image1

On a beaucoup parlé de l'influence des jeux vidéo sur le moral et l'attitude de ceux qui les pratiquent. On dit souvent que ça peut être dangereux. Je pense de mon côté qu'il n'y a pas que les jeux vidéo qui nous influencent, les livres aussi le peuvent, mais d'une autre manière.
Pour qu'un livre nous touche, pour que nous soyons plongés au cœur du récit, il doit tout d'abord être bien écrit. Qu'il soit tragique ou romantique, polar de fiction ou histoire véritable, pour qu'un livre nous transporte, il faut que celui-ci nous convienne et corresponde à nos goûts. Un livre peut être en effet fabuleux et enthousiasmant pour un lecteur, alors qu'il sera perçu comme horrible et ennuyeux par un autre. Quand nous sommes vraiment dans le livre, nous le savons tout de suite, nous n'arrivons plus à en détacher les yeux.
Certains, trouvent peut-être bizarre de penser qu'on peut être influencé par un livre, et pourtant, ça m'est arrivé plusieurs fois... Je commence à ressentir les émotions des personnages. Que ce soit leur colère, leurs doutes, leur tristesse ou leurs joies, je les ressens toutes. Je suis alors d'humeur instable, "soupe au lait", différente de moi-même.
J'étais en train de lire un livre intitulé Je veux vivre (Je veux vivre, Jenny Downham, Plon Jeunesse, Paris, 2008). C'est l'histoire d'une jeune fille de seize ans qui est atteinte d'une leucémie. Elle sait qu'il ne lui reste pas très longtemps à vivre, elle fait alors la liste des choses qu'elle veut absolument faire avant de mourir. En lisant ce livre, je ne peux pas dire que je me sentais malade, loin de là. Mais j'avais un sentiment d'urgence. Peut-être que ce sentiment de malaise était encore augmenté, parce que l'histoire que je lisais était une histoire vraie, pas seulement une fiction.
Quand je me suis rendu compte de cela, j'ai eu très peur, peur de ne pas être normale, ou d'avoir un problème… J'en ai parlé avec ma maman, qui m'a répondu:
– Ne t'inquiète pas! Tu t'identifies aux personnages, tu vis leurs émotions et c'est normal.
Alors oui, je me suis rendu compte que l'on pouvait être influencé par un livre, modifié dans sa façon de penser et de réagir, être transformé par ce qu'on lisait…..
Mais si lire peut à ce point nous influencer, pouvons-nous continuer à lire sans risque? Et de façon plus personnelle, pourquoi est-ce que je continue à lire?
Tout simplement parce que, en m'identifiant aux personnages d'un livre, je peux voyager, découvrir d'autres mondes, différents modes de vie, m'échapper et parfois mettre un peu de piment dans mon quotidien.
Quand on lit un texte imaginé par un autre, on s''invente un monde d'images dont le lecteur est le créateur. Et je comprends mieux maintenant pourquoi, lorsqu'on va voir un film dont on a lu le livre, tout notre univers imaginaire parfois s'écroule.

Floriane Maillard

Un mythe

Mercredi 10 décembre

PICT0004

Je me suis demandé quelle était l’histoire de ce personnage magique? Car vous l’aurez sûrement remarqué, depuis quelques semaines dans les magasins on ne voit plus que lui. Je me suis donc renseigné à son sujet, voilà ce que j’ai trouvé.
Père Noël se dit Santa Claus en anglais, Santa Klaus en allemand une déformation de Sinter Klaass du néerlandais. Certaines personnes croient que le personnage du Père Noël serait apparu dans les années 20-30 lors d’une publicité de coca cola. Mais, ils se trompent lourdement. Historiquement, le Père Noël est inspiré de différents personnages.
Les Français croient qu’il vient plutôt du Saint-Nicolas, qui lui aurait donné sa longue barbe. Les Scandinaves eux pensent qu’il est plus inspiré par le lutin Julenisse (d’où les habits de fourrures rouges) et par le dieu viking Odin, qui tout deux apportaient des cadeaux aux enfants. Les Saxons prétendent que c’est Gargan, le dieu celte du soleil, qui est à l'origine du Père Noël.
C’est entre 1821 et 1822 que le prêtre américain Clément Clark Moore écrit les premiers poèmes de Noël, où il décrit un personnage jovial et rondouillard qui déposait des cadeaux dans les cheminées des enfants sages. C'est à ce moment que commence véritablement le phénomène.
C’est bien plus tard que Coca Cola, Michelin et d’autres sociétés l'utilisent dans différentes publicités, lesquels donnent son essor à l’image actuelle. Aujourd'hui, le Père Noël est également utilisé le 25 décembre dans des pays n'ayant pas de tradition chrétienne, tels que la Chine et d’autres nations, dans le but notamment d’augmenter la vente de jouets et d'autres produits dérivés.
Voilà l’historique de ce mythe qui ravit encore tant d’enfants dans le monde. Voilà ce que j’ai récolté sur ce mystérieux personnage.

Lionel Piguet

L'escalade

Mardi 9 décembre

qdw

Ce week-end, je suis allé à la course de l’Escalade. Elle se déroule chaque année depuis 1978 pendant le premier week-end du mois de décembre. Environ 10’000 participants parcourent les rues de la vieille-ville de Genève. Des courses sont organisées pour tous les âges.
Et puis il y a la course de la marmite, où les gens sont déguisés. Cela met une bonne ambiance et beaucoup d’humour. Les participants ne reçoivent pas de médailles, mais des objets divers, des sous-plats, des assiettes, des bols… Cette année, les participants ont reçu une petite horloge à placer sur un mur.
Après la course à laquelle mon père a participé, mes parents, mon frère et moi avons acheté dans une boulangerie une marmite en chocolat. Cette marmite fait partie de l’histoire de Genève.
Le soir du 11 décembre 1602, les Savoyards envahirent Genève. Une dame, Mère Royaume préparait de la soupe de légumes dans une marmite et les vit par sa fenêtre dans la rue. La dame prit la marmite et la renversa sur la tête des Savoyards. Cette marmite est le symbole de la victoire des Genevois
Cette tradition veut que le cadet de la famille cite une phrase avant de casser la marmite en chocolat. Il doit dire.
– Et c’est ainsi que périrent les ennemis de la République.
Comme je suis le cadet de la famille, c’est moi qui ai cassé la marmite. C’est le seul jour où j’aime les légumes car ils sont faits en massepain. L’an prochain, je
participerai peut-être à la course. Et vous ? Je vous garantis que c’est très amusant !

Nathan Lovo

Matin d'hiver

Lundi 8 décembre

photo 56

Ce matin, c’est encore un matin froid d’hiver, où ma seule envie est de retourner sous mon duvet et de me rendormir. Hélas, je dois me préparer pour aller à l’école. J’enfile un survêtement et je descends pour prendre mon petit déjeuner. Je verse des céréales dans mon bol et je commence à les engloutir. Mon paquet de céréales me paraît différent, j’ai l’impression que les abeilles dessinées bougent. Soudain, l’une de ces abeilles s’avance et me dit bien clairement :
- Veux-tu bien arrêter de manger mes boucles d’oreilles? 
Je me penche pour regarder dans mon bol et je vois avec stupéfaction que mes céréales se sont transformées en des centaines de petites créoles. Je relève ma tête et regarde l’abeille qui me dévisage pleine de colère dans les yeux.
- Mes collègues et moi passons des heures à fabriquer ces boucles d’oreilles pour gagner un peu d’argent et toi tu les manges sans aucune honte! crie l’abeille visiblement très énervée.
Moi, je reste bouche bée à la regarder se lamenter sur son sort. Quand tout à coup, toutes les abeilles de la boîte se mettent à crier à leur tour. Prise de panique, je prends mon bol et reverse les boucles d’oreilles dans le paquet de céréales. Puis, peu à peu, les abeilles se calment et se figent sans rien dire.
J’entends alors ma mère qui m’interpelle:
- Anne-Sophie, tu t’es encore endormie sur ton assiette! Tu vas être en retard à l’école, dépêche-toi! 
Pour toute réponse je lui lance un regard surpris. Et, anxieuse, je contrôle ma boîte de céréales pour m’assurer que les abeilles ne bougent plus.
J’ai juste le temps de me brosser les dents, on sonne déjà, j’ouvre la porte et vois ma copine qui m’attend pour aller à l’école. Je la regarde et murmure:
- Je hais les matins d’hiver! 

Anne-Sophie Habs

Ennui

Vendredi 5 décembre

Photo08 229

Lorsque je m’ennuie, le temps me semble reculer. Chaque jour, un quotidien monotone me lasse. Alors, je m’évade dans mes pensées. Je réfléchis longuement sur des théories sans queue ni tête que je finis rapidement par oublier. Je me disperse. Souvent, ces fragments d’idées inachevées me semblent avoir été étudiés des heures durant. La réalité est tout autre, car il me suffit de tourner la tête vers la pendule pour m’apercevoir qu’il n’y a qu’une unique minute qui s’est écoulée. Alors j’essaie de me concentrer sur mes cours, les réunions familiales ou mes devoirs… Mais je finis par repartir dans des questions sans réponse. Une once d’ennui m’envahit. J’attends, alors, dans un total silence, le temps qui passe. Je n’écoute plus rien, si ce n’est des murmures qui m’enveloppent et qui résident en mon organisme, me posant mille équations existentielles, me noyant dans une folie douce et légèrement soporifique. Au sein de mon crâne finit alors par régner un chaos des plus infinis. Sans cependant être fort en émotions. C’est plutôt équivalent à un calme plat. Je confonds tout et rien. Et j’ai soudainement peur de m’endormir.

Rebecca Luppi

Mission

.Jeudi 4 décembre

image1

Voilà déjà quelques temps que j’ai fini ce livre et je l’ai vraiment adoré. Ce roman s’intitule 100 jours en enfer et a été écrit par Robert Muchamore. Il raconte l’histoire d’un garçon qui s’appelle James, il a douze ans. James est envoyé dans un orphelinat suite à la mort de sa mère. Il n'y restera pas très longtemps car CHERUB – une agence de renseignements top secret qui n’emploie que des enfants de dix à dix-sept ans et qui a été fondée en 1946 par Charles Henderson – va le recruter. Une curieuse d'agence! CHERUB cherche en effet des enfants qui ont le goût du risque, intelligents et en bonne condition physique. Pour être accepté, le candidat doit passer un examen et accepter de faire partie des renseignements britanniques. Si la personne ne réussit pas le test, elle devra retourner dans un orphelinat ou dans une famille d’accueil. Si au contraire elle le réussit, elle pourra rester dans le centre et par la suite accomplir des missions de tous genres.
Mais avant de réaliser leur première mission, les candidats subissent une seconde épreuve qui dure 100 jours. A son terme, ils auront prouvé qu'ils n'ont plus peur de grand chose. Leur instructeur s’appelle Norman Large. Cet examen comporte des parcours-combats et plusieurs exercices physiques. James a comme partenaire une fille qui s’appelle Kerry, et qui doit refaire cette seconde épreuve suite à une fracture de la rotule. Ils sont quatre groupes de deux; et si une personne se blesse ou décide d’abandonner, elle devra recommencer l’année suivante.
Le livre raconte les aventures de James et de ses compagnons durant les 100 jours. Je l'ai vraiment trouvé génial, car il y a beaucoup du suspense. Les enfants doivent tour à tour tromper la vigilance des adultes, obtenir des informations secrètes par tous les moyens, déjouer des complots criminels… Et comme les personnages ont à peu près le même âge que le nôtre, on s’identifie à eux, avec l’envie ou le rêve de vivre les mêmes aventures.
Si vous aimez ce récit, je vous conseille vivement de lire les autres. Pour l’instant il y a six tomes!

(Robert Muchamore, 100 jours en enfer, Editions Casterman, Paris, 2007 pour l’édition française)

Lea Ducret

Les pirates de Somalie

Mercredi 3 décembre

DSCN3883

Tout se passe dans le Golfe d’Aden, qui se situe entre la corne de l’Afrique (Somalie) et la péninsule Arabique (Yémen). Il sépare le continent africain du continent asiatique. Au travers du golfe passe une importante voie de navigation entre l’Asie et l’Europe et c’est l’une des principales voies d’exploitation maritime du pétrole. C’est l’une des routes les plus fréquentées au monde où naviguent beaucoup de cargos, bateaux de pêche et yachts de luxe.
La Somalie est le pays d’Afrique qui détient le record mondial de flibustiers et c’est également l’un des plus pauvres au monde avec moins de 5 euros par personne par mois pour vivre. Leur ressource vient essentiellement de la mer. Ces pêcheurs se font régulièrement attaquer et sont malheureusement confondus avec les pirates.
Pourtant c’est une partie de ces pêcheurs, privés de nourriture à cause de la surpêche internationale qui se sont lancés dans la piraterie. N’ayant plus le choix, pour nourrir leur famille et pour assurer leurs besoins, ils enlèvent des bateaux pétroliers pour ensuite les échanger contre une rançon très élevée. Ils peuvent garder leurs otages pendant plusieurs mois en attendant que les négociations aboutissent.
Depuis le 15 novembre 2008 le superpétrolier Sirius Star est détenu en otage. C’est le plus gros pétrolier en circulation avec 330 mètres de long, 25 membres d’équipage et 300.000 tonnes de pétrole. C’est la prise la plus spectaculaire des pirates. Ils ont également attaqué une centaine de bateaux depuis le début de l’année 2008.
Ce ne sont pas des fanatiques, tout ce qui leur importe c’est l’argent des riches afin de pouvoir gagner leur vie, de nourrir leur famille, de s’acheter une femme, une chèvre, une maison et de s’occuper de leurs enfants.
C’est à Eyl en Somalie, au bord de l’Océan Indien sur la Côte des Pirates qu’ils ont leur quartier général.
Face aux bandes armées, les autorités somaliennes ne font absolument pas le poids. On suppose que l’Etat ferme les yeux sur cette industrie prospère n’ayant aucun moyen de faire respecter l’ordre.
L’augmentation de la piraterie dans le Golfe d’Aden risque d’obliger les bateaux à contourner le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Une route beaucoup plus sûre mais plus longue et beaucoup plus chère, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le commerce mondial. Des navires de guerre ont été envoyés pour essayer de régler le problème.
Les pirates ont-ils raison ou tort ? Qu’en pensez-vous ?

Marie Salomon

Sources
"Mise au point" sur TSR2 2, décembre 2008, rediffusion du 30 novembre 2008
http://fr.wikipedia.org/wiki/Golfe_d'Aden
Hebdo n° 48, 27 novembre 2008

Le stress de Noël

Mardi 2 décembre

saS

Je voulais vous parler du stress de Noël, il arrive gentiment, je le ressens depuis quelques temps.
Pour moi, Noël c'est un grand stress car je dois acheter des cadeaux. Et puis il n'y a pas que ça, je dois aussi faire mes devoirs et étudier.
Parfois j’ai un peu de temps, je me demande alors ce que je vais acheter à ma sœur, à ma mère, à mon père, à mon chien, à mes cousins,...
Mon stress se glisse ailleurs encore. Que vais-je porter la soirée de Noël, les personnes aimeront-elles les cadeaux que je leur offre. Je ne suis pas seul, d'autres personnes ressentent ce stress. Et puis d'autres choses me stressent encore.
– Que vais-je faire jusqu'à minuit avant d'ouvrir les cadeaux? Vais-je jouer à la console? Est-ce que je vais regarder la télévision? Est-ce que je vais jouer avec mes cousins? Vais-je manger et m’enfermer dans ma chambre pour écouter de la musique?
Avant chaque Noël je me pose et repose ces questions. Et finalement on ne me laisse ni regarder la télévision, ni jouer à la console. On m’oblige plutôt à jouer avec mes petits cousins. Et si l'occasion se présente, je m’enferme dans ma chambre pour lire ou écouter de la musique.
À minuit, je retourne à la salle à manger pour ouvrir les cadeaux. Le lendemain, le stress que j’ai eu pendant les semaines qui précèdent disparaît. Pour une année entière de paix.

Flavio Frade

Rêve

Lundi 1 décembre 2008

IMG_9823

J’ai mis mon pyjama et je suis allé au lit, j’étais très fatigué. Gentiment, j’ai fermé mes paupières et j’ai commencé à décrocher du monde réel.
J’étais dans la COOP et regardais les petites annonces gratuites. Une famille avait besoin d’un ou d'une baby-sitter pour une journée. J'ai appelé ces gens et ils m'ont engagé. Je devais me rendre chez eux sur le champ. Je suis monté sur mon vélo et suis parti.
Les parents m’ont accueilli en me présentant leur enfant, il s’appelait Kayl. Avant de me laisser, ils m'ont encouragé à faire une petite sortie avec lui, et s'il y avait un problème, je devais les appeler. J’avais déjà en tête l'idée d’aller au grand parc en face de la route.
Le petit garçon m'a annoncé qu’il voulait faire d'abord ses devoirs. J'en ai profité pour faire les miens. Quand nous avons fini, je lui ai proposé d’aller au parc et, contents, nous sommes partis.
Nous avons trouvé une petite place; j'étais confortablement installé et je jetais de temps à autre un petit coup d’œil à Kayl: il était sous un arbre et jouait avec des pives. J'ai levé les yeux et j'ai aperçu sur l'une des branches de l’arbre un bel oiseau, j'ai oublié Kayl. Cinq minutes après et de retour sur terre, j'ai cherché Kayl, il n’était plus là, j'ai paniqué.
– Qu'est-ce que je fais? Appeler les parents? Non!
Il était devenu clair que je devais le retrouver au plus vite.
Pris d’angoisse je me mis à courir. Je le cherchai dans les buissons, derrière et sur les arbres, dans l’eau de l’étang… mais en vain, il n’était nulle part.
Je commençai même à demander à gauche et à droite, mais personne ne l’avait vu. Quand tout à coup un petit garçon m'avertit qu’il avait vu un gamin qui correspondait à ma description et qui était à l’autre bout du parc.
J’ai couru là-bas en un temps record et je l'ai vu, accroupi, en train de caresser un gros Saint-Bernard. Soulagé, je l'ai pris par la main et lui ai payé une glace. Puis nous sommes rentrés à la maison.

Patrick Künzli