Dimanche passé, mes cousines devaient venir pour l’anniversaire du parrain de ma sœur. Elles devaient arriver à 11 heures 30. Je me suis levé à 10 heures pour prendre mon petit déjeuner, je m'habillais lorsque ma mère m'a appelé et m'a dit:
- Tu devrais ranger ta chambre avant qu’elles n'arrivent!
Je m’exécutai. Je mis la main alors sur quelques petites coquilles d’œuf jaunes et roses qu’on trouve dans les oeufs Kinder. Je me rappelai...
Nous nous réfugions, ma sœur et moi, dans la chambre de jeux où nous fabriquions des murs de peluches de toutes tailles et de toutes les couleurs. Nous préparions alors chacun les célèbres coquilles d'oeuf Kinder que nous collectionnions, en guise de munitions. Commençait la bataille. Attention!
Ne le faites jamais avec le jouet à l'intérieur, cela peut faire très mal…
Alexis Tâche
Ces derniers temps, on a abondamment entendu parler de l'épidémie de rougeole qui a débuté à l'Ecole Steiner, tout près de chez nous, à Crissier. Beaucoup de personnes ont donné leurs avis, la politique s'en est mêlée et cela a débouché sur la grande question: Faut-il se (faire) vacciner ou pas?
Vaccinée moi-même, je n'ai pas fait très attention à cette polémique dans un premier temps. Mais, voyant le nombre d'articles sur le sujet, les témoignages dans la presse et à la télévision,… j'ai voulu mieux comprendre les enjeux de cette question. Je me suis renseignée autour de moi, auprès de mes parents qui travaillent dans le milieu médical; j'ai aussi lu un peu partout dans les journaux et les magazines les articles parus, dans le courrier des lecteurs les avis des pro- et ceux des anti- vaccination. Bien qu'il ne soit pas très agréable d'être malade, je pensais d'abord que la vaccination était un choix personnel: on vit dans une démocratie, et chacun a le droit de faire ce qu'il veut de sa santé. C'est donc à la responsabilité des parents de vacciner leur enfant ou pas. Quand, j'ai exposé mon idée sur la question à mes parents, ils m'ont dit quelque chose qui m'a fait réfléchir.
- Imagine que tu as un bébé de 3-4 mois. Le fils de ton voisin, qui a 12 ans et dont les parents n'ont pas voulu qu'il soit vacciné, attrape la rougeole. Ce virus est très contagieux, c'est une de ses particularités – 9 chances sur 10 de contamination à son contact! Il se transmet donc à ton enfant, qui lui, parce qu'il est trop petit, ne peut être vacciné, et n'a pas a sa disposition un système de défense approprié. Que ferais-tu alors si la maladie de ton bébé tournait mal, qu'elle dégénère, qu'elle attaque son cerveau – 4 cas sur 1000 – et le laisse avec de graves séquelles? ou même qu'il en meure – 1 cas sur 1000?
Après réflexion, j'ai avoué que j'en voudrais fortement à mes voisins et qu'il aurait mieux valu qu'ils aient fait vacciner leur enfant.
J'ai demandé ensuite à mes parents pourquoi j'avais été vaccinée, alors que mon grand-frère ne l'avait pas été et qu'il a contracté finalement la rougeole à 3 ou 4 ans. Ma maman m'a répondu:
- Un jour que je discutais avec elle, une amie compétente m'a dit que, dans le centre spécialisé pour handicapés mentaux dans lequel elle travaillait, la moitié de ses patients étaient là à cause d'une rougeole qui avait mal tourné. Le jour d'après, tu étais vaccinée!
Cette anecdote m'a fait réfléchir. Est-ce que ces patients, handicapés suite à une rougeole, étaient là-bas parce leurs parents avaient fait le choix conscient et éclairé de ne pas les vacciner? Ou alors, étant trop petits au moment de leur maladie pour être vaccinés, ils n'avaient eu que la malchance d'être en contact avec un autre enfant dont les parents avaient décidé que ce n'était pas important de faire le vaccin contre cette maladie infantile?
Je me suis demandé quelles raisons pouvaient avoir les gens de refuser de faire vacciner leur enfant. Etait-ce à cause d'une méfiance envers la médecine, les industries pharmaceutiques, une crainte des effets secondaires possibles de la vaccination en elle-même? Ou alors voulaient-ils, comme le veut la croyance populaire que leur(s) enfant(s) gagne(nt) des forces en faisant la maladie, comme le déclare Madame Sylvie Henri, dans son témoignage du journal 24Heures du 13 février 2009.
En fait, toutes ces raisons de ne pas vacciner pourraient être acceptables, si elles ne supposaient pas par ailleurs qu'elles mettent en danger d'autres personnes qui elles n'ont pas le choix de se vacciner ou pas. Car dans le cas d'une épidémie, on ne peut plus parler de choix personnel; c'est à une autre échelle qu'il faut penser.
Nous vivons dans une société où nous sommes en contact chaque jour avec des dizaines d'individus. Si donc nous sommes porteurs d'un virus très contagieux, nous pouvons le transmettre en quelques heures à vraiment beaucoup de personnes, qui à leur tour peuvent le diffuser dans leur entourage. Et c'est ainsi qu'une épidémie se propage. Dans le cas de la rougeole, il existe un moyen d'éviter l'épidémie et de protéger les autres: le vaccin.
Pour la rougeole, en particulier, j'ai lu que le vaccin avait été testé et retesté plusieurs fois avant d'être mis à la disposition de tous. Que ce vaccin était fiable, qu'il n'y avait quasiment aucun risque de complication après son administration et aucun effet secondaire important à redouter.
Alors j'ai changé d'avis, et pour moi maintenant, je pense qu'il vaut mieux se faire vacciner et faire vacciner ses enfants afin de les protéger eux, mais surtout afin de mieux protéger ceux qui n'ont pas la possibilité d'être vaccinés, les enfants trop petits ou les enfants atteints dans leur santé.
Floriane Maillard
J'ai passé un moment fort intéressant et sympathique ce week-end avec des amis venus de Guyane. Ils m'ont parlé de la très grande et célèbre base de lancement de fusées située à Kourou. Voilà ce que j'ai appris à ce sujet.
Kourou est la base de lancement la plus performante au monde. En 2008, il semblerait qu’elle ait lancé une soixantaine de satellites et qu’elle assure très minutieusement leur orbite.
Un de mes amis qui travaille là-bas comme responsable de la sécurité nous à parlé de l’arrivée des Russes dans la région, suite à la fermeture de leur base et de leur lanceur Soyouz. Par peur des espions, la sécurité a même lancé une opération importante pour empêcher les Russes d’entrer dans leur propre base. Etonnant n’est-ce pas?
Mon ami m’a aussi expliqué les différentes tâches d'un chef de la sécurité. Quand une pièce commandée entre en Guyane, il faut s’assurer qu'elle a été correctement vérifiée en Europe, ensuite il faut être sûr qu’aucune personne, mis à part les responsables, ne puisse la toucher, pour éviter que quiconque ne trafique quelque chose et mette en péril la mission.
En février, Ariane à lancé un engin spatial assez étonnant, l’ATV. Il est utilisé comme véhicule de ravitaillement de la base spatiale ISS (Station Spatiale Internationale). L’ATV va permettre aussi à rehausser la station pour qu’elle ne sorte pas de son orbite terrestre.
D’ailleurs, si vous vous intéressez aux missions spatiales et aux navettes, fusées et stations spatiales, je vous propose et vous conseille d’aller surfer sur le site de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), gérante de toutes les activités spatiales européennes, il y a d'ailleurs des pages expressément destinées aux enfants.
Lucas Trovato
Je suis allée voir le film Twilight il y a quelques temps et je me suis fait une réflexion; les vampires ne sont pas aujourd'hui ce qu'ils étaient hier.
Ainsi, Nosferatu, le premier vampire que l’on a connu au cinéma, adaptation du fameux Dracula créé par Bram Stoker en 1897 (il y a plus de 110 ans), était plutôt laid, ressemblait à un mort-vivant, ne supportait pas le soleil, dormait dans un cercueil et sortait la nuit pour aller sucer le sang des vivants avec ses deux canines pointues.
Tout a changé avec la nouvelle génération des vampires.
Twilight raconte l’histoire de Bella, une jeune étudiante timide qui rencontre Edward, un mystérieux jeune homme dont elle tombe vite amoureuse. Il est beau, possède une force surnaturelle, vit la journée et ne vieillit pas. Il est gentil, tendre et attentionné. Lorsqu’il se met au soleil, sa peau scintille comme de l’or. Il ressent également des sentiments pour Bella. Elle devine rapidement qu’il s’agit d’un vampire, mais elle n’a pas peur de lui parce qu’elle a confiance. Edward fera tout ce qu’il pourra pour ne pas la mordre.
Alors que faire? S’éloigner l’un de l’autre au risque de rester dans la solitude ou surmonter l’épreuve et se faire confiance mutuellement ? Elle choisit de lui faire confiance. Malheureusement, tous ne sont pas comme lui. Elle rencontre lors d’une sortie d’autres vampires qui ne voient en elle qu’un excellent repas. Parviendra-t-elle alors à s’échapper et se faire oublier? Edward, arrivera-t-il à la protéger?
Ce film est tiré du premier volume – qui a pour titre Fascination – d'une saga en 4 tomes. Suivront Tentation, Hésitation, et Révélation. Le succès est au rendez-vous, puisque l’auteur, Stéphanie Meyer, a déjà vendu plus de 18 millions d’exemplaires dans 35 pays.
Pourquoi l'allure des vampires a-t-elle changé? Peut-être parce que notre vision du bien et du mal s'est modifiée, nous ne croyons plus en effet aujourd'hui qu’une personne est totalement mauvaise ou totalement bonne.
Gabriella Brunetti
Pourquoi nos parents nous demandent-ils toujours de venir promener avec eux? Pourquoi devrions-nous accepter? Pourquoi refuser? Presque chaque samedi et dimanche je dois aller en balade avec mon chien et mes parents. Au début je détestais ça, marcher dans le froid, non merci. Mais maintenant j'ai compris que mes parents faisaient cela pour mon bien, pour que je sorte de la maison, pour que je m'aère. J'ai fait l'inventaire des mauvaises et des bonnes raisons:
Cinq bonnes raisons d'abord pour ne pas y aller:
- Le matin je suis fatiguée je ne veux pas sortir de mon lit et encore moins promener.
- Dehors il fait trop froid.
- Je préfère jouer avec mes copains, à l'ordinateur, aux jeux vidéo, ou bien regarder la télévision.
- Marcher dans de la neige c'est dur et, je ne veux pas faire d'efforts, je suis une flemme.
- On fait toujours au minimum 1 heure, c'est trop long.
Je vois pourtant cinq bonnes raisons d'y aller:
- Nos parents aimeraient passer plus de temps avec nous, pour discuter de choses et d'autres, car toute la semaine ils sont occupés.
- Cela leur fera plaisir, et s'ils sont contents, ils seront encore plus sympas.
- Nous pouvons nous défouler, courir, sauter dans la neige (si c'est l'hiver) et jouer avec le chien.
- Nous prenons l'air, c'est bon pour notre santé.
- On a l'impression d'avoir fait quelque chose dans la journée, nous ne sommes pas restés à l'intérieur toute la journée.
Pour résumer, je dirais donc que c'est parfois énervant d'aller se promener. Mais quand on rentre, on est toujours très content d'y être allé, cela nous a fait du bien et tout le monde est content. Alors quand vos parents vous demandent d'aller promener, réfléchissez bien avant de refuser!
Marie Salomon
C’était par une douce journée d’été. J’étais étendu devant la télé et je changeais de chaîne régulièrement – rien ne parvenait réellement à capter mon attention. Je laissai le téléviseur sur la chaîne des sports et je me mis à feuilleter une revue de voyages, m’imaginant en train de me prélasser sur le bord de l’océan à l’ombre d’un palmier. Soudain apparurent des images renversantes d’une silhouette émergeant du ventre d’une immense vague, en équilibre parfait sur une sorte de tapis blanc rigide. C’est alors que je compris que c’était un surfeur de très haut calibre qui était en quête de la vague ultime.
Je suivis l’entièreté du reportage, probablement sans même cligner des yeux afin de ne rien rater de cette formidable danse aquatique avec comme partenaire un élément de la nature déchaîné. Certains surfeurs se faisaient renverser, bousculer, fouetter par des vagues immenses animées d’une incroyable puissance. D’autres parvenaient à se faufiler, zigzaguer et même virevolter à une vitesse impressionnante. Je me voyais déjà à leur place, en train de conquérir des vagues déferlantes.
Ce soir-là, je m’endormis rapidement et me mis à rêver, inspiré par les dieux du surf.
Dès le lendemain je compris que je devais absolument me procurer une planche de surf. J’établis mon budget et communiquai mes intentions à mes parents qui me permirent de me procurer l’objet tant convoité – mon premier surf.
Un mois s’écoula avant qu’une occasion ne se présente – un voyage sur la côté ligure en Italie. Arrivé sur le bord de la Méditerranée, je fus confronté à une dure réalité à laquelle tout surfeur doit éventuellement faire face. La mer n’avait rien de mieux à offrir que de faibles ondulations d’au plus cinquante centimètres. Débordant d’optimisme, je pris quand même mon surf, me jetai à l’eau et attendis patiemment que le vent se lève et amène davantage de remous. Une heure passa, puis une autre, et une autre sans que la situation ne s’améliore. Au bout de ma patience et à court de motivation, je rejoignis mes parents et rentrai à l’hôtel avec l’espoir d’un lendemain meilleur.
Le lendemain fut effectivement meilleur, mes prières ayant en partie été entendues. Je pus mettre à l’épreuve ma planche de surf mais surtout mon orgueil, car je ne passai finalement que peu de temps en équilibre sur mon «board» et beaucoup de temps dans l’eau – je réalisai alors que le surf ne se maîtrisait pas en une journée. Les journées qui suivirent furent trop paisibles pour poursuivre ma quête mais je gardai toujours un excellent souvenir de mes débuts dans ce sport. Les vacances terminées, je suppliai mes parents de retourner faire un voyage de surf.
Une révision des meilleurs endroits pour surfeur me révéla une vérité: la mer c’est bien, mais l’océan c’est mieux! Je demandai donc à mes parents de réserver un voyage sur la côte Atlantique afin que je puisse perfectionner mon surf. Ils me l'accordèrent. Il ne restait plus qu’à établir où et quand. J’avais déjà des idées, un petit village de surfeurs nommé Lacanau Océan. Mes parents prirent donc contact avec des hôtels et finirent par réserver. Je devrais m'y rendre lors des vacances d’automne 2009… Je vous en reparlerai.
Jérôme Martineau
Presque tous mes amis qui se rendent chez moi et empruntent ma salle de bains remarquent quelque chose de bizarre. En effet, mes parents avaient fixé il y a quelques années un miroir mural à l’aide d'un scotch épais. Eh bien actuellement les scotchs y sont toujours, mais il manque le miroir. Généralement, ces personnes me demandent ce qui s’est passé et je leur réponds toujours assez vaguement en leur disant que j’ai poussé mon frère contre le miroir et qu’il s’est cassé.
Mais cette fois je vais vous raconter ce qui s’est vraiment passé.
Tout cela remonte à six ans..., c’était un jour de vacances d’été. Nous étions, mon papa, ma maman, mon frère et moi de retour de vacances passées en Italie au Lac de Garde. Nous venions tout juste de finir de défaire nos valises et ma maman avait déjà mis quelques lessives.
Après le souper, mes parents nous demandèrent à mon frère et moi de nous préparer pour la nuit. Arrivés dans la salle de bains, je commençai par me laver les dents et lui à mettre son pyjama. Lorsque que j’eus terminé ma toilette, mon frère vint à son tour la faire. Après s’être brossé les dents, celui-ci s’assit sur un espèce de pouf. Et ce fut à partir de là que les choses ont commencé à se compliquer… Mon frère ne voulant pas se retirer du pouf où se trouvait mon pyjama, je fus forcée de le faire de la manière forte. Je le pris par les épaules et le poussai en arrière. Evidemment, je n’avais pas prévu d’y mettre autant de force et sa tête heurta malheureusement de plein fouet le miroir. Celui-ci se brisa en milles morceaux. Je fus paniquée car mon frère hurlait comme si je m’apprêtais à l’égorger. Mes parents sont venus voir ce qu’il se passait. Quand ils virent le miroir en mille morceaux, ils ne surent pas trop bien ce qui s'était passé.
Je comprends, car c'était en quelque sorte impossible d'imaginer qu’une petite fille de six ans puisse pousser son petit frère de deux ans contre un miroir. Heureusement, mon frère n'a rien eu, mais il a pleuré longtemps. Il a cessé enfin ses pleurs, mes parents ont ramassé les débris et tout est revenu dans l’ordre.
La prochaine fois que vous venez chez moi, s’il vous plaît, ne me demandez pas ce qui s’est passé!
Marine Ecabert
Je vais vous présenter un livre que j’ai beaucoup apprécié. Il se nomme Le Magasin des Suicides. L’auteur Jean Teulé nous raconte l’histoire d’une famille qui, depuis dix générations, s’occupe d’un magasin peu ordinaire, dont la devise est "Vous avez raté votre vie? Avec nous, vous réussirez votre mort! ". Les membres de cette famille ne s’en plaignent pas, ils trouvent cela normal. Mais un jour, le redouté arrive: le petit dernier, Alan, inspire la joie de vivre. Né le sourire aux lèvres, le petit garçon reflète le portrait contraire du reste de la famille. De plus, il désire partager sa bonne humeur quotidienne non seulement avec les clients mais avec ses parents, ses frères et ses sœurs. Je ne vous en dis pas plus!
Le livre compte 157 pages et se lit facilement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce roman est drôle. Il déploie un humour noir certes, mais qui n’est pas totalement négatif. Tout au long du livre cependant un univers dramatique règne pesamment. Nous voyons la lumière qui se mêle à l’obscurité, cela ne peut créer que des étincelles. J’ai beaucoup aimé lire les mésaventures de cette famille instable ainsi que l’état macabre de ses membres, qui subissent la joie écœurante du petit dernier.
Comment va réagir cette famille, comment la situation va-t-elle se développer? Ce sont là les principales questions que nous nous posons au fil des pages. Nous comprenons aussi que Tristesse n’est pas tout, que même si le monde n’est pas aussi rose qu’on nous le dit dans nombreux contes de fées, il existe tout de même de bons moments, que l’on peut passer en compagnie de proches et de personnes qui nous sont chères. Parfois, un seul être est capable d’accomplir un tel miracle, mais comment?
Jean Teulé, Le Magasin des Suicides,Édition Julliard, Paris, 2007
Rebecca Lupi
Hier matin, j’étais un peu stressée. J’ai donc décidé d’utiliser ma trottinette pour aller à l’école, car celle-ci me permet de diminuer mon temps de trajet. En effet, pour parcourir une distance d’à peu près 800 mètres, je mets 10 à 12 minutes à pied et 4 à 5 minutes en trottinette. Néanmoins, prendre ma trottinette soulève un problème familial dont j’aimerais vous faire prendre conscience.
Il se trouve que durant le mois passé, deux de mes sœurs se sont fait voler leur trottinette dans le périmètre scolaire. La première l’avait laissée imprudemment dans le préau. Lorsqu’elle a voulu aller la rechercher, l'engin avait disparu. Bien qu’elle soit en partie responsable, laisser une trottinette deux périodes sans surveillance ne devrait pas être un problème.
Ma seconde soeur a été victime d’une histoire que l’on pourrait qualifier de bien plus scandaleuse. Durant un cours de gymnastique, elle avait laissé sa trottinette sous les escaliers de la piscine, lieu réservé à cet effet. À la fin des cours, quand elle a voulu aller la rechercher, elle n’était plus là. Ma soeur a interrogé le concierge qui était dans les locaux, mais sa trottinette avait bel et bien été volée. Bien sûr, il est très facile de venir prendre une trottinette qui n’est pas la nôtre sous les escaliers et de s’en aller incognito.
Une question subsiste tout de même. Comment éviter ce genre d’accidents? Un système plus sécurisé dans les espaces scolaires est peut-être une bonne solution. Mais je crois surtout que, pour l’instant, il faut compter uniquement sur notre propre vigilance. Ne jamais laisser sa trottinette sans surveillance, car les voleurs sont apparemment partout. Et lorsque l’on n’est pas en classe en première ou dernière période, peut-être est-il préférable de mettre sa trottinette dans son casier, même si cela prend plus de temps. Il vaut mieux prendre la peine de faire un détour, plutôt que de risquer le vol. Mais alors, cela vaut-il encore vraiment la peine de prendre sa trottinette pour gagner du temps?
Anouck Fonjallaz
Dimanche matin, je me suis levée tôt et j’ai décidé de faire une surprise à mes parents: acheter le petit déjeuner. Je m’habille, fais ma toilette et sors en direction de la boulangerie. Sur le chemin, j’aperçois quelque chose qui attire mon attention; je m’arrête pour voir de quoi il s’agit et je vois, par terre, un petit calepin en cuir: «Dois-je le ramasser où le mettre à un endroit ou son propriétaire pourra le retrouver?» J’opte pour la première solution, et le saisis, l’observe quelques instants. Il est vraiment magnifique, d’un beau cuir noir étincelant. Il n’est pas recouvert de poussière – son propriétaire n’a pas dû le laisser tomber il y a longtemps –, il est entouré d’une fine sangle en argent. Je vais m’asseoir sur un banc et commence à lire.
Le narrateur nous dit qu’il se trouve en Egypte. Il raconte: «J’étais vraiment excité par ce voyage car c’était la première fois que je prenais l’avion. J’avais longtemps imaginé ce moment et avais beaucoup hésité sur ma destination, mais je crois que j’ai bien choisi. Je suis arrivé le samedi 12 octobre au Caire, une ville très surprenante qui déborde de personnes, de couleurs, d’odeurs et de bruits. Il faisait très chaud, même tôt le matin. Un peu plus tard dans la matinée, je suis allé à mon hôtel, un bâtiment qui avait de l'allure. Ma chambre était spacieuse et lumineuse. J'ai pris une douche et suis parti à la recherche d’un restaurant.
Quand j'ai terminé mon repas, je suis parti visiter la ville. Le soir je suis rentré à l’hôtel et j'ai passé une nuit tranquille, j’étais fatigué. Le lendemain matin, je me suis réveillé tôt, j’avais prévu de me rendre au pied des pyramides. Je me suis levé, j'ai pris une douche puis suis allé déjeuner. Je suis parti de l’hôtel vers 8 heures et j'ai pris la direction du plateau de Gizeh. Quand je suis arrivé, je suis allé acheter une bouteille d’eau, j’avais déjà soif. J'ai pris ensuite des billets, il y avait beaucoup de monde. Je me suis dirigé vers ces imposantes constructions, j'ai toujours été fasciné par les pyramides. J'ai commencé à monter, un pas, deux pas, trois… Absorbé par mon ascension, je suis arrivé en-haut sans m’en rendre compte. J’étais arrivé si haut que plus personne ne me voyait, ni ne m’entendait. J’avais le vertige, je n'ai plus osé regarder en bas. Je me suis assis sur un des gros blocs de pierre près du sommet, j'ai commencé à écrire ces lignes dans mon calepin.
Je vais le lancer tel un naufrager jette une bouteille à la mer, en espérant que quelqu’un le trouvera et viendra me secourir!»
Lea Ducret
Par ce temps, j’ai pensé que parler de la vanille apporterait un petit rayon de soleil au blog.
La vanille est une orchidée nommée vanilla planifolia. Ce sont les Espagnols qui l’ont rapportée du Mexique. C'est le fruit du vanillier qui est une grande liane épiphyte – une plante qui s’accroche à une autre pour se développer – connue depuis très longtemps, car les Aztèques mélangeaient déjà son arôme à celui du cacao. La vanille de Bourbon – collectées sur les îles de la Réunion et de Madagascar – est très recherchée pour son parfum extraordinaire mais, c’est aussi la variété de vanille la plus chère.
La vanille de Tahiti, vanilla tahitensis, est une autre variété beaucoup plus douce et charnue. Ce sont des gousses qui peuvent atteindre 25 à 30 centimètres de long. Il existe aussi de la vanille de Papouasie Nouvelle-Guinée, des Comores ou encore d’Inde ou du Congo. Elles ont toutes des parfums et des amertumes différentes. Par exemple, la vanille Pomponna du Mexique, vanilla pomponna, a un arôme très prononcé de cacao. Ce sont de petites gousses de 5 à 6 centimètres de long. L’appellation de vanille givrée signifie que les cristaux de vanilline sont en formation sur toute la gousse, on l’appelle aussi vanille blanche.
Les fleurs du vanillier sont habituellement pollinisées par un colibri mais, dans les régions autres que le Mexique, la pollinisation est faite à la main. Il faut au minimum 3 ans au plan de vanillier pour avoir ses premières fleurs. Les gousses de vanille mûrissent entre 7 et 8 mois avant qu’elles ne prennent une teinte jaune, ce qui signifie qu’il faut les cueillir. Avant qu’elles ne soient jaunes, les gousses sont appelées vanille verte. C’est après plus de 3 mois d’affinage que la vanille pourra être mise en vente. La couleur noire brunâtre des gousses se développe par oxydation.
Chaque plan de vanillier ne produit environ que 150 grammes de vanille. La vanille est très utilisée en cuisine sucrée ou salée, par exemple le poisson à la vanille, mais aussi en parfumerie et en cosmétique. Hélas, il existe beaucoup de produits avec de la vanille de synthèse.
Sources
- Richard Craze, Les épices Guide du bon vivant, Köln, 2001
- Elizabeth Lemoine, Les épices, Paris, 2002
- Epices et Riz, Place du Petit Mont 2, 1052 Le Mont-sur-Lausanne
Lucy Lou Commissaire
Affiche publicitaire pour le parfum Body Kouros
d’Yves Saint Laurent, 2000
Peut-être le savez-vous déjà, à partir
de la 8ème VSB, nous avons la possibilité de suivre
des cours de grec. Les explications qui suivent vous
apporteront, je l'espère, quelques informations
nouvelles.
Ces cours sont facultatifs, mais les élèves qui
s’y inscrivent s’engagent à les suivre
durant deux ans. Madame Roduit est la seule
enseignante de grec du Mottier, c’est donc elle
qui l’enseignera aux futurs élèves de 8ème et
9ème. Les cours se déroulent cette année sur trois
périodes durant la semaine, deux le mercredi, de
12h40 à 14h00 et une le jeudi de à 13h05 à 13h50. Si
nous voulons remplacer une période de gym, de musique
ou de dessin par le grec, nous devons demander un
allégement auprès de la direction de
l’établissement. En ce qui concerne la musique,
il faut pratiquer un instrument en dehors de
l’école pour remplacer une période par le grec.
Durant ces cours, les élèves approchent la culture et
l’histoire grecques, ce qui implique, entre
autres, des exposés. Pour Madame Roduit, le cours de
grec est peut-être plus facile pour les élèves qui
ont pris l’option spécifique «latin», mais
l’allemand est également utile en raison de
certaines notions de grammaire: le datif, le
nominatif et l’accusatif.
Il n’y a pas de devoirs, tout se fait en
classe. Par contre il y a quelques tests pour
vérifier l’acquisition des connaissances et le
niveau des élèves. À la fin de la 9ème, il n’y
a pas d’examen pour le certificat, mais
l’élève reçoit un document attestant
qu’il a suivi deux ans de grec.
- Les élèves de 8ème et de 9ème
sont-ils réunis pour le cours de grec?
- Cela dépend de vous! répond Madame Roduit. Si
l’année prochaine il n’y a que deux ou
trois élèves à s’inscrire, les deux classes
seront réunies. S’il y a plus d’élèves,
il y aura une classe de 8ème et une de 9ème.
Kouros archaïque
(Kouros = jeune homme en grec) dit Kouros
d’Anavyssos, env. 530 av. J.-C.
Afin de compléter ces informations, j’ai
également questionné deux élèves, Julian, un ancien
élève du collège de C.F. Ramuz à Lausanne et Noémie,
élève actuelle du cours de grec du Mottier. Dans la
volée de Julian, on pouvait échanger deux périodes
sur trois avec d’autres branches (dessin,
musique ou gym). Pour lui les cours étaient plutôt
sympa, car il faisait du théâtre et il a aimé tout ce
qui touchait à la culture grecque. Son option
spécifique était le latin et, d’après lui, cela
l’a aidé pour les versions (textes à traduire
en français). Pour Noémie, c’est parfois
difficile de consacrer du temps le mercredi
après-midi, mais lorsqu’elle est au cours, elle
apprécie et a beaucoup de plaisir. Elle fait du
vocabulaire, de la conjugaison, des exercices dans sa
brochure et apprend l’alphabet grec qui est
différent du nôtre.
Si ces cours contiennent en effet du vocabulaire et
de la grammaire, ils sont aussi une occasion de
découvrir la civilisation grecque qui est le berceau
de notre propre civilisation.
Une dernière information, pour les élèves qui
éventuellement envisagent l’option grec au
gymnase, il est impératif d’avoir suivi ces
cours à l’école obligatoire.
Si vous aimez l’histoire des héros et des dieux
de la Grèce antique, ce cours est sûrement pour vous!
Pour toutes ces informations, merci à
- Mme Lorraine Roduit, enseignante au Mottier,
Mont-sur-Lausanne,
- M. Arturo Planas, doyen des VSB au
Mont-sur-Lausanne,
- Julian, qui a suivi les deux années de grec au
collège de C.F. Ramuz, Lausanne,
- Noémie, élève de grec, 8B au Mottier.
Marine Hayward
Je tiens ce monde pour ce qu’il est: un théâtre où chacun doit jouer son rôle (William Shakespeare).
Hier matin, alors que je prenais mon petit déjeuner, je regardai un dessin de mon petit frère collé sur le mur. Le figurant principal n’avait ni jambes ni bras, je me demandai pourquoi Guillaume ne l’avait pas complété. Je le regardai à maintes reprises, cela me rappelait quelque chose que j’avais vécu. J’allai à l’école sans réponses.
Après les cours de français, d’anglais et de mathématiques, je revins à la maison, toujours sans réponse. J’attendis dès lors mes parents le reste de la journée.
Lorsqu’ils rentrèrent du travail, il était environ 18 heures, cela faisait près de 10 heures que je cherchais une réponse. Jamais je n’aurais pensé que la réponse se cachait dans un mail que ma maman m’avait envoyé et que je n’avais guère pris le temps de lire, pensant avoir d’autres choses plus importantes à faire. Ce mail contenait un lien vers une vidéo – assez spectaculaire – et se terminait par ce mot «Bravo!». Cette vidéo commençait à m’intéresser, et c’est alors que je m’apprêtais à la regarder que, comme par magie, je me souvins de l’histoire que j’avais cherchée toute la journée.
C’était lors d’une belle journée d’été, nous marchions tranquillement dans le jardin botanique et, tout en observant les plantes, je rêvassais, songeant aux nouveaux professeurs que j’aurais à la rentrée, aux nouveaux compagnons de classe ainsi qu’aux nouvelles méthodes de travail qu’on allait à coup sûr nous proposer. C’est à ce moment précis que mon petit frère voulut me montrer quelque chose, il pointa son index en direction d'un homme qui n’avait ni jambes ni bras, et qui rougit de confusion.
Je fis signe à mes parents pour qu’ils jettent un regard rapide en direction de ce monsieur. Eux aussi se sentirent mal à l’aise. L’homme nous aperçut et nous fit signe de venir vers lui. Visiblement il voulait nous parler. Nous nous approchâmes. C’est alors qu’il me fixa et me parla. Je ne comprenais rien, il parlait anglais. Mon père le félicita chaleureusement pour le magnifique discours qu’il venait de prononcer. Je demandai donc à mon père une traduction, lequel m’expliqua que le monsieur lui avait dit que tant qu’il serait vivant, il ne renoncerait jamais à marcher. Je commençai à pleurer d’émotion. En cherchant les mots adéquats que mon père traduisit, je lui dis que je n’avais jamais vu un homme aussi persévérant.
Le lendemain, nous retournâmes visiter la ville et ses magnifiques monuments, nous étions fatigués et cherchâmes donc un restaurant afin de nous y reposer et manger quelque chose. Nous choisîmes un petit restaurant local. J’avais commandé une pizza à la Marguerita – vous savez cette pizza faite de fromage, de tomates et d’olives – et je me mis à repenser à l’homme rencontré dans le jardin botanique la veille, j’étais toujours aussi ému, je le félicitai en pensées.
En sortant du restaurant, je le vis en train de se déplacer. Il sifflotait en faisant remarquer à tous les passants que la vie était trop courte pour se plaindre de son sort et trop belle pour ne pas être vécue pleinement. Quand il nous vit, il nous salua, souriant, et nous tendit un papier. Il y était écrit : «Quand on veut on peut!» Avant de s'éloigner. l’homme nous fit un clin d’œil.
Le mythe:
Un petit génie, au savoir encyclopédique, studieux, ayant réponse à tout…
La réalité:
Un terrible malentendu! Il s’agit souvent d’enfants difficiles ayant rencontré très tôt des problèmes d’intégration scolaire. Ils n’aiment pas apprendre par cœur et ils sont rarement bons élèves. Se fiant uniquement à leur mémoire, ils manquent de méthode et d’organisation, ils sont intarissables sur les sujets qui les passionnent et changent souvent de centre d’intérêt. Le besoin de précision absolue, sur tout et tout le temps, les pousse à la recherche constante de l’exactitude. Aucun flou ne peut être toléré.
Qu’est-ce qu’un enfant surdoué?
Un enfant surdoué est un enfant qui obtient un score de QI supérieur à 130 aux tests d’intelligence. Le QI n’est pas une «mesure» de l’intelligence, mais une évaluation des capacités intellectuelles qui permet de comparer le fonctionnement intellectuel d’un enfant par rapport à un enfant du même âge. Être surdoué ne signifie pas être plus intelligent que les autres, mais fonctionner avec un mode de pensée et une structure de raisonnement différents. L’intelligence de l’enfant surdoué est atypique. Cette particularité rend souvent difficile son adaptation scolaire et sociale. C’est un enfant d’une sensibilité extrême, muni de capteurs branchés en permanence sur tout ce qui l’entoure. Il ressent avec une grande finesse l’état émotionnel des autres. Véritable éponge, l’enfant surdoué est toujours assailli par des émotions, des sensations et des informations multiples; ce fonctionnement fragilise le développement de ces enfants et les rend psychologiquement vulnérables.
Pourquoi tant d’enfants surdoués échouent-ils à l’école?
Comment expliquer que 45% des élèves diagnostiqués redoublent et que 20% n’atteignent pas le bac?
Notre cerveau est principalement constitué de deux hémisphères: l’hémisphère gauche et l’hémisphère droit. Lorsque nous traitons une information, le cerveau droit et le cerveau gauche n’ont pas la même fonction. L’école privilégie les compétences de la partie gauche et réfléchir avec l’hémisphère droit constitue un handicap sérieux pour l’efficacité scolaire. Or, il se trouve que chez l’enfant surdoué il y a prédominance du cerveau droit. C’est la partie du cerveau en images. Toutes les informations sont traitées simultanément et c’est l’approche globale qui donne le sens. Le cerveau droit est le siège de l’intuition (par exemple le résultat d’un calcul apparaît à l’enfant surdoué comme une évidence mais il ne peut justifier son résultat ni apporter la preuve de son exactitude) et de la pensée divergente, c'est-à-dire qui ne suit pas un ordre logique. Dans le cadre scolaire, cette façon de penser conduit fréquemment l’enfant à des réponses hors sujet par rapport à la consigne ou à l’énoncé, car il part sur un autre chemin et oublie ce qui lui a été demandé. Le cerveau droit est aussi gouverné par l’émotion et l’affection; par exemple, il est frappant de constater qu’avec des professeurs qu’ils apprécient leur implication et leur motivation sont totales alors qu’ils se montrent incapables de travailler avec des professeurs qu’ils n’estiment pas.
En conclusion on peut dire que les enfants à haut potentiel (HP) sont des enfants comme les autres. Il ne faut pas attendre d’eux des exploits prodigieux ou des résultats exceptionnels. Dotés d’une remarquable mémoire, ils sont capables de retenir sans effort ce qui les intéresse, mais sont incapables d’apprendre ce qui pour eux semble «dénué de sens». Plus un enfant HP est décelé, reconnu et accepté tôt par son entourage, plus il sera épanoui, en accord avec lui-même et avec l’image que les autres ont de lui, et plus il aura de chance de vivre bien sa vie scolaire, sociale et affective.
Savez-vous qu’Einstein qui avait un QI supérieur à 160 n’était pas très doué à l’école (sauf en maths, bien sûr!) et que, comble du paradoxe, était intellectuellement en retard pour un certain nombre d’apprentissages, comme le langage?
Je tiens à remercier Madame Fabienne Cacheux – psychologue à Lausanne – qui a gentiment répondu à mes questions.
Lorena Lombardo
Voilà comment s’intitule le premier livre de plus de cent pages que j’ai lu: Robinson Crusoé. J’avais à peine huit ans. Je me rappellerai toujours que chaque soir, ma maman et moi, assis sur le canapé, lisions un petit bout de ce livre. Je lisais et elle me corrigeait.
Vous êtes sûrement nombreux à connaître cette histoire écrite par l’Anglais Daniel Defoe. Pendant qu’il était en prison, il est séduit par les aventures vécues d’un naufragé écossais, Alexander Selkirk . Robinson Crusoé, c'est l'histoire d’un homme qui est né en 1632. Son rêve? Partir sur la mer et naviguer. Or, son père veut faire de lui un avocat: Robinson n’aime pas ce métier et il prend la fuite pour aller à Londres. Là, on l’engage sur un navire comme matelot. Après quelques longues années, il quitte Londres pour s’installer en Amérique du Sud. Il acquiert sa propre entreprise et s'occupe d’une culture de canes à sucre.
Il part un jour pour un voyage d’affaires, et un soir d’orage, son bâtiment fait naufrage en plein cœur de l’océan. Il est le seul survivant de l’équipage, et se retrouve sur une île «déserte».Tous les jours il scrute l’horizon, mais n’aperçoit aucun vaisseau. Il s'installe alors dans une grotte où il est à l’abri des animaux sauvages.
Un beau matin, après plusieurs années de solitude, il trouve une empreinte de pied dans le sable de la plage. C'est celle d'un humain, d’une autre culture et d'une autre langue. Robinson lui donne le nom de Vendredi. Ils partagent leurs savoirs. Au fil du temps ils deviennent amis. Vont-ils survivre encore longtemps? Vont-ils pouvoir quitter un jour de cette île déserte?Je vous conseille de lire cette histoire classique et fascinante. La lecture est facile et captivante.
Patrick Künzli
(Daniel Defoe, Robinson Crusoé, Nathan, Paris, 2002)
Qui est le meilleur joueur de tennis de tous les temps? Nadal ou Federer?
Hier soir, à Melbourne en Australie s’est déroulé un fantastique match de tennis qui opposait le numéro 1 mondial Nadal au numéro 2 Federer. C’était avec impatience que nous attendions ce match mon père et moi – mon père a été le préparateur physique de Federer quand il avait 14 ans.
Dans les journaux les journalistes disaient que Federer était plus avantagé que Nadal, car celui-ci a joué près de 5 heures 20 face à Verdasco en demi-finale.
Pour moi, en ce moment, je pense que Federer est le meilleur joueur de tous les temps. Mais il a déjà 27 ans alors que Nadal lui n’en a que 22. Je pense que dans quelques années Nadal deviendra incontestablement le nouveau meilleur joueur de tous les temps. Federer a plus d’expérience mais ce n’est pas l’expérience qui fera la différence face à un jeune surdoué du tennis. Quant à moi, je pense que Nadal va rester numéro 1 mondial sans trop de problème, il a l’envie de réussir et il a un mental très solide. Il est aussi en pleine forme physique.
Et vous, qu’en pensez-vous? Dans la classe 11, il y a quatre personnes qui jouent déjà au tennis. J’aimerais bien que ces personnes me donnent leur avis sur cette question qui peut-être ne sera jamais résolue.
Avec ce texte, j’aimerais bien convaincre les jeunes de se mettre au tennis. Ce sport est très physique. Je m’adresse surtout à ceux qui ne font que de jouer à ces jeux vidéo. Pour ceux qui sont intéressés, il existe un tennis club au Mont, près des les terrains de foot.
Est-ce que Federer reprendra sa place de numéro 1 mondial? Restera-t-il le meilleur joueur de tous les temps?
Je vous invite à suivre cette affaire de près.
Rick Détraz