Du cep au verre
lundi 11 mai 2009 Classé dans : A la sueur de
son front
Lundi 11 mai
Le week-end passé, je me suis rendue chez mes grands-parents en Valais. Comme de nombreux Valaisans, ils possèdent des vignes.
Il faut savoir qu’elles demandent énormément de travail. Celui-ci débute aux alentours du mois de février et se termine en octobre, lors de la cueillette du raisin.
J’ai demandé à mon grand-papa de m’expliquer les diverses étapes de la fabrication d’un vin. De la plantation du ceps* au nectar dans nos verres.
Voici les étapes principales:
Défoncement de la vigne (remuer la terre au minimum à 80 cm de profondeur).
Plantation du barbus* selon le mode de culture. Prenons l’exemple du système guyot (photo), celui-ci consiste à passer les branches dans les fils de fer pour éviter la chute ou la casse de la branche en cas de vent excessif. De même, ce principe facilite l’effeuillage*.
Effeuiller au minimum 3 entre-jets* sur le raisin de façon à avoir un maximum d’ensoleillement sur la grappe.
Couper les bouts, à 1 mètre 20, pour avoir un maximum de feuillage sain. Celui-ci est la base de la production du sucre dans les grappes. Éviter de produire trop de raisin par ceps.
Lorsque la maturité du raisin et optimum, il faut vendanger* selon les degrés oechslé avec un minimum de botrytis normal*, de façon à ne pas altérer le goût du vin. On peut repousser la coupe du raisin en décembre de façon à obtenir un botrytis noble*. Cela permet d’élaborer des vins plus corsés, appelés sur-maturés et qui peuvent ainsi être servis en vin de dessert.
Après avoir vendangé, il faut presser le raisin. Suivant le degré de pourriture, il est nécessaire d’ajouter de l’acide S02 (souffre) pour enlever ce goût, de façon à obtenir un vin de qualité.
Après le pressage, une première fermentation se fait pour élaborer les sucres contenus dans le raisin en alcool. C’est ce qui s’appelle la fermentation alcoolique.
Ensuite il est nécessaire que le vin fasse une deuxième fermentation, malolactique, afin qu’il puisse se conserver le plus longtemps possible. S’il reste des sucres résiduels, cela va donner du champagne.
Dernière étape : la mise en bouteille du vin.
Lors de chaque opération, il important d’y apporter du soin et de la propreté. C’est ce qui fait la valeur d’un vin.
Certains vins peuvent se conserver plusieurs années. Cela peut varier en fonction de la quantité de tanin*.
Cep : "tronc" de vigne
Barbus : jeunes pousses qui se transforment par la suite (3 ans) en ceps
Effeuillage : enlever les feuilles qui sont en trop sur la branche
Entre-jets : pousse qu’il faut enlever sur la branche
Vendanger : couper le raisin
Botrytis : pourriture du raisin
Botrytis noble : pourriture saine
Tanin : substance que l’on met dans le vin de façon à ce qu’il puisse se conserver longtemps
Un grand merci à mon grand-papa Albert Léger, vigneron - encaveur, qui a gentiment répondu à toutes mes questions sur ce sujet.
Le week-end passé, je me suis rendue chez mes grands-parents en Valais. Comme de nombreux Valaisans, ils possèdent des vignes.
Il faut savoir qu’elles demandent énormément de travail. Celui-ci débute aux alentours du mois de février et se termine en octobre, lors de la cueillette du raisin.
J’ai demandé à mon grand-papa de m’expliquer les diverses étapes de la fabrication d’un vin. De la plantation du ceps* au nectar dans nos verres.
Voici les étapes principales:
Défoncement de la vigne (remuer la terre au minimum à 80 cm de profondeur).
Plantation du barbus* selon le mode de culture. Prenons l’exemple du système guyot (photo), celui-ci consiste à passer les branches dans les fils de fer pour éviter la chute ou la casse de la branche en cas de vent excessif. De même, ce principe facilite l’effeuillage*.
Effeuiller au minimum 3 entre-jets* sur le raisin de façon à avoir un maximum d’ensoleillement sur la grappe.
Couper les bouts, à 1 mètre 20, pour avoir un maximum de feuillage sain. Celui-ci est la base de la production du sucre dans les grappes. Éviter de produire trop de raisin par ceps.
Lorsque la maturité du raisin et optimum, il faut vendanger* selon les degrés oechslé avec un minimum de botrytis normal*, de façon à ne pas altérer le goût du vin. On peut repousser la coupe du raisin en décembre de façon à obtenir un botrytis noble*. Cela permet d’élaborer des vins plus corsés, appelés sur-maturés et qui peuvent ainsi être servis en vin de dessert.
Après avoir vendangé, il faut presser le raisin. Suivant le degré de pourriture, il est nécessaire d’ajouter de l’acide S02 (souffre) pour enlever ce goût, de façon à obtenir un vin de qualité.
Après le pressage, une première fermentation se fait pour élaborer les sucres contenus dans le raisin en alcool. C’est ce qui s’appelle la fermentation alcoolique.
Ensuite il est nécessaire que le vin fasse une deuxième fermentation, malolactique, afin qu’il puisse se conserver le plus longtemps possible. S’il reste des sucres résiduels, cela va donner du champagne.
Dernière étape : la mise en bouteille du vin.
Lors de chaque opération, il important d’y apporter du soin et de la propreté. C’est ce qui fait la valeur d’un vin.
Certains vins peuvent se conserver plusieurs années. Cela peut varier en fonction de la quantité de tanin*.
Cep : "tronc" de vigne
Barbus : jeunes pousses qui se transforment par la suite (3 ans) en ceps
Effeuillage : enlever les feuilles qui sont en trop sur la branche
Entre-jets : pousse qu’il faut enlever sur la branche
Vendanger : couper le raisin
Botrytis : pourriture du raisin
Botrytis noble : pourriture saine
Tanin : substance que l’on met dans le vin de façon à ce qu’il puisse se conserver longtemps
Un grand merci à mon grand-papa Albert Léger, vigneron - encaveur, qui a gentiment répondu à toutes mes questions sur ce sujet.
Marine Ecabert
Lundi 11 mai
Le week-end passé, je me suis rendue chez mes grands-parents en Valais. Comme de nombreux Valaisans, ils possèdent des vignes.
Il faut savoir qu’elles demandent énormément de travail. Celui-ci débute aux alentours du mois de février et se termine en octobre, lors de la cueillette du raisin.
J’ai demandé à mon grand-papa de m’expliquer les diverses étapes de la fabrication d’un vin. De la plantation du ceps* au nectar dans nos verres.
Voici les étapes principales:
Défoncement de la vigne (remuer la terre au minimum à 80 cm de profondeur).
Plantation du barbus* selon le mode de culture. Prenons l’exemple du système guyot (photo), celui-ci consiste à passer les branches dans les fils de fer pour éviter la chute ou la casse de la branche en cas de vent excessif. De même, ce principe facilite l’effeuillage*.
Effeuiller au minimum 3 entre-jets* sur le raisin de façon à avoir un maximum d’ensoleillement sur la grappe.
Couper les bouts, à 1 mètre 20, pour avoir un maximum de feuillage sain. Celui-ci est la base de la production du sucre dans les grappes. Éviter de produire trop de raisin par ceps.
Lorsque la maturité du raisin et optimum, il faut vendanger* selon les degrés oechslé avec un minimum de botrytis normal*, de façon à ne pas altérer le goût du vin. On peut repousser la coupe du raisin en décembre de façon à obtenir un botrytis noble*. Cela permet d’élaborer des vins plus corsés, appelés sur-maturés et qui peuvent ainsi être servis en vin de dessert.
Après avoir vendangé, il faut presser le raisin. Suivant le degré de pourriture, il est nécessaire d’ajouter de l’acide S02 (souffre) pour enlever ce goût, de façon à obtenir un vin de qualité.
Après le pressage, une première fermentation se fait pour élaborer les sucres contenus dans le raisin en alcool. C’est ce qui s’appelle la fermentation alcoolique.
Ensuite il est nécessaire que le vin fasse une deuxième fermentation, malolactique, afin qu’il puisse se conserver le plus longtemps possible. S’il reste des sucres résiduels, cela va donner du champagne.
Dernière étape : la mise en bouteille du vin.
Lors de chaque opération, il important d’y apporter du soin et de la propreté. C’est ce qui fait la valeur d’un vin.
Certains vins peuvent se conserver plusieurs années. Cela peut varier en fonction de la quantité de tanin*.
Cep : "tronc" de vigne
Barbus : jeunes pousses qui se transforment par la suite (3 ans) en ceps
Effeuillage : enlever les feuilles qui sont en trop sur la branche
Entre-jets : pousse qu’il faut enlever sur la branche
Vendanger : couper le raisin
Botrytis : pourriture du raisin
Botrytis noble : pourriture saine
Tanin : substance que l’on met dans le vin de façon à ce qu’il puisse se conserver longtemps
Un grand merci à mon grand-papa Albert Léger, vigneron - encaveur, qui a gentiment répondu à toutes mes questions sur ce sujet.
Le week-end passé, je me suis rendue chez mes grands-parents en Valais. Comme de nombreux Valaisans, ils possèdent des vignes.
Il faut savoir qu’elles demandent énormément de travail. Celui-ci débute aux alentours du mois de février et se termine en octobre, lors de la cueillette du raisin.
J’ai demandé à mon grand-papa de m’expliquer les diverses étapes de la fabrication d’un vin. De la plantation du ceps* au nectar dans nos verres.
Voici les étapes principales:
Défoncement de la vigne (remuer la terre au minimum à 80 cm de profondeur).
Plantation du barbus* selon le mode de culture. Prenons l’exemple du système guyot (photo), celui-ci consiste à passer les branches dans les fils de fer pour éviter la chute ou la casse de la branche en cas de vent excessif. De même, ce principe facilite l’effeuillage*.
Effeuiller au minimum 3 entre-jets* sur le raisin de façon à avoir un maximum d’ensoleillement sur la grappe.
Couper les bouts, à 1 mètre 20, pour avoir un maximum de feuillage sain. Celui-ci est la base de la production du sucre dans les grappes. Éviter de produire trop de raisin par ceps.
Lorsque la maturité du raisin et optimum, il faut vendanger* selon les degrés oechslé avec un minimum de botrytis normal*, de façon à ne pas altérer le goût du vin. On peut repousser la coupe du raisin en décembre de façon à obtenir un botrytis noble*. Cela permet d’élaborer des vins plus corsés, appelés sur-maturés et qui peuvent ainsi être servis en vin de dessert.
Après avoir vendangé, il faut presser le raisin. Suivant le degré de pourriture, il est nécessaire d’ajouter de l’acide S02 (souffre) pour enlever ce goût, de façon à obtenir un vin de qualité.
Après le pressage, une première fermentation se fait pour élaborer les sucres contenus dans le raisin en alcool. C’est ce qui s’appelle la fermentation alcoolique.
Ensuite il est nécessaire que le vin fasse une deuxième fermentation, malolactique, afin qu’il puisse se conserver le plus longtemps possible. S’il reste des sucres résiduels, cela va donner du champagne.
Dernière étape : la mise en bouteille du vin.
Lors de chaque opération, il important d’y apporter du soin et de la propreté. C’est ce qui fait la valeur d’un vin.
Certains vins peuvent se conserver plusieurs années. Cela peut varier en fonction de la quantité de tanin*.
Cep : "tronc" de vigne
Barbus : jeunes pousses qui se transforment par la suite (3 ans) en ceps
Effeuillage : enlever les feuilles qui sont en trop sur la branche
Entre-jets : pousse qu’il faut enlever sur la branche
Vendanger : couper le raisin
Botrytis : pourriture du raisin
Botrytis noble : pourriture saine
Tanin : substance que l’on met dans le vin de façon à ce qu’il puisse se conserver longtemps
Un grand merci à mon grand-papa Albert Léger, vigneron - encaveur, qui a gentiment répondu à toutes mes questions sur ce sujet.
Marine Ecabert

